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18/03/2007

Beirut Gulag Orkestar - Le rock indépendant aromatisé aux balkans

medium_beirut.jpgLa valeur n' attend pas le nombres des années. Ainsi Zach Condom, multi-instrumentiste agé d' à peine 20 ans, plein de musique et de voyage a-t-il pondu en 2006 un disque alliant la tristesse des fanfares de l' Europe de l' Est avec la simplicité et l' immédiateté du meilleur rock dit "indépendant".

Les thêmes nostalgiques, privés de la grandiloquence des fanfares qui les ont inspirés se fondent dans des formats plus traditionnels; la voix du leader se mêle à eux sans les brusquer et 11 chansons plus tard, les oreilles pleine de cuivre un peu rouillé et d' accordéons parfois furieusement Tiersennisant (Mount Wroclai), on a déjà envie de recommencer. Que demander de plus ?

The Gulag Orkestar

Un petit bijou. Le "poum-tchac, a poupoum-tchac" de l' inusable rythmique rock s' enrichit et se déhanche... 


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Prenzlauerberg 

Une petite valse funèbre "poum tchac tchac", une voix émouvante, le tour est joué...


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Echelle de facilité d' écoute

Rythme 3/5: Ca varie, mais ca reste ultra-accessible

Mélodies 5/5: Superbes

Longueur des morceaux 5/5: Pas une seconde de trop

Passerelle vers Musiques des balkans, rock indépendant 

 

24/02/2007

Nick Drake "Five Leaves left" Beau à en mourir

medium_B00000064E.01._AA240_SCLZZZZZZZ_.jpgNick Drake est le pendant de Jeff Buckley des années 70, une météore que l' on a peine eu le temps d' admirer, un jeune homme aussi fragile que génial qui a cherché en vain dans la musique un moyen de sortir des profondes névroses qui le hantaient. 

Avec cet album, véritable oraison funêbre pour orchestre à cordes, guitare folk et voix désespérée, Nick Drake touche au sublime en toute simplicité. Certains disent que posséder ce disque devrait être obligatoire, j' approuve, mais écouter cette voix au sortir d' une rupture amoureuse ou en plein deuil me semble dangereux et l' on pourrait bien être tenté de rejoindre l' impénétrable Nick au ciel après avoir suivi le même chemin pavé de trop de médicaments...


River man 


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Way to Blue - Une des perfections de la musique du 20e siècle

 

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Echelle de facilité d'écoute

Rythme 4/5: C' est simple c' est beau

Mélodies 5/5: A en pleurer

longueur des morceaux 4/5: Trop court, aucune seeconde superflue

Passerelle vers folk, chanson 

 

17/01/2007

Quelques fiers Mongols, ONJ et autres.. Le Led Zeppelin redécolle

Voilà un groupe qui n' a peut-être jamais été aussi copié et compilé de toutes parts! Depuis deux ans, c' est opération portes ouvertes dans le répertoire de Led Zeppelin, à croire que leurs titres sont tombés dans le domaine public, mais non, je connais un guitariste chevelu qui doit se frotter les mains...

medium_pochette.2.gifPour commencer, parlons un peu de la fanfare déjantée Quelques fiers Mongols qui comme son nom l' indique, vient de France. Ce groupe met en évidence combien les gros riffs de guitare prennent une allure festive une fois soufflés au trombone ou au sousaphone (le gros cor de chasse que l' on s' entoure autour du buste pour se transformer en phonogramme sur patte), et soutenus par un orgue de foire... Mais en plus, on est souvent transporté par certains passages dans des ambiances plus dépouilléés (ah.. Kashmir...), et pour le coup, on se croit vraiment au pays de Gengis-Khan, avec à peine un chameau et une yourte fumante pour témoins. Prenant une vraie liberté avec les compositions originales mais sans jamais les renier, Quelques fiers Mongols réussissent leur pari et nous, on applaudit.

The Wanton Song


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Après les Mongols de France, il est temps de parler du Mongol de Mongolie.. Albert Kuvezin est le leader du groupe Yat-kha, dont je me demande bien comment j' ai fait pour ne pas en parler encore ici...

medium_ReCovers.jpg Sur son dernier disque Recovers, il adapte toutes sortes d' airs plus ou moins connus en une transe pour voix d' outre-tombe qui dégouterait le premier chant de black-metal en collant noir venu. Avec en bonus, quelques passages en voix diphonique (à savoir une note basse tenue et une mélodie aigue qui se "superpose", tout cà avec une seule gorge, ne me demandez pas comment ils font), l' ensemble est plutôt surprenant !

Evidemment Led Zeppelin, fait partie du lot. Ici, il faut essayer de reconnaître When the Levee breaks


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Et enfin, comment oublier le très bon disque de l' Orchestre natinal de jazz (qui est au jazz ce que le théâtre subventionné est -toutes proportions gardées- au théâtre: une institution que l' on critique quand on n' y est pas et où les leaders se succèdent fissa) Close to heaven ?

medium_14064.jpgLà aussi que des reprises du groupe anglais, avec à la tête du tout, le vibraphoniste Franck Tortiller qui à l' instar de beaucoup de jazzmen a d' abord été transi d' admiration pour le bon vieux rock. Espérons que cet album réussisse un peu à reconcilier ces deux univers, en tout cas, en ce qui me concerne, c' est du tout bon, y' a pas à tortiller ! (Celle-là, c' est cadeau, je vous l' offre ^^).

Le solo de Stairway to heaven adapté pour les cuivres est tellement bon que je vous le fait partager. Comme cette piste fait 10 minutes en tout, j' espère que ca vous donnera surtout envie d' en découvrir plus.


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Bon, et avec tout çà, il faut aussi rappeller que les originaux de Led Zeppelin restent incontournables. Page, Plant, Bonham et Jones rule !

 

 

 

 

 

 

15/01/2007

Rodrigo y Gabriela Les guitares en bois prennent feu !

medium_croc_small.jpg "Rien n' est plus beau qu' une guitare, à part peut-être deux"

Même si j' adhère pleinement à cette sentence, elle n' est pas de moi, mais de ...Frédéric Chopin ! Et il est difficile de taxer le roi du piano romantique de mauvaise foi.

Rodrigo y Gabriela, mexicains, admirateurs transis du metal le plus chaud mais également guitaristes classiques hors pairs démontrent avec ce disque tout ce que la bonne vieille gratte en bois peut fournir comme émotions. Explorant toutes les ressources de l'instrument: solo speedé, accompagnement hispanisant, cordes étouffées, percussions sauvages tout y passe. Et le public ahuri se retrouve à crier, headbanguer et faire le celèbre lml avec la main comme si il assistait à un concert de Metallica.

On peut penser au célèbre Friday Night in San Francisco quand on écoute ces deux voltigeurs. Mais en ajoutant à leur virtuosité les accord en béton du rock le plus puissant et des mélodies qui s' accrochent aux oreilles comme du scotch double face, les deux ressortissants de Mexico-City, ouvrent surtout tout un horizon à une audience généralement peu versée vers le métissage. Premiers des ventes en Irlande où ils ont enfin fait fuir les horribles singes venant de l' artique, invités sur le plateau de Davis Letterman aux USA, Rodrigo y Gabriela font souffler un agréable vent de renouveau sur la musique...

Tamacun admirez l' accompagnement de Gabriela, qui en plus a oublié d' être moche...^^


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L' inévitable reprise de Stairway to Heaven tout émotion et énergie..


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On trouve également sur cet album une reprise magique de Orion de Metallica, mais qui est peu trop longue pour figurer ici..

 

Echelle de facilité d' écoute 

Rythme 4/5: Un bon vieux 4/4 pour secouer la tête et des variations subtiles pour écarquiller les yeux.

Mélodies 5/5: écouté le matin, sifflé jusqu' au lendemain

Longueur des morceaux 4/5: Orion dépasse les 7 minutes, mais pour le reste, ca passe tout seul 

Passerelle vers guitare classique, duo, récital, rock, world-music 

Et si vous voulez l' image pour baver un peu...

http://www.rodgab.com/media.htm

 

13/01/2007

Supertramp "Crime of the Century" Prisonniers des étoiles

medium_523779_170x170.jpgSupertramp est un groupe particulier. Connu mondialement essentiellement pour avoir sorti en 1979 un album à base de petits-déjeuners en Amérique, le reste de son oeuvre demeure souvent injustement occulté. 

Mais Crime of the Century datant de 1974 occupe toujours une place spéciale à la fois dans l' estime des fans du groupe mais aussi bien souvent souvent dans celle des amateurs de rock dit "progressif". L' émulation entre les deux leaders du groupe, Roger Hodson et Richard Davies alors encore en bon termes donna naissance à des bijoux tels que Rudy, Crime of the Century, School ou Hide in your Shell. Truffés de mélodies imparables, tous ces morceaux ont aussi le bon goût de varier les plaisirs à la fois rythmiquement et harmoniquement, et de donner à l' auditeur curieux une bonne dose de passages instrumentaux jamais superflus, tel l' immortel solo de piano de School. Quand on pense que tous ses trésors auraient pu tomber dans l' anonymat absolu si le premier tube "pop" de Supertramp Dreamer ne les accompagnait pas... Grâce à cette ritournelle joyeuse, le groupe prend son envol vers le succès, seul le départ du génial Roger Hodgson lui sera fatal...

Rajoutez au tout une pochette  aussi poétique qu' énigmatique et vous obtenez donc cet énième chef d'oeuvre de 1974....

School, un de mes premiers chocs, j' étais en seconde et je découvrais cet étrange morceau auquel je ne comprenais que la moitié des paroles, mais l' harmonica de western et surtout le solo de piano énergique, simple et beau me parlait déjà...

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Hide in your shell, une merveille de succession de mélodies et de rythmes disctincts. La cohérence de l' ensemble reste stupéfiante.

 

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Echelle de facilité d' écoute

Mélodies 5/5: Des compositions  superbes vraiment...

Rythme 3/5: beaucoup de variations, mais rien de repoussant

longueur des morceaux 3/5:Quelques évasions autour des 6 minutes, pour notre plus grand plaisir ...

Passerelle vers rock, rock progressif, années 70