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26/04/2008

Airelle Besson / Sylvain Rifflet "Rocking-Chair"

180852825.jpgAh, le joli disque que voici. Comme par hasard, c'est sur le petit Label Chief Inspector qu'il voit le jour. Là ou l'on n'attend pas une musique plus qu'une autre, où, si l'on a du talent, les portes des studios d'enregistrement s'ouvrent. Et dans le Studio, Airelle (quel prénom, ça donne envie de se balader dans les bois) et Sylvain ont fait souffler un vent très rafraichissant. Des mélodies, de la guitare, et surtout de l'espace, une liberté presque indécente. Ca semble si facile quand, pour un peu on croirait qu'on pourrait faire pareil, gouter les choses simples, enchainer les sources d'inspiration commes les verres de rosé lors d'un apéritif trop arrosé.

Seul le plaisir guide ces deux énergumènes. Faites que ces randonnées improvisées sur les sentiers escarpés musicaux ne s'arrêtent jamais...

Forget it -Comme si un tel miracle pouvait s'oublier.... -
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Echelle de facilité d'écoute

Mélodies 3/5: si légères, si douces

Rythme 3/5: le plsu souvent, ça va s'ancrer dans un rock très accessible

Longueur des morceau 4/5: Pour du jazz, c'est calibré à merveille 

Passerelle vers Jazz, Chief Inspector 

06/03/2008

"Greaves Verlaine" Goûter l'absinthe à Canterbury

1998491093.jpgLe graphisme magnifique annonce la couleur de façon on ne peut plus honnête. John Greaves, membre de feu Henry Cow, Kew Rhone et autres formations gentiment barrées des années 70 met en musique les textes du génial Paul Verlaine. Greaves, c'est un peu un Jane Birkin à testicules, il habite depuis 25 ans en France, mais il n'a toujours pas perdu son accent. C'est probablement parce que çà marche du tonnerre avec les filles, çà peut surprendre un peu ou horripiler certains, et çà donne une couleur assez particulière à l'ensemble.

Mais Greaves, c'est surtout un artiste comme on n'en fait plus trop, un amoureux de la musique, de la parole, de la mélodie faussement simple, gentiment sophistiquée, une sorte de Robert Wyatt sans barbe mais toujours sur pattes. Eh oui, John Greaves est un dandy, un dandy avec un physique assez particulier, entre Tom Jones et Daniel Russo, mais un dandy quand même, un pur, un épicurien. On l'imagine sans peine faire usage de la petite cuillère mise en valeur sur la pochette pour essayer d'atteindre quelques paradis artificiels.

Et John Greaves est aussi un musicien accompli. Ce qui fait qu'il peut mélanger dans ce surprenant album, guitares eclectiques, voix douces féminines, harmonica, violons, et tout ce qui lui plait. Il le fait toujours avec goût. Profitons de ces onze petites comptines, comme d'un thé raffiné, cherchons-y ce que nous voulons y trouver, et nous serons heureux ce soir.

 

Séguidille


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Streets 


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Echelle de facilité d'écoute

Rythme 3/5: des chansons qui divaguent un peu...

Mélodies 3/5: des chansons qui divaguent un peu

Longueur des morceaux 5/5: parfait, pas de longueurs..

Passerelle vers jazz, poésie, chanson 

 

24/01/2008

Yves Rousseau / Léo Ferré "Poète, vos papiers - Du talent à déclarer

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Après la reprise énergétique (comme dirait Blair) de Bell Oeil, le répertoire de Léo Ferré est de nouveau à l'honneur, et avec quelle réussite ! Ici, le contrebassiste Yves Rousseau s'est plus concentré sur les qualités de poète de l'anarchiste chevelu que sur son travail de compositeur. Textes originaux mis en musique, chansons revisitées se chevauchent avec un vrai regard artistique et une cohérence peu commune: il est en effet impossible de distinguer les compositions initiales de Léo Ferré de celles de Rousseau.

Mais le plus beau est encore à venir, et le plus beau ce sont les deux voix de Jeanne Added et Claudia Solal qui habitent ces textes. Sensuelles, intelligentes, aventureuses quel bel écrin pour ces textes immortels... Si en plus on ajoute l'argument un peu subjectif du charme fou de ces dames, et le souvenir d'un concert de John Greaves ou je voulais me métamorphoser en violoncelle pour que Jeanne puisse jouer un peu avec moi, vous comprendrez qu'il y a plus à recevoir de ce disque que de bien d'autres.

Difficile de faire le tri dans tant de pépites, de l'introduction inquisitrice à la conclusion en rock désabusé, il n' y a pas de chute de tension.

Où va cet Univers ?


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Echelle de facilité d'écoute

Rythme 3/5: C'est souple.

Mélodies 4/5: Belles et sublimées par les voix claires et distinctes des deux donzelles

Longueur des morceaux 4/5: Ce sont des chansons, format chanson !

Passerelle vers Chanson française, jazz, anarchie. 

 

 

06/01/2008

Uri Caine Ensemble plays Mozart, un petit coup de pied dans le classique

f467d6a72e8072ca3d23897b46b0af4d.jpgAprès les classicos du Balanescu Quartet qui reprennent Kraftwerk, on peut passer sans soucis aux jazzmen d'avant-garde qui s'amusent avec la musique classique. Uri Caine, pianiste touche-à-tout qui n'est pas sans évoquer John Zorn s'est fait une spécialité de ses travaux de réappropriation du patrimoine musical.

Ici, c'est Mozart qui a droit à son petit lifting à base de batterie et de solo de guitare électrique (Nguyen Le, la classe au naturel). Les thèmes sont connus, avec par exemple une réinterprétation stupéfiante de la Symphonie 41 dite "Jupiter" ou de La flûte Enchantée. Tous mes a priori sur la musique de Mozart que je considérais un peu jusqu'alors comme guillerette et un peu superficielle en ont pris un coup et m'incitent à découvrir un peu plus avant ce compositeur peut-être trop génial et précoce pour être apprécié en toute sincérité (vous admirerez au passage comment je passe d'un excès à l'autre sans problême...)

Ahhh, La Marche Turque ! Après la relecture reggae de Terrasson et Palhud, quel bonheur que cette interprétation toute orientalisante qui rend cette mélodie si jolie finallement. Tout en souplesse, tout passe mieux...


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Echelle de facilité d'écoute

Rythme 3/5: Ou comment prendre des libertés avec l'original

Mélodies 3/5: Toujours aussi immortelles, parfois enfouies profond, creuser permet de les redécouvrir

longueur des morceaux 2/5: Ca dure certes un peu parfois (2 morceaux de plus de 10 minutes)

Passerelle vers classique, jazz 

 

04/12/2007

Laurent de Wilde "PC Pieces" le musicien qui oublie son piano

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Laurent de Wilde
est un émérite pianiste de jazz. Reconnu de tous, sa musique a commencé à lentement glisser vers des horizons plus électroniques. D'abord, ce fut des petites boucles, des samples pour faire des disques que l'on pouvait rapprocher du nu-jazz, incarné entres autres par Bugge Wesseltoft ou Niels Petter Molvaer.

Mais là, De Wilde va encore plus loin. Ce disque, soyons clair, n'aurait jamais été considéré comme un disque de jazz si il avait été le fait d'un autre musicien. Ici, on s'enfonce dans le rythme, on oublie les harmoniques, les accords compliqués, c'est l'hypnose qui prend le pas. On pense à la musique répétitive, à l'electro minimaliste, et surtout on pense à CAN groupe allemand du début des années 1970 qui réussissait à faire swinguer ces rythmes inéluctables.

Avec ce disque salutaire, on peut définitivement enterrer les idées préconçues sur les travaux des artistes électroniques comme Squarepusher, Autechre, Murcof et bien d'autres: "C'est pas de la musique." "Ils pillent les autres et ils créent rien", et caetera... Laurent de Wilde a su mettre de côté pas mal de ses années d'études pour revenir à la base de la création musicale et obtient pour son courage et son talent ma reconnaissance éternelle. C'est pas grand-chose, mais c'est déjà çà. ^^

 Glitch 

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