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31/05/2010

Arnaud Fleurent-Didier "La reproduction", ses parents, son nombril, son talent et Vassiliu.

arnaud-fleurent-didier-la-reproduction.jpgAttention, album intrigant !

Pour situer l'objet qui va finir par être de moins en moins obscur: le bonhomme a déjà fait défaillir la rédaction de Télérama (mais avec autant de références bobos le contraire eut été étonnant) et conquis Ruquier et ses sbires Naulleau et Zemmour (dont les appréciations musicales restent aussi fantaisistes que débitées avec aplomb et condescendance). Surtout Arnaud Fleurent-Didier possède quelque chose de fascinant, un mélange de Roger Waters pour le faciès élimé et chevalin et de héros de film de Rohmer, qui se raconte en admirant son nombril bronzé sur la plage. Un type tout-à-fait horripilant, mais aussi tout-à-fait interessant et plutôt sympathique.

Et finalement, quoi de plus évident pour quelqu'un de sympathique et bavard que de parler de lui, à travers ses parents ou de ses grand-parents ? Indiscret, indécent, déstabilisant (jusqu'où nous raconte-t-il sa vie ?) ce disque possède le mérite immense de concerner son auditeur. Comme évidemment, ce dernier est bien souvent issu du même serrail que le chanteur, qu'il a grandi dans le confort, l'amour et le revers à deux mains, La Reproduction est un disque qui lui parle. On en oublierait presque de parler de la musique, qui elle aussi se retrouve à l'image de son dandy d'auteur donc variée, subtile et craquante souvent, une peu lourdingue parfois. Tout ainsi reflère l'ambiguité qui plane sur ce disque faussement léger, et on se retrouve à le réécouter pour savoir pourquoi on ne peut s'en défaire...

Au rayon des réussites:

Mémé 68
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Et dans les trucs plus étranges

Risotto aux courgettes
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Le Bonus-brocante du jour

Image1-3.pngJ'ai appris de source sure que Fleurent-Didier a été influencé par Pierre Vassiliu. Même mélange de sérieux et de sourire, même capacité à faire de la bonne musique en portant un nez de clown. Par un heureux hasard, j'ai trouvé recemment un de ses premiers disques, où l'on retrouve entre autres quelques musiciens de Magma, pas du tout arrivés dans le coin par inadvertance à mon avis. Comble de l'étrangeté, il parle aussi de la filiation, des parents et des enfants. Ca ressemble aussi à une chansonnette et en fait c'est chiadé avec des cordes et tout et tout. Alors évident, ça se partage (malgré les petits craquements)

Un enfant (de l'album Attends - 1972)
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En espérant ne pas vous avoir trop éclairer sur ce disque, ça serait dommage.

 

Commentaires

Plutôt d'accord sur l'avis! Hormis le choix de la chanson "mémé 68" que j'ai plutot tendance à zapper dans l'album.

Écrit par : Ooo | 31/05/2010

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