26.05.2007
Tom Waits "Orphans" - Raymond Carver "Les vitamines du bonheur".... L' Amérique profonde gronde...
Lecture / Ecoute.. Lire en musique, impensable pour certains, indispensable pour d' autres dont je fais partie. On pourra dire que la musique empêche de se concentrer sur la lecture. Certes, mais il n' est pas interdit de s'interrompre quelques secondes pour mieux replonger ensuite dans les lignes. Soyons hédonistes, prenons notre temps, la musique comme la littérature ne sont pas des compéttions, ce sont des histoires d' atmosphères..
L' art subtil du lecteur ou de l' auditeur consiste donc à l' association d' ambiances entre ces deux univers pour n' en ressortir qu' encore plus comblé donc...
Pour commencer, j' insiste sur deux figures d' une Amerique désabusée, une Amérique plutôt rurale, blanche mais qui fume, qui boit trop, qui se réveille avec la gueule de bois mais qui remet çà le soir même. Bien qu' un peu rangé des voitures depuis quelques années, Tom Waits, troubadour magnifique à la voix d' outre-tombe s' impose. Son dernier triple (!!!) album Orphans: Brawlers, Bawlers and Bastards, catalogue magique de presque 60 morceaux qui vogue entre sérénades nostalgiques, banjos et violons un peu cajuns et hallucinations soniques plus abstraites est d' une richesse impressionnante. Avec un tel album, Tom Waits s' installe tout en haut, à ses cotés, pas grand monde: Neil Young, Leonard Cohen, Sprinsteen ou Dylan...
You can never hold back spring
Et que lire avec Tom Waits en fond sonore ?

Quoi de mieux que son quasi-alter-ego Raymond Carver... Bon vieux fumeur qui s' en tira avc un cancer des poumons à cinquante ans et narrateur incroyable des petites histoires de l' Amérique dite profonde.. Un ex-amour qui vous prend en pitié, une rage de dents qui s' éternise, des représentants de commerce pathétiques, voici des échantillons de l' univers de Carver qui en quelques nouvelles m' a souvent ému plus que bien d' autres longues fresques romanesques qui font bien sur l' étagère...
Deux recueils "Les vitamines du bonheur" et "Tais-toi, je t' en prie"- un titre qui résumerait à lui seul ce génial narrateur du quotidien - Deux indispensables, le mieux est encore de ne pas choisir et de lire les deux.
21:25 Publié dans 1 livre 1 disque, chroniques: Pour la chanson, quelle direction ?, chroniques: Rock pour tous | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : musique, litterature




Commentaires
Bonjour,
J'aime bien l'ambiance de cet album avec la reprise de Long Way Home chantée autrefois par Neil Young.
Ecrit par : elisabeth | 06.06.2007
Ah non ! La voix de Tom Wits est un peu too much pour Carver. Tom Waits j'aurais plutôt collé ça avec du polar disons... "La bouffe est chouette à Fatchakulla" de Ned Crabb ou un Jim Thompson dison "Fantasia chez les ploucs"... Mais pour Carver, j' prendrais bien un peu de jazz... Du Ran Blake.
Merci et bravo pour vot' blog.
Ecrit par : dj duclock | 06.10.2007
Ah, les goûts et les couleurs... ^^.
Je reste sur mes positions néanmoins, mais je vais essayer de trouver vos polars, vos que je me remette à lire...
Ecrit par : disch | 06.10.2007
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