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20/07/2008

Jay Jay Johanson "The Long Term Physical Effects Are Not Yet Known"

thelongtermphysicaleffectsarenotyetknown_1174115338664205.jpegAvez-vous profité des soldes culturelles ?

Plutôt que d'économiser 15 euros sur un beau petit top sexy qui ne fera qu'une saison ou une paire d'escarpins qui vous empêchera de courir pour prendre le dernier métro, essayez donc l'achat de disques à prix cassés. Enfin cassé, c'est un terme parfois assez faible quand on sait que l'on peut trouver de très bons disques à des prix assez terrifiants. Pour 1 ou 2 euros, on peut avoir de très très belles surprises. Comme ce disque du dandy suédois Jay-Jay Johanson, qui l'année dernière est retourné du côté du trip-hop... ou plutôt du trip-pop, tellement les mélodies sont accessibles et mémorisables. Une plainte mélancolique et raffinée à la fois triste mais lumineuse d'évidence.

Conclusion, pour si peu (bon je sais tout est relatif, pouvoir d'achat tout ça...), qu'est-ce qu'on risque ? (je vous rassure, j'ai aussi acheté des trucs absolument insignifiants ^^)

She Doesn't Live Here Anymore 


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C'est beau et frais, presque naif, ah la la, elle ne vit plus ici, les maisons sont vides, on pleure, on se pose des questions sur le sens de la vie... Un peu comme dans cette chanson de William Sheller que j'adore "La Maison de Mara". Tout ce grand musicien résumé en 1 minute 30... "On ne voit plus les deux lévriers blancs, ils ont du mordre Nicolas, nouvelle vie, nouvel amant, dans la maison de Mara..." C'est beau, et c'est cadeau.... Question subsidiaire, qui est donc ce Nicolas qui hante les chansons de William....


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04/12/2007

Laurent de Wilde "PC Pieces" le musicien qui oublie son piano

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Laurent de Wilde
est un émérite pianiste de jazz. Reconnu de tous, sa musique a commencé à lentement glisser vers des horizons plus électroniques. D'abord, ce fut des petites boucles, des samples pour faire des disques que l'on pouvait rapprocher du nu-jazz, incarné entres autres par Bugge Wesseltoft ou Niels Petter Molvaer.

Mais là, De Wilde va encore plus loin. Ce disque, soyons clair, n'aurait jamais été considéré comme un disque de jazz si il avait été le fait d'un autre musicien. Ici, on s'enfonce dans le rythme, on oublie les harmoniques, les accords compliqués, c'est l'hypnose qui prend le pas. On pense à la musique répétitive, à l'electro minimaliste, et surtout on pense à CAN groupe allemand du début des années 1970 qui réussissait à faire swinguer ces rythmes inéluctables.

Avec ce disque salutaire, on peut définitivement enterrer les idées préconçues sur les travaux des artistes électroniques comme Squarepusher, Autechre, Murcof et bien d'autres: "C'est pas de la musique." "Ils pillent les autres et ils créent rien", et caetera... Laurent de Wilde a su mettre de côté pas mal de ses années d'études pour revenir à la base de la création musicale et obtient pour son courage et son talent ma reconnaissance éternelle. C'est pas grand-chose, mais c'est déjà çà. ^^

 Glitch 

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15/09/2007

General Electrics "Cliquety Kliqk" Le french bidouilleur

260bfea4dfb39aed6b8af2e6000eaa62.jpgLe français, il a toujours quelque chose en plus. En amour en rugby, ou en musique, on se plait à se croire unique et après on s'étonne que les autres nous trouvent arrogant. Etrange non ?

En ce qui concerne la musique, on appelle celà la french touch. Personne n' a jamais bien su définir ce que c' était mis à part que ca venait de France et que le terme faisait passer les pires daubes venant de l' hexagone pour les derniers raffinements à posséder chez les anglais... Mais parfois, on a bien l' impression qu' il y a un petit truc en plus. Prenez General Electrics. Derrière ce pseudo se cache un petit français bidouilleur qui fait tout seul une étrange mixture envoutante. Un univers assez unique. Une sorte de Michel Gondry de la musique en somme. Installé aux Etats-Unis mais remarqué par l' excellentissime label d' Amiens Label Bleu. Le jeune homme se joue des traditions, s' amuse, klaxonne, raconte des histoires sans queue ni tête mais enchanteresses. Ca doit vraiment être çà la french touch...

 

C'est l' introduction (mode d'emploi pour musique facile)


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Facing that void  (Quel sens du groove minimaliste hip-hoppeux !)


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Echelle de facilité d' écoute

Rythme 4/5: Groove baby groove

Mélodies 3/5: Rien de fabuleux certes

longueur des morceaux 4/5 

Passerelle vers électro, hip-hop 

02/08/2007

Gong Gong "laughing with the moon" Amon Tobin "Foley Room", l' électro retrouve le groove

816a85cfe7482e6e83aa8fc298b854a8.jpgAu début de la musique électronique, il y avait des méchantes boites à rythme partout. Certains y faisaient jouer leur génie mais il faut bien dire que la plupart des groupes nous pondaient des trucs assez indigestes. Etrangement, depuis que l' ordinateur peut absolument tout faire ou presque tout seul, que les échantillons sortent de partout sur 128 pistes, on assiste à un retour plaisant celui du bon vieux batteur surexcité. Sons bizarroides à gogos et groove terre à terre font bon ménage. Les petits français de Gong Gong avec leur Laughing with the moon, sorti sur l' excellent label Fcommunication en sont la preuve.

Light show, ambiances arabisantes hallucinées, teufs adolescentes et kraut-rock se mélangent avec bonheur. Invités chez Taddei sur France 3, ils ont même conquis Beineix et Béatrice Dalle !

 
En fait, je me retrouve bien souvent complêtement conquis par ce sens du rythme broussailleux qui émerge souvent dans les productions récentes. Des groupes plus estampillés "math-rock" comme Add N to X ou Battles me font aussi bien vibrer... Et je pense que je serai bien obligé d' en causer bientôt ^^
 
34bded513c654745d545b8845223611a.jpgDans un autre registre, le génial brésilien Amon Tobin sait aussi y faire avec les ambiances glauques et les bruitages multiples. Dans son dernier album, il nous noie littéralement dans ces cauchemars amers, qu' est-ce que c' est bien la musique électronique quand il y a du talent en dessous ! Vous pouvez foncer, en plus, il y a un petit DVD bien sympa fourni avec le disque !
 
Amon Tobin - Foley room - bloodstone 

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Amon Tobin - Foley room - keep your distance 

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14/06/2007

DJ Krush "Jaku" / Yumeno Kyusaku "Dogra Magra" L'hypnose sensuelle nipponne

965614245d3e28d7eb17b6ee469f94fc.jpgComment évoquer la zenitude à travers la musique électronique et l' abstract hip-hop ? Comment faire ressortir de ces machines et de ces inquiétants échantillonnages un semblant de spiritualité ? Pour certains, celà relève de l' imposssible, pour DJ Krush celà relève du quotidien. Bidouilleur surdoué et boulimique de travail, adulé dans le monde entier, il trône tout en haut du royaume des musiques électroniques avec à ses cotés DJ Shadow. Les boucles épileptiques, les samples en acier trempé ou les interventions au phrasé musculeux qu' il agglutine éveillent toujours comme par magie plus le recueillement et le calme que la violence.

Un sortilège sombre s' empare de l' auditeur et ne le lache plus.

DJ Krush - Jaku - Still Island (le shakuhachi, flute de bambou japonaise s' insinue dans cet univers électronique avec une élégance digne d' une geisha..)


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The beginning 


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ac66f50b0bc8e3846f5248350d014456.jpgA musique japonaise étrangement hypnotique, livre japonais génialement hypnotique. Indescriptible plutôt. Pavé de 1935 de plus de 500 pages, unique oeuvre de son auteur, Dogra Magra nous transporte dans un enchevêtrement d' intrigue insensé, dans l' esprit d' un prisonnier qui ne sait plus quelle heure il est ni qui il est vraiment. Une intrigue policière lie le tout avec maestria, on vogue, on se perd 20 fois, 30 fois, on croit saisir en vain ou l' on nous mêne avant de constater bien évidemment que ce n' est pas là on va qui importe mais bien le voyage qui y conduit.