« David Guetta "mix messenger", Clara 'Tu m' a déjà vu quelque part' Morgane. Les merdes de l' été sont servies ! | Page d'accueil | Rigolus, des cuivres qui brillent comme une boule à facette ! »
05.07.2007
Ernesto Nazareth, Pixinguinha... Le Choro, la véritable âme brésilienne
La musique brésilienne, voilà un vaste sujet. Pour certains, c' est la Batucada à Rio, les filles à poil et des percus dans tous les sens; pour d' autres, c' est la bossa-nova, Joao Gilberto et Chico Buarque (et les filles en bikini sur la plage); pour certains, ce sont les racines africaines, sa foi et ses chants... Tous ont raison, aussi métissée que la population, la musique brésilienne est multiple.
Mais il y a toujours un mot qui finit par revenir au détour d' une conversation... Choro ... Un terme qui viendrait du verbe 'chorar' (pleurer), bien que rien ne soit bien clair. Ce qui est plus évident, c' est que le Choro a précédé toutes ces autres formes de musiques, et qu' elle occupe toujours une place à part dans le coeur des brésiliens.
Pièce mélodique, joyeuse ou triste mais immédiatement assimilables, le Choro séduit par sa simplicité. Les maîtres du genre sont nombreux, mais s' il faut n' en retenir que quelques uns, ce sera pour moi Ernesto Nazareth et Pixinguinha qui vécurent au début du vingtième siècle.
Ernesto Nazareth, c' est la classe absolue, la simplicité, le piano qui fait réver. Polka, tango et autres s' enrichissent sous sa plume. Il est difficile de résister à de telles pépites, et quand ce sont des valses qu' il composent, celles-ci sont empreintes d' une si profonde mélancolie, qu' on en vient à regarder vaguement par la fenêtre, sans trop penser à grand chose...
Souvent adaptées pour guitare, ses compositions, pour piano gardent toute leur fraicheur. Arthur Moreira Lima explore cette oeuvre méconnue à travers ce disque sobrement intitulé Arthur Moreira Lima interpreta Ernesto Nazareth et croyez moi, ca vaut le détour.
Fon-fon, si joyeux
Confidentia, si émouvant
Pixinguinha, flûtiste de son état, détenait le même secret des mélodies inoubliables. Son air le plus connu Carinhoso enchante toujours autant. Ici jouée par le guitariste Baden Powell et Claudio de Queiroz, cette mélodie qui fut reprise par plus de deux mille fidèles lors des funérailles de son compositeur en 1973 n' a pas pris une ride.
Carinhoso
Enfin pour conclure, nous dirons donc que le Choro, musique sans prétention mais pas sans qualités n' attend que l' été et que le soleil se montre un peu pour se laisser déguster.. Ca fait un peu guide Michelin comme conclusion mais bon...
19:15 Publié dans chroniques: Et la World, comment je l' aborde ?, moi, mon blog, mes disques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques




Commentaires
Merci pour ces extraits toujours agréables à entendre.
Bonne journée.
Ecrit par : elisabeth | 09.07.2007
C'est magique: Je viens, j'écoute et il fait beau.
Ecrit par : tupeutla | 13.07.2007
Tout ça me fascine – je l'espère durablement.
Ecrit par : Julien (Sodro) | 27.06.2008
Ecrire un commentaire