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10/01/2007

Pascals "Dodesukaden" Ils sont fous ces nippons !

medium_pascals.jpgCette chronique débute par une difficulté de taille, savoir dans quelle catégorie faire rentrer ce disque... Débat tranché sans conviction, là n' est pas le plus important.

Le plus important est bien évidemment de parler de ce groupe japonais totalement halluciné, baptisé Pascals en hommage à un grand compositeur français (que je ne connais pas - encore - honte sur moi ), à savoir Pascal Comelade. D' abord voués aux reprises de leur seul maître et inspirateur hexagonal, les nippons viennent ici mélanger toute les bizarreries poétiques qu' ils croisent.. On joue donc ici avec Brian Eno, le bien connu dorénavant Louis Hardin "Moondog", Toru Takemitsu le grand compositeur contemporain ou même Bizet, à l' occasion d' une reprise pour le moins surprenante de Carmen.

L' ensemble avec choeurs naifs, guimbarde, mini-piano, instruments à vents, cordes et guitare electrique accompagnera très bien un pique-nique dominical sous LSD au pied du Mont Fuji. Entre comptines et digressions libertaires Les Pascals font vraiment tout pour que l' on ne sache pas comment définir leur musique. On est donc obligés de l' écouter.

Dandanbatake, cet air simple et hypnotique répété sans fin mais sans lassitude me rappelle un peu Godspeed you ! Black Emperor, un groupe canadien qui base tout son succès sur des montées en puissance aussi prévisibles que bouleversantes. Ici même combat (mais avec des fraises Tagada...)

 
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I'm This, I'm that... Adaptation d' un thême du grand Moondog, les paroles collent si bien à l' esprit de ce groupe que je ne peux m' empêcher de vous le faire partager. Et puis, l' anglais avec un accent japonais, c' est charmant (en plus on comprend tout ^^) 


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Echelle de facilité d' écoute

Rythme 4/5: Si vous avez écouté les extraits, vous ne pouvez qu' approuver.

Mélodies 4/5: Les berceuses de notre enfance ne se retiennent pas mieux

Longueur des morceaux 4/5: Pas de longueur, ca en devient presque dommage

Passerelle vers orchestre, fanfare, world-music, manga, j-pop.. (rajoutez ce que vous voulez ici...) 

 

29/12/2006

Vous reprendrez bien un peu de Neil Young ?

J' ai déjà parlé ici de l' incontournable album Harvest de Neil Young. Mais il se trouve que ce n' est pas l' album que j' aime le plus du vieux Canadien solitaire... A vrai dire, en ce moment je suis en admiration totale devant sa capacité à tisser des longs morceaux mélancoliques avec solo de guitare au ralenti éblouissant à l' intérieur..

Pour Noël, je vous propose donc ma sélection nocturne :

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Sur l' Album Zuma, datant de 1975, Cortez the Killer. Le titre résume bien la chanson. Petite particularité, le solo n' est pas dans le morceau mais commence celui-ci. Evidemment ce sont les inoxydables du Crazy Horse qui accompagnent le loner.. (J' adore ecrire loner, je vais vous la ressortir sans fin...)


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medium_B000002KD9.01._AA240_SCLZZZZZZZ_.jpg Sur After the Gold Rush, l' un des premiers disques mythiques de Neil Young, comment se passer du décapant Southern Man ? Très enclin à resserrer les liens d' amitié avec les gentils sudistes Américain. Il nous livre cette bombe bien rock et énergique avec un riff nerveux en prime. La réponse des bouseux viendra avec l' horrible Sweet Home Alabama de Lynyrd Skynyrd. Admirez les paroles on dirait une bataille Antoine - Johnny..

 Well, I heard Mister Neil Young sing about her

 Well, I heard ol' Neil young put her down

 Well, I hope Neil Young Will remember
 A Southern Man don't need him around anyhow 

Sublime de finesse non ?


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medium_B00009P1O0.01._AA240_SCLZZZZZZZ_.jpgMais que dire alors d' On the Beach ?

Rien. Ecoutez, ce morceau vient des cieux.. 1974, année bénie des Dieux..  Ce disque est un trésor je mets au défi quiconque de retrouver un avis négatif sur cet album définitif.

 

 

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28/10/2006

This Heat "Deceit" Bientôt trente ans dans l' ombre

medium_thisheat.jpg "This Heat" est un groupe qui a traversé la fin des années 70 et le début des 80 en réussissant à faire une musique sans aucun compromis. Un miracle éphémère.

Du punk, de la cold-wave, de l' indus, du bruitisme, du free-jazz, du rock. Il y a tout dans la musique des trois déjantés. Les oreilles les plus chastes pourront être un peu échaudées. Parfois çà crie, parfois çà se répète pas mal, parfois çà sature, et le dernier morceau s' étire en larsens étranges presque malsains. Mais partout, il y a la marque d' une l' intransigeance extrême, et des frissons parcourent l' échine par wagons entiers. 

This Heat déjà confidentiel à l' époque fut évidemment vite oublié, l' intégrale de ce groupe vient de resurgir dans un coffret 6 CD "Out of cold storage". Je ne peux que vous le recommander.


A new kind of water 


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S.P.Q.R

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Ces deux extraits, qui enterrent "The Cure" en toute tranquillité, reflètent bien la partie la plus accessible du groupe. Ecoutez ces guitare punk énervées, et ce chant hargneux. Mais ce serait un peu restrictif. Voici donc un autre morceau, plus radical, j' adore. Je vous fais confiance pour l' apprécier aussi.

Paper Hats 


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Echelle de facilité d' écoute

Rythme 4/5: On ne peut pas résister !

Mélodies 1/5: Hum hum, difficile à trouver quelques fois, mais l' énergie est là

Longueur des morceau 4/5: Format calibré, mais les titres s' enchainent divinement les uns aux autres. Sur le vinyl, on pourrait croire qu' il y a qu' un morceau par face ^^

Paroles: présentes sur presque tous les titres, une performance pour ces hommes d' abord musiciens.

 Passerelle vers rock, free-jazz, indus, cold-wave... Et un peu tout.

 

 

 

 

21/09/2006

Rory Gallagher "Irish Tour 74" Le George Best du rock !

medium_1974_irish_tour_74.jpg On a beaucoup parlé de George Best, génie du football de Manchester United, chevelu, alcoolique, irlandais, une légende, décédée il y a peu.. Et bien ce cher George a un véritable penchant dans le monde musical, Rory Gallagher: chevelu, alcoolique, généreux, génial. Durant les années 70, il expose à la face du monde un blues-rock divin et plein d' une énergie incroyable. 

En 74, une tournée géniale est gravée pour l' éternité. Peu de disques live sont d' une telle puissance. Une rythmique de feu, et surtout des claviers étincelants, aériens, entre le psychédélisme et le John Lord made in Deep Purple. Et oui, ce CD (qui est maintenant disponible avec une autre pochette) est réellement indispensable.

Véritable génie de la 6 cordes, Rory enchainait les bières comme les concerts, comme il ne faisait rien à moitié, il a décidé de flinguer deux foies au lieu d' un. Quel magicien, il avait réussit à persuader les médecins de lui en greffer un nouveau !

 

Tattoo'd lady

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 As the crow flies
(il sait tout faire ce Rory ! tout seul il mystifie l' audience !)

 
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Echelle de facilité d' écoute

Rythme 4/5: c' est du blues du carré !

mélodies 4/5: puissantes !

Longueur des morceaux 2/5: Des morceaux entre 8 et 10 ! faut le temps de faire monter la sauce !

Mélodies: Ouah, quelle voix ! Les paroles endeviennent superflues ^^

 

Passerelle vers Blues, rock, guitar-heroes, live.

22/07/2006

Aphrodite's Child "666" Géniales années 70, même Demis Roussos assurait comme un Dieu !

medium_666.2.jpg1971, Aphrodite' s Child groupe grec déjà connu pour avoir sorti des slows monumentaux comme "Rain and tears" (merci Pachelbel) ou "It's five o'clock" décide de se lancer dans un album concept sur l' apocalypse de Saint-Jean. Vraisemblablement inspirés par l' émulation musicale d' alors, le résultat est stupéfiant dans tous les sens du terme !

Demis Roussos, sa grosse basse et sa grosse voix, Vangelis (oui celui des Chariots de Feu et de 1492...), ses claviers multiples et son sens de la mélodie et un guitariste dont j' ai oublié le nom mais pas la qualité de ses interventions délivrent un mélange de rock, de pop, d' improvisation et de pas mal de folie incontournable. Assez décousu, parfois obscur, mais souvent génial ce disque mérite le détour, ne serait-ce que pour les 8 minutes de cris orgasmiques d' Irene Papas... délirant je vous dis...

Comme extraits:

Babylon, premier morceau survolté de ce disque 


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The Four Horsemen


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Echelle de facilité d' écoute

Rythme 2/5: faut être prêt à etre surpris

Mélodies 3/5: entre génie et folie...

longueur des morceaux 2/5: entre 1 minute et un quart d' heure.. ca laisse le choix

Passerelle vers rock, psychedelisme