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12/06/2007

J' ai vu Magma en concert, je peux mourir, mon âme ira sur Kobaïa

06193b4c08746814e32d0852e66db8c9.gifSur la liste des choses importantes à faire dans sa vie, il y aurait en bonne place "Assister à un concert de Magma". Si un fan de Vander traine par ici, je m' excuse d' avance, il n' apprendra rien à travers ces lignes, et m' en voudra certainement de parler d' un sujet que je connais si peu.

Parce que être fan de Magma, voilà un boulot à temps plein, le concert approchant, les fidèles aux pendentifs et T-shirts reconnaissables se massaient, certains, 80 célébrations au compteur ne se lassant toujours pas du spectacle. Ce spectacle qui avant même de débuter prend des allures de cérémonie. Avant le début, j' ai même entendu des "Si c' est ta première fois, essaie de te placer devant !".. Devant au plus près... Au plus près de formation sans aucun doute la plus mystique et la plus impressionnante du rock hexagonal voire planétaire, voire dans leur cas interplanétaire puisque toute leur musique, chantée en kobaïen parle de planètes lointaines d' exils, de voyages.

 

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Le commandant de bord, c' est evidemment l' omnipotent Christian Vander, compositeur, batteur surpuissant, sorcier de la troupe. Une centaine de musiciens l' ont déjà accompagné dans son périple, mais il reste plus que jamais le maître. Le périple commencé en 1969 se poursuit encore.

Magma produit une musique si atypique qu' il a fallu lui inventer un qualificatif -Zheul-, et donc si puissante si compacte qu' elle entraine depuis bientôt quanrante ans une addiction bien particulière. Une soirée ne suffisant évidemment pas à entrevoir l' ensemble de l' aventure, ce ne sont pas moins de 6 concerts qui sont programmés consécutivement cette semaine sur la scène du Triton, salle de l' Est Parisien à la programmation aussi éclectique que constante dans l' excellence. 

Acoustique irréprochable, équipage irréprochable, assistance déjà comblée, le voyage commence. Les voix sensuelles et l' orage électrique se mêlent à la perfection. On monte, on descend, on se laisse aller, il y a vraiment un peu -ou plus- de l' auditeur qui se dissout totalement dans cette performance. Le novice accuse le coup avec délice, en voudrait encore plus, voudrait rester toute la semaine sur place pour pouvoir gouter cette heure de communion quotidienne.

Aux dernières nouvelles, il resterait encore quelques places pour les prochains concerts. Pour partir si loin, le billet n' est pas si cher...

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En ce qui concerne la musique en elle-même, une grande fresque épique qui a priori sera la substance du prochain enregistrement, un rappel joyeux et solaire et un deuxième rappel  executé sous la menace d' un insurrection qui couvait dans l' assistance, l' immortel hymne  Kobaïa,  issu de leur premier album. Tout y est déjà. Hier, Magma a  accueilli un jeune trompettiste pour cette célébration finale. Les murs en tremblent encore, et le trompettiste en lui-même, je n' ose même pas imaginer.

ec1e0cba990116db529b04851a718bb0.jpgMagma - Magma -Kobaïa (1969)

 
podcast


Un petit extrait évidemment ridicule vis-a-vis de la performance live 

 

 

 

 

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