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15/10/2008

Secret Chiefs 3 "Xaphan", le disque qui plait à tout le monde... ou presque

sc3.jpgSecret Chiefs 3 est un groupe plutôt très hétéroclite de petits prodiges dirigés par le non moins doué Trey Spruance. Ils mélangent Ennio Morricone, le clavinet, les grosses rythmiques qui font peur, et ici, Masada oblige, le folklore klezmer. Car depuis que le grand manitou John Zorn a sorti de sa manche quelques dizaines de nouvelles mélodies, ça se bouscule au portillon pour faire partie du grand barnum Book of Angels, à savoir une série d'albums classieux chacun réalisé par un artiste ou groupe gravitant de près ou de très près autour du maitre. La liberté est totale, on prend les partoches et en avant mon kiki, fait tourner les synthés, l'ocarina ou la flute à trois bras, la confiance est totale.

Force est de reconnaître que la qualité globale de ces enregistrements est plutôt ahurissante. Mais un disque me titille un peu ces derniers temps, c'est donc le volume 9 (vous suivez toujours ?) de nos bien aimés SC3. Parce que j'en ai entendu tellement de bien, louanges du métissage, de la prise de risque ultime et autres que je me sens frustré de ne pas en profiter autant. En fait, je n'aime pas trop quand le grand mélange, est un argument en lui-même de qualité. Un autre groupe très fort pour faire se pamer la faune hype est Sleepytime Gorilla Museum, la musique restant à l'image du nom du groupe, ça part dans tous les sens et pas mal de Critiques / Chroniqueurs / hommes de goût et d'influence se touchent presque en les écoutant.

Et si je me décide à lacher un petit parpier ici, c'est que nos amis de SC3, à mon humble avis, se fourvoient en pensant que le grand mix mondial sera leur salut. Car quand ils prennent juste les mélodies originelles pour les mettre en valeur, ils possèdent de vraies qualités musicales, une cohérence passionnante et une sorte de naiveté enfantine qui leur va mieux que les costumes d'apprentis sorciers. Au coeur, de ce disque se trouve un morceau très touchant, ça commence comme le générique de Thalassa 2012 et se termine avec des relents hypnotiques de Capitaine Flam. Toujours au service du matériau de base au lieu de le transformer en prétexte à délires (fussent-ils convaincants), ils réalisent un peu ce que j'attends très égoistement d'eux, un groupe d' allumés géniaux à faire écouter dans les crèches et les maternelles.

Alors, je vous offre 2 morceaux, un que je trouve trop brouillon (mais quand même bon), et cette perle en fraise Tagada, merci de me dire ce que vous préférez... ^^

 

Shoel

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Barakiel

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