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19/02/2007

Rashanim "Shalosh" Du bruit pour la bar-mitsva !

medium_TZ8112.jpgLa musique Klezmer rencontre un nouveau public ces derniers temps. Les influences traditionnelles juives à la fois mélancoliques, enjouées et débridées, portées par des ambassadeurs de haute volée tels David Krakauer ou The Klezmatics s' affranchissent de leurs traditions et vont de l' avant.

A l' avant-garde de ce vaisseau magique, on retrouve John Zorn génial saxophoniste  free-jazzeux qui au fil des années et des collaborations redessine la musique traditionnelle juive avec une approche sans conpromis. Tous les CDs estampillés Masada et Radical Jewish Culture participent à ce joyeux chaos, au risque de terroriser parfois les oreilles un peu innocentes.

John Madof, avec son groupe Rashanim creuse ce sillon si inventif. Guitares électriques, basses puissantes et rythmique de feu jouent avec les anciennes rengaines. Les harmonies élégantes, les mélodies fines restent, la folie s' y ajoute. La vieille dame ainsi secouée, n' en découvre que plus de charmes aux curieux. Et parfois, un air d' oud divin vient apaiser le tout. Vive la tradition, vive les jeunes malpolis, vive la musique vivante !

Kavanah
Une guitare électrique qui dégouline un peu, une rythmique qui décide de jouer presque disco et au milieu le bonheur

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Ar Aare
Quelle intensité ! Quoi de mieux pour conclure l' excursion ? 


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Echelle de facilité d' écoute

Rythme 2/5: Des fois c'est un peu le grand huit, ca fait peur mais c' est bon

Mélodies 4/5: Intemporelles, elles nous survivront

Longueur des morceaux 3/5: Quelques petits extras au-delà des 5 minutes.

Passerelle vers jazz, free-jazz, musique juives, John Zorn 

 

 

 

14/02/2007

Paco de Lucia "Almoraima" Le maître du flamenco en toute simplicité

medium_713515.jpgPersonne ici-bas n' ose contester à Paco de Lucia son titre de plus grand guitariste de Flamenco. L' enfant prodige des six cordes a très tôt époustouflé sa famille (dont son grand frère Ramon de Algeciras qui l' accompagne ici) par sa précocité, puis le flamenco espagnol par sa facilité à réinventer toutes les formes de base de cette musique (buleria, sevillana, solea...) et enfin le monde entier par une technique sans faille et une virtuosité hallucinante, comme sur l' immortel Friday Night in San Francisco, où Al di Meola se fait décoiffer sur place par les phrasé millimétrés de l' andalou.

Sur Almoraima, Paco de Lucia fait l' économie de la démonstration pour revenir à l' émotion. Deux frères, deux guitares, quelques chants féminins et des claquements de paumes de main pour rythmer le tout. Il ne reste que la quintessence de cette musique par essence métissée, des mélodies évidentes et d' une pureté absolue, un accompagnement sans faille fait d' accords aussi secs que du petit bois, et même une antique cloche d' un monastère oublié qui résonne avant la deuxième plage. Trente ans après le charme agit plus que jamais.

Rio Ancho L' immortel thême


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Echelle de facilité d' écoute

Rythme 2/5: Le flamenco, faut pas s' amuser à essayer de taper la mesure...^^

Mélodies 4/5: Divines, mais semblant si simples

Longueur des moreaux 4/5: Moins de 40 minutes des 8 morceaux, si c' estr pas du condensé çà ! 

Passerelle vers flamenco, guitare classique, guitar-hero... 

01/02/2007

Charlie Haden Liberation Music Orchestra "Ballad of the fallen" Free, free, set jazz free !

medium_65878.jpgSi vous ne connaissez rien au jazz, un petit coup d' oeil sur l' horrible pochette ci-contre peut vite vous faire rattraper un peu de votre retard. Sur ce disque, que des pointures de l' avant-garde pour accompagner le génial contrebassiste Charlie haden et la non moins douée Carla Bley dans leur projet de musique improvisée engagée.

Le concept de l' album est simple, en reprenant des thêmes révolutionnaires envoûtants pour la plupart datant de la guerre d' Espagne, nos amis Jazzmen crient leur révoltent contre la politique étrangère de Ronald Reagan notamment en Amérique Centrale. 

 

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La révolte couvait déjà quand à la fin des années 60, les mêmes en plus chevelus formaient le dynamitant "Liberation Music orchestra" pour un premier essai absolument libertaire et génial mais absolument plus abstrait aussi. Et quand Georges Bush Jr commença à faire des siennes, Carla et Charlie s' y sont encore remis, cette fois avec un peu moins de réussite, et pour tout dire surtout un peu moins de jeunesse et de fougue. Qu' importe, The ballad of the Fallen plein de mélodies entrainantes reste le plus accessible. Si vous vous laissez porter par les airs populaires ibériques, vous glisserez vers la fin lentement sur des compositions plus longues et anarchiques. Mais avec une telle entrée en matière, ne vous en faites pas, ca se passera bien...  

 If you want to write me


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The people United will never be defeated 

 

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Echelle de facilité d' écoute 

Rythme 2/5: Quand ca s' éloigne du format populaire original, ca peut faire mal ^^

Mélodies 4/5: Que des thêmes puissants !

longueur des morceaux 2/5: Ca va du très court au beaucoup plus long (10 minutes) mais les 6 premiers morceaux s' enchainent comme par magie

 Passerelle vers jazz, free-jazz, chants révoltionnaires

15/01/2007

Rodrigo y Gabriela Les guitares en bois prennent feu !

medium_croc_small.jpg "Rien n' est plus beau qu' une guitare, à part peut-être deux"

Même si j' adhère pleinement à cette sentence, elle n' est pas de moi, mais de ...Frédéric Chopin ! Et il est difficile de taxer le roi du piano romantique de mauvaise foi.

Rodrigo y Gabriela, mexicains, admirateurs transis du metal le plus chaud mais également guitaristes classiques hors pairs démontrent avec ce disque tout ce que la bonne vieille gratte en bois peut fournir comme émotions. Explorant toutes les ressources de l'instrument: solo speedé, accompagnement hispanisant, cordes étouffées, percussions sauvages tout y passe. Et le public ahuri se retrouve à crier, headbanguer et faire le celèbre lml avec la main comme si il assistait à un concert de Metallica.

On peut penser au célèbre Friday Night in San Francisco quand on écoute ces deux voltigeurs. Mais en ajoutant à leur virtuosité les accord en béton du rock le plus puissant et des mélodies qui s' accrochent aux oreilles comme du scotch double face, les deux ressortissants de Mexico-City, ouvrent surtout tout un horizon à une audience généralement peu versée vers le métissage. Premiers des ventes en Irlande où ils ont enfin fait fuir les horribles singes venant de l' artique, invités sur le plateau de Davis Letterman aux USA, Rodrigo y Gabriela font souffler un agréable vent de renouveau sur la musique...

Tamacun admirez l' accompagnement de Gabriela, qui en plus a oublié d' être moche...^^


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L' inévitable reprise de Stairway to Heaven tout émotion et énergie..


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On trouve également sur cet album une reprise magique de Orion de Metallica, mais qui est peu trop longue pour figurer ici..

 

Echelle de facilité d' écoute 

Rythme 4/5: Un bon vieux 4/4 pour secouer la tête et des variations subtiles pour écarquiller les yeux.

Mélodies 5/5: écouté le matin, sifflé jusqu' au lendemain

Longueur des morceaux 4/5: Orion dépasse les 7 minutes, mais pour le reste, ca passe tout seul 

Passerelle vers guitare classique, duo, récital, rock, world-music 

Et si vous voulez l' image pour baver un peu...

http://www.rodgab.com/media.htm

 

10/01/2007

Pascals "Dodesukaden" Ils sont fous ces nippons !

medium_pascals.jpgCette chronique débute par une difficulté de taille, savoir dans quelle catégorie faire rentrer ce disque... Débat tranché sans conviction, là n' est pas le plus important.

Le plus important est bien évidemment de parler de ce groupe japonais totalement halluciné, baptisé Pascals en hommage à un grand compositeur français (que je ne connais pas - encore - honte sur moi ), à savoir Pascal Comelade. D' abord voués aux reprises de leur seul maître et inspirateur hexagonal, les nippons viennent ici mélanger toute les bizarreries poétiques qu' ils croisent.. On joue donc ici avec Brian Eno, le bien connu dorénavant Louis Hardin "Moondog", Toru Takemitsu le grand compositeur contemporain ou même Bizet, à l' occasion d' une reprise pour le moins surprenante de Carmen.

L' ensemble avec choeurs naifs, guimbarde, mini-piano, instruments à vents, cordes et guitare electrique accompagnera très bien un pique-nique dominical sous LSD au pied du Mont Fuji. Entre comptines et digressions libertaires Les Pascals font vraiment tout pour que l' on ne sache pas comment définir leur musique. On est donc obligés de l' écouter.

Dandanbatake, cet air simple et hypnotique répété sans fin mais sans lassitude me rappelle un peu Godspeed you ! Black Emperor, un groupe canadien qui base tout son succès sur des montées en puissance aussi prévisibles que bouleversantes. Ici même combat (mais avec des fraises Tagada...)

 
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I'm This, I'm that... Adaptation d' un thême du grand Moondog, les paroles collent si bien à l' esprit de ce groupe que je ne peux m' empêcher de vous le faire partager. Et puis, l' anglais avec un accent japonais, c' est charmant (en plus on comprend tout ^^) 


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Echelle de facilité d' écoute

Rythme 4/5: Si vous avez écouté les extraits, vous ne pouvez qu' approuver.

Mélodies 4/5: Les berceuses de notre enfance ne se retiennent pas mieux

Longueur des morceaux 4/5: Pas de longueur, ca en devient presque dommage

Passerelle vers orchestre, fanfare, world-music, manga, j-pop.. (rajoutez ce que vous voulez ici...)