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10/04/2007

Nicolas Repac, Artaud, The Cinematic Orchestra et voici les BO imaginaires du XXIe siècle...

medium_repac.jpgNicolas Repac - Swing Swing - La nuit mène une existence obscure

 


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Les musiques de films forment une caste bien particulières dans le paysage musical. Pouvant aller de la compilation géniale (Tony Gatlif, Jim Jarmusch) ou insipide aux grands thêmes d' inspiration classique qui en deviennent inoubliables (ah, Lawrence d' Arabie).

Avec l' électronique et les possibilités multiples qu' elle apporte, de nombreux albums récent possèdent un petit-je-ne-sais-quoi en plus qui évoque ces ambiances envoutantes. Comme Swing-Swing de Nicolas Repac, génial bidouilleur, qui signe un bijou d' accompagnement pour film policier en noir et blanc. Les titres des morceaux Revue noire, La Pegre, Les annés folles confirment cette impression...

 

medium_cinematic.jpgThe Cinematic Orchestra - Man with a movie Camera - The Awakening of a Woman (burnout) Attention ca dure 10 minutes ^^

 
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Cette filiation avec le grand écran juste suggérée par Nicolas Repac est assumée et même revendiquée par le collectif mi-électro mi-acoustique The Cinematic Orchestra qui avec le déjà presqu' ancien album The man with a movie camera avait pour ambition de recréer une nouvelle bande originale d' un film datant de 1929. La réussite est totale, les thêmes s' enchevêtrent, se retiennent, tournent et jouent en boucle. La technologie çà a du bon parfois.

 

medium_10377106_p.jpg Artaud - La tour Invisible - Emeutes

(Ah, ca commence par des accords légers au piano, on se croirait à écouter du Egberto Gismonti, et puis tout s' envole.... C' est beau)


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Dernier disque à entretenir cette fibre lyrique selon moi, La Tour Invisble, récent album du contrebassiste de jazz Vincent Artaud -et pas Antonin comme il essaie peut-être de le faire croire ^^ -. Un réel coup de coeur, des arrangements à la feuille d' or, des influences classiques indéniables et séduisantes. Un surprenant voyage en apesanteur..

07/03/2007

Romano, Sclavis, Texier, le Querrec "Suite Africaine" Le jazz part en voyage

medium_suite_africaine.jpgDans la morosité actuelle, ce trio d' une virtuosité toute simple fait un peu tâche. Leurs disques souvenirs de "tournées" africaine (en fait plutôt des concerts dans des villages plus ou moins improvisés) se vendent comme des petits pains, comme quoi, la bonne musique peut encore atteindre des chastes oreilles.

La recette ? Des improvisations de haute volée, une section rythmique tout en groove qui séduit sans avoir besoin de se prendre la tête et une idée originale consistant à inclure un photographe pour immortaliser les virées dans la savane des trois compères. Bien plus qu' un simple disque en somme... La solution pour lutter contre la mort annoncée du CD ?  

Cette Suite Africaine, deuxième album sur les trois parus est peut-être le plus accessible, grâce aux mélodies sublimes fournies par le gars Romano notamment. Mais bien entendu, je vous recommande vivement la trilogie entière... 

 

medium_medium_0794881796922.2.gif medium_images.jpg Voici pour mémoire les deux autres disques cu trio. Le petit dernier African Flashback et le premier Carnet de routes. Tous deux également recommandables et pleins de jolies photos d' Afrique...

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Soweto Sorrow


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Guy danse 


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Echelle de facilité d' écoute

Rythme 3/5: un peu free par moments, mais des vrais passages tout en jouissance simple

Mélodies 3/5: là aussi on alterne le sublime et l' improvisé

Longueur des morceaux 3/5: A peine 3 incursions au delà des 5 minutes

Passerelle vers jazz, album-concept.. 

 

19/02/2007

Rashanim "Shalosh" Du bruit pour la bar-mitsva !

medium_TZ8112.jpgLa musique Klezmer rencontre un nouveau public ces derniers temps. Les influences traditionnelles juives à la fois mélancoliques, enjouées et débridées, portées par des ambassadeurs de haute volée tels David Krakauer ou The Klezmatics s' affranchissent de leurs traditions et vont de l' avant.

A l' avant-garde de ce vaisseau magique, on retrouve John Zorn génial saxophoniste  free-jazzeux qui au fil des années et des collaborations redessine la musique traditionnelle juive avec une approche sans conpromis. Tous les CDs estampillés Masada et Radical Jewish Culture participent à ce joyeux chaos, au risque de terroriser parfois les oreilles un peu innocentes.

John Madof, avec son groupe Rashanim creuse ce sillon si inventif. Guitares électriques, basses puissantes et rythmique de feu jouent avec les anciennes rengaines. Les harmonies élégantes, les mélodies fines restent, la folie s' y ajoute. La vieille dame ainsi secouée, n' en découvre que plus de charmes aux curieux. Et parfois, un air d' oud divin vient apaiser le tout. Vive la tradition, vive les jeunes malpolis, vive la musique vivante !

Kavanah
Une guitare électrique qui dégouline un peu, une rythmique qui décide de jouer presque disco et au milieu le bonheur

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Ar Aare
Quelle intensité ! Quoi de mieux pour conclure l' excursion ? 


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Echelle de facilité d' écoute

Rythme 2/5: Des fois c'est un peu le grand huit, ca fait peur mais c' est bon

Mélodies 4/5: Intemporelles, elles nous survivront

Longueur des morceaux 3/5: Quelques petits extras au-delà des 5 minutes.

Passerelle vers jazz, free-jazz, musique juives, John Zorn 

 

 

 

01/02/2007

Charlie Haden Liberation Music Orchestra "Ballad of the fallen" Free, free, set jazz free !

medium_65878.jpgSi vous ne connaissez rien au jazz, un petit coup d' oeil sur l' horrible pochette ci-contre peut vite vous faire rattraper un peu de votre retard. Sur ce disque, que des pointures de l' avant-garde pour accompagner le génial contrebassiste Charlie haden et la non moins douée Carla Bley dans leur projet de musique improvisée engagée.

Le concept de l' album est simple, en reprenant des thêmes révolutionnaires envoûtants pour la plupart datant de la guerre d' Espagne, nos amis Jazzmen crient leur révoltent contre la politique étrangère de Ronald Reagan notamment en Amérique Centrale. 

 

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La révolte couvait déjà quand à la fin des années 60, les mêmes en plus chevelus formaient le dynamitant "Liberation Music orchestra" pour un premier essai absolument libertaire et génial mais absolument plus abstrait aussi. Et quand Georges Bush Jr commença à faire des siennes, Carla et Charlie s' y sont encore remis, cette fois avec un peu moins de réussite, et pour tout dire surtout un peu moins de jeunesse et de fougue. Qu' importe, The ballad of the Fallen plein de mélodies entrainantes reste le plus accessible. Si vous vous laissez porter par les airs populaires ibériques, vous glisserez vers la fin lentement sur des compositions plus longues et anarchiques. Mais avec une telle entrée en matière, ne vous en faites pas, ca se passera bien...  

 If you want to write me


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The people United will never be defeated 

 

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Echelle de facilité d' écoute 

Rythme 2/5: Quand ca s' éloigne du format populaire original, ca peut faire mal ^^

Mélodies 4/5: Que des thêmes puissants !

longueur des morceaux 2/5: Ca va du très court au beaucoup plus long (10 minutes) mais les 6 premiers morceaux s' enchainent comme par magie

 Passerelle vers jazz, free-jazz, chants révoltionnaires

06/01/2007

Henri Texier "Varech" Des mélodies plein les godasses

medium_BTWWplhoR3fr2058xfwXJnJDsoNDSQU3ioA9DA.jpgMon amour pour ce disque du contrebassiste Henri Texier qui date de 1979 c' est étrangement et avant tout une histoire de pochette. Elle me fascine littéralement: ce regard de pécheur, cette barbe, ce bonnet et pour finir cette contrebasse un peu fatiguée me séduisent toujours autant.. Rajoutez à tout celà ce titre énigmatique et vous comprendrez pourquoi cet album m' avait conquis avant même que je ne l' écoute.

Et comme souvent, l' instinct a bien fait les choses, la musique, entièrement jouée par Henri Texier (contrebasse, bombarde, flûte, mais surtout l' oud sur lequel il tisse toutes les mélodies) est aussi envoutante que son contenant. Entre les lignes de basses sensuelles, les airs d' oud tout en douceurs et l' ambiance un peu hypnotique de l' ensemble, Henri Texier nous transporte en clin d' oeil, un dimanche matin en Bretagne: le vent souffle, on a un peu froid, mais l' air est si agréable à respirer que l' on a envie de rester là...

Ce disque est idéal pour mettre un pied dans le jazz qui n' est pas seulement le refuge des improvisations de 15 minutes et des wap-doo-wap de Michel Leeb. Vingt ans plus tard, Texier accompagné de Romano et Sclavis donneront à cette musique savante mais accessible ses lettres de noblesse avec la célèbre Trilogie Africaine.. 

NB: Varech est maintenant disponible en réédition avec Amir, son premier disque niveau financier vous y gagnez, mais vous n' avez plus ma pochette préférée...

Les "là-bas"


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L' éléphant 


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Echelle de facilité d' écoute

Rythme 4/5: Une leçon de groove de contrebasse, j' aime !

Mélodies 5/5: Fines et claires, comme les huitres !

Longueur des morceaux 5/5: 9 morceaux en moins de quarante minutes.. Le pied ! 

Passerelle vers world-music, jazz