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17/05/2007

Motion Trio "Play-Station" La revanche de l' accordéon !

medium_696.jpgAh, l' accordéon, Yvette Horner, Aimable, Verchuchu... Les bals musettes de nos grand-parents et Riquita, petite fleur de Java... Ca vous manque ? Non ? et bien moi non plus...

Par contre cette tradition pèse bien lourd sur  l' instrument de nos jours qui est synonyme pour beaucoup de ringardise ultime. La solution ? Play-Station du Motion trio bien sur ! Trois Polonais allumés surdoués de l' instruments qui lui réinventent une musique. Kraftwerk, trance, il y a un peu de tout çà dans ce disque. C' est fou ce que l' on peu faire avec juste trois branle poumons ! A noter pour les hard-core gamers qui se seraient égarés ici, un très étrange morceau Game Over où les trois lascars revisitent tous les poncifs des bonnes vieilles bornes d' arcade.. J' apprécie particulièrement les lâchers de bombes et les bruitages "ramassage de bonus like"..

Si seulement on pouvait croiser ces trois énergumènes dans le métro, çà donnerait envie de redevenir généreux ^^

You dance - ah, la disco, que de souvenirs...


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Stars - Une planerie ultime...

 
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Echelle de facilité d' écoute

rythme 3/5: rien de rédhibitoire a priori

mélodies 4/5: souvent simples, la superposition fait le reste

longueur des morceaux 4/5: le plus long ? 6 minutes 30, c' est pas la mer à boire ^^

Passerelle vers accordéon, voire musique minimaliste ou electro.. 

 

 

 

 

 

 

02/05/2007

Elis Regina "Antologia" la chanteuse qui riait

medium_elis.2.jpgCes derniers temps, tout plongé que j' étais dans des musiques obscures, je déprimais doucement. Heureusement, j' ai réécouté cette compilation de l' immense chanteuse brésilienne Elis Regina. Et d' un seul coup, tout s' éclaire tout s' illumine, le soleil revient, la limonade est fraiche et les jupes raccourcissent. 36 chansons, 36 tranches de bonheur (une par année de sa trop courte existence, la cocaine ne tue pas que les rockeurs), une voix claire et douce et des sourires que l' on entend.

Plutôt que de vous tourner vers des pauvres imitations, revenez à la source même du brésil (Stop Victoria Abril et autres). Elle est tout, l' alpha et l' omega de l' âme brésilienne. Quand on recommence à manger dehors, on devrait toujours ressortir un petit disque d' Elis... 

Et comme ses pépites sont toutes courtes, j' en ai choisi trois... C' est l' effet heure d' été. 

Canto de Ossanha (Vous remarquerz que j' aime beaucoup cette chanson, les amateurs compareront avec la version de Baden Powell également présente sur ce blog...)

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Madalena 

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Quaquaraquaqua.. (ici, Elis rit vraiment, le fait-elle exprès ? Je le crois ^^)

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Echelle de facilité d' écoute

Rythme 3/5: Ah, cette petite bossa, les popotins qui chaloupent sans que l' on sache pourquoi.

Mélodies 5/5: Des grands classsiques, on les connait déjà peut-être, on les aime encore plus

Longueur des morceaux 5/5: un punch-coco et c' est fini

Passerelle vers musique brésilienne, MPB 

 

 

 

03/04/2007

Toumani Diabate, Foday Musa Suso, Ballaké Sissoko... - La kora, une ancestrale modernité

medium_kora.2.jpgLa World music est à l' honneur, et la musique Africaine en particulier trouve un public toujours plus nombreux sur son chemin. En Afrique de l' Ouest, les descendants de Griots, virtuoses éduqués par leurs ascendants sortent de l' ombre pour faire partager leur art aux autres oreilles. Leurs noms représente à la fois leurs ancêtres et leur légitimité, les plus grandes dynasties de musiciens telles Sissoko ou Diabate fourmillent d' interprêtes aux doigts agiles et possédant toute l' histoire de leurs familles à travers leurs mélodies intemporelles. La musique comme l' histoire de l' Afrique se transmet presqu' exclusivement oralement. Peu de traces écrites, mais tout arrive avec la technologie et nous voici alors a même de profiter ces joyaux.

Instrument emblématique de l' Afrique de L' Ouest, la Kora, magistrale harpe à 21 cordes, montées sur une calebasse fascine. Deux notes sortent et nous envoient dans un conte, au coeur d' un village terrassé par la chaleur, au coeur même des animaux et des esprits, des empereurs et de ces royaumes qui n' ont jamais vraiment disparu.

Si les premiers enregistrements de Kora mettaient en valeur ce passé glorieux, aujourd' hui, l' instrument multiplie les influences pour dénicher de nouveaux terrains d' expression. Grace au talent d' artistes tels que Ballake Sissoko ou Toumani Diabaté (dont les pères étaient les premiers à populariser l' instrument), d' autres horizons s' ouvrent.

 

medium_kora3.jpgBallaké Sissoko Une si nouvelle tradition

Puisant aux sources mêmes de la musique Africaine son inspiration, Ballaké Sissoko renouvelle le genre avec finesse. Balafon, n' goni, autres instruments à l' histoire ancrée en terre Africaine l' accompagnent. Le tout est léger et nouveau. Une page d' une antique histoire s' écrit à l' instant. Nos oreilles apprécient.

De l' album Deli paru chez Label Bleu. J' ai choisi Famade 


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Toumani Diabaté L' enfant prodige

medium_kora2.jpgVirtuose incomparable, capable parait-il de tresser des lignes mélodiques fabuleuses tout en servant le thé, fumant une clope et assurant la conversation avec ses hôtes. Modernisant avec son Symmetric Orchestra la perception même de la musique Africaine, Toumani Diabaté est le joueur de kora le plus en vue ces derniers temps. Et celui qui accompagna l' éternel guitariste Ali Farka Touré sur le chef d' oeuvre In the Heart of the Moon. Ce duo tutoie les Dieux, une des plus belles musique qui soient arrivée récemment à nos oreilles..

Ai Ga Bani 


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medium_kora1.jpgFoday Musa Suso et Jack DeJohnette   L' improbable émancipation

Alors que Diabaté et Sissoko viennent du Mali, Faday Musa Suso porte lui le digne héritage des griots de Gambie. La rencontre avec l' un des plus grands batteurs vivants Jack DeJohnette donna naissance récemment à Music from the hearts of the masters. Le jeu de percussion à la fois minimaliste mais profond de DeJohnette sublime les mélodies de kora, qui sont jouées initialement pour allonger la pensée comme disent les Africains. En plus d' allonger la pensée, ici, ce sont le plaisir et la curiosité qui ressortent grandis d' une rencontre pleine de tant d' honnêteté, dialogue à armes égales, découvertes mutuelles pour une musique à la fois inédite et ancestrale. Sentiment bien résumé par le titre même de l' extrait:

Ancient Techno


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18/03/2007

Beirut Gulag Orkestar - Le rock indépendant aromatisé aux balkans

medium_beirut.jpgLa valeur n' attend pas le nombres des années. Ainsi Zach Condom, multi-instrumentiste agé d' à peine 20 ans, plein de musique et de voyage a-t-il pondu en 2006 un disque alliant la tristesse des fanfares de l' Europe de l' Est avec la simplicité et l' immédiateté du meilleur rock dit "indépendant".

Les thêmes nostalgiques, privés de la grandiloquence des fanfares qui les ont inspirés se fondent dans des formats plus traditionnels; la voix du leader se mêle à eux sans les brusquer et 11 chansons plus tard, les oreilles pleine de cuivre un peu rouillé et d' accordéons parfois furieusement Tiersennisant (Mount Wroclai), on a déjà envie de recommencer. Que demander de plus ?

The Gulag Orkestar

Un petit bijou. Le "poum-tchac, a poupoum-tchac" de l' inusable rythmique rock s' enrichit et se déhanche... 


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Prenzlauerberg 

Une petite valse funèbre "poum tchac tchac", une voix émouvante, le tour est joué...


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Echelle de facilité d' écoute

Rythme 3/5: Ca varie, mais ca reste ultra-accessible

Mélodies 5/5: Superbes

Longueur des morceaux 5/5: Pas une seconde de trop

Passerelle vers Musiques des balkans, rock indépendant 

 

25/02/2007

Ethiopiques, Mohammed "Jimmy" Mohammed - L' Ethiopie vient nourrir les affamés de musique....

medium_10607857_155_155.jpegPour le commun des occidentaux, l' Ethiopie n' est qu' un pays, quelque part en Afrique, où des enfants épais comme des coton-tiges mourraient en masse il y a maintenant vingt ans. La preuve, Renaud et Michael Jackson on écrit des chansons pour eux. 

Quand on compare le niveau des daubes interplanétaires pondues par la bonne conscience de ces chers artistes avec l' ultime groove des autochtones qui au début des années 70 envahissait Addis-Abeba, il y a de quoi être ahuri. Les chants aériens, les batteurs surexcités et les instruments électrifiés à la sauce locale se marient avec une telle audace que l' on a presque honte d' écouter "We are the World" après.

Heureusement quelques bonnes âmes ont oeuvré pour nous et se sont plongées dans les archives de cette époque bénie. La collection Ethiopiques décline en plus de 20 volumes la richesse de cette musique. En écoutant Yèkèrmo sèw de Mulatu Astaqé, on navigue dans un film imaginaire de Tarantino, un solo de clavier poussiéreux nous charme, puis une guitare toute artisanale nous foudroie...


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medium_8078.jpg Les mêmes mots d' ordre restent valables pour décrire le chant dévorant de l' aveugle Mohammed "Jimmy" Mohammed malheureusement disparu récemment. On ne sait pas si l' on doit chanter, danser ou prier en l' écoutant... Enluminées par la présence d' une petite harpe électrique à cinq cordes, ses chansons sont autant de cadeaux pour se laisser aller. Un solo de batterie incroyable au milieu de ces presque neuf minutes de bonheur viennent nous achever..


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