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07/06/2006

Lhasa "La Llorona" A ne pas écouter trop si on est trop triste

Très bel album dont on a pas mal entendu parler à sa sortie (pour situer, il était soutenu par RTL...). Pour une fois, la qualité était au rendez-vous et c' est à juste titre que la jolie Lhasa a reçu un succès non négligeable en France. Mélodies efficaces, portées une voie d' ange, pleine d' émotion, presque de larmes. Que demander de plus ? Pas grand chose. Accompagnement sobre, tout en retenue, la grande classe quoi... Comme dirait Brassens "Tout est bon chez elle, il n' y a rien à jeter..."

Il ne vous reste plus qu' a vous laisser porter par ces douces complaintes, qui oscillent insensiblement entre la joie et les pleurs...

La Celestina


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Los Peces


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Echelle de facilité d' écoute

Rythme 4/5: Ou comment se laisser bercer tout doucement

Mélodies 5/5: La perfection de la simplicité, et quelle voix pour les mettre en valeur..

Longueur des morceaux 5/5: Pas un morceau de plus de 5 minutes

Paroles traduites dans le livret... Ca vous évitera de le télé.....er comme çà !

Passerelle vers world-music, chanson

13/05/2006

Fania "Sopi" Le meilleur de l' Afrique d' aujourd' hui

L' Afrique est à la mode et les chanteuses et chanteurs des anciennes colonies sont nombreux à présenter un mélange de sonorités de leur pays et de musique plus occidentale. Curieusement, je suis rarement subjugué par tous ces ersatzs de Youssou N'dour tous dotés de voix lumineuses mais qui s' enlisent souvent dans les mêmes poncifs.

L' exception à cette règle toute personnelle est, vous l' aurez donc compris, incarnée par la surprenante Fania, Sénégalaise pur souche qui réussit en 2000 le tour de force de marier la musique et les dialectes de son pays avec le meilleur du reste de la production mondiale. Chanson, dub, voire "electro-world" dans les derniers morceaux hypnotiques de cet album... tout se marie avec un insolent bonheur avec la voix de la demoiselle et les instruments locaux, dont l' inévitable et enchantante cora.

Vous pouvez foncer, le seul risque que vous prenez en vous procurant "Sopi" est de devenir instantanément amoureux de l' Afrique; on a connu pire...

Sopi (accordéon et percus, un joyau)


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Teï


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échelle de facilité d' écoute

rythme 3/5: un peu de tout, il y a même mon gars Cyril Atef qui vient jouer de la batterie sur deux titres

mélodies 4/5: des chansons superbes à pleurer et des mariages sublimes avec les autres musiques

longueur des morceaux 4/5: une seule plage de plus de 5 minutes

paroles.. traduites dans le livret, on peut découvrir un peu les langues de l' Afrique de l' Ouest (peul, wolof, mandingue...)

passerelle vers world-music

24/04/2006

Brahem-Surman-Holland "Thimar" Le plus beau son après le silence...

"Le plus beau son après le silence"... Cette petite accroche un rien prétentieuse est la devise de la maison de disque ECM, basée en Allemagne et qui se caractérise depuis plus de trente ans maintenant par la présence de superbes photographies sur les pochettes de CD mais surtout par une constance dans la volonté d' innover musicalement.

La rencontre entre musiciens de ce label est également une spécialité du cru. Ici, c' est le joueur d' oud tunisien Anouar Brahem qui est à l' origine de cet enregistrement. Pour l' accompagner, deux musiciens de jazz déjà plus que reconnus John Surman, saxophoniste-clarinettiste hors pair et Dave Holland, contrebassiste à la pointe du jazz depuis 30 ans... Le résultat est magique, les deux anglais se sont glissés dans l' univers chaleureux et intimiste de Brahem tout en douceur: la symbiose entre les sonorités des trois instruments relève du miracle. Au final, 50 minutes de réveries orientales idéales pour tous ceux qui voudraient découvrir cette musique.

Kashf


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echelle de facilité d' écoute

rythme 3/5: C' est un plaisir de se laisser porter par ce son de contrebasse..

mélodies 5/5: tout le charme des musiques orientales, accessibles et raffinées.

longueur des morceaux 4/5: Une seule longue pièce de 8 minutes pour ouvrir.. Pour la suite, autour de 5 minutes.

Passerelle vers World-music, Jazz et "gobe-music"

18/04/2006

Baden Powell / Vinicius de Moraes "Afro Sambas" La pierre angulaire de la musique brésilienne !

Rarement l' association d' un musicien et d' un auteur n' aura été plus aboutie. Vinicius de Moraes, diplomate, poête était considéré comme l' un des plus fiers représentants de l' âme brésilienne et Baden Powell en a été le porte-parole guitariste jusqu' à sa mort.

Le Brésil, terre du métissage et de la foi par excellence, est toujours très imprégné par des croyances d' origines multiples. Des racines africaines de ce pays continent, il reste aujourd' hui ces divinités dites "Afro-brésiliennes" : Xango, Exu, Iemanjà etc... qui sont encore très présentes. Ce sera la source d' inspiration de ce chef d' oeuvre de la musique du XXe siècle (Ni plus ni moins !). Le résultat du travail des deux hommes dépasse la simple somme de leurs immenses talents respectifs: Véritables prières (Canto de Iemanjà), incantations (Tristeza e Solidao), chants de louanges et de joie (Bocoxe, Canto de Ossanha), à la fois on ne peut plus brésiliennes mais loin de toute caricature, ces morceaux font maintenant partie de la grande histoire de l' art de ce pays, pour s' en convaincre, il suffit de constater le nombre de reprises existantes...

La première version date de 1965, les morceaux disponibles à l' écoute, sont eux issus d' un réenregistrement par Baden Powell datant de 1990.. Vous n' avez plus qu' à choisir !

Tristeza e Solidao


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Canto de Ossanha

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echelle de facilité d' écoute:

rythme 2/5 : Le Brésil, c' est le pays de la syncope, mais ici, tout passe très bien !

Mélodies 5/5 : Inoubliables !

Longueur des morceaux 3/5 : Pas mal de morceaux autour de 6 minutes, rien de terrifiant...

Paroles... Oui, bon, si jamais un lusophone veut m' apporter la traduction, je suis preneur !

Passerelle vers world-music, guitare brésilienne, guitare..

18/03/2006

Goran Bregovic - BO de "Underground" Ah Boum Boum Boum Boum Boum Babylone Couscous !

Ce titre un peu bizarre est juste la retranscription phonétique du refrain de la chanson phare de ce disque "Kalasnjikov", bon en tout cas , c 'est comme que je la chante en sautant partout..ce qui risque d' arriver à quiconque écoute ce disque.

La musique des premiers films d' Emir Kusturica a mis en lumière la musique des balkans, son cortèges de cuivres et ses rythmes entrainants. On peut citer évidemment "Arizona Dream" et son déjanté "In the death car" chanté par Iggy Pop ou le plus poétique "Temps des Gitans" où la musique est également sublime. Cette BO fait quand à elle dans le métissage musical, et vous aurez sans doute compris que ce n' est pas pour me déplaire. Les instruments de fanfare sont mariés ici à toutes les sauces, on retrouve donc les joyeux "Kalasnjikov", "Mesecina" et "Wedding - cocek" (prononcez cho-chek") qui feraient dansaient des morts, mais aussi des morceaux inclassables comme l' incroyable "Cajesukarije - cocek", entre le dub, les choeurs bulgares et la world mais aussi l' émouvant tango des balkans "Ausencia", chanté avec toute la mélancolie de Césaria Evora auquel répond une autre composition instrumentale "Underground Tango" plus après dans l' écoute.

Ce disque représente donc bien plus qu' une simple compilation d' airs traditionnels de l' ex-yougoslavie, Bregovic a su prendre le meilleurs de ceux-ci pour créer une véritable musique. Un peu plus tard, il se brouillera plus ou moins avec Kusturica, qui non seulement ne semble plus vouloir faire appel à ses services mais en plus a monté son propre groupe le "No Smoking Orchestra", qui si il garde l' énergie et la bonne humeur de cette musique ne semble pas avoir le petit plus indescriptible qui était présent avec Bregovic..

Et pour finir, il faut rappeler que si cette bande originale est explosive, le film "Underground" est également une bombe...

échelle de facilité d' écoute

rythme 5/5: les cuivres (tubas, bassons, cors, hélicons ? je ne sais pas) assurent les basses et on ne peut s' empêcher de les suivre avec ses pieds

mélodies 4/5: l' avantage des airs traditionnels, ils se retiennent bien

longueur des morceaux 4/5: des instrumentaux un peu plus longs en fin de disque, mais rien de déraisonnable

paroles : en phonétique je vous dis !

Passerelle vers world-music