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12/04/2006

Butterfly Ball "Love is all", Rentrez dans la farandole psychédélique !

Tout le monde connait Love is all, l' hymne de la faune des campagnes sous LSD qui passait très régulièrement après Récré A2, lors de ma jeunesse (çà me rajeunit pas tout çà...). Et tous ou presque nous adorons ce morceau sans vraiment connaitre Butterfly Ball, le groupe de déjantés qui est à son origine.

Butterfly Ball, c'est avant tout Roger Glover, et Roger Glover, avant d' être Butterfly Ball, c' était le bassiste de... Deep Purple ! Ajoutez à celà Dio, le chanteur de.... Black Sabbath (!), et vous comprendrez vite qu' il n' y a un peu plus que des gentilles chansonnettes dans ce CD. Assez indéfinissable, l' ambiance reste néanmoins globalement bon enfant mais toujours décalées, des miniatures assez hallucinées comme Aranea, Harlequin Hare cotoient du gros rock (Get Ready, Sir Maximus Mouse), ou des ballades belles à pleurer (Et je pèse mes mots !) telles Sitting in dream ou Homeward. Quand à la chanson titre, elle est superlative: refrain entrainant, voix de hard-rockeur déchainé perdue au milieu des insectes et solo de violon décoiffant... Ils avaient bon gout à Antenne 2, à l' époque...

Alors j' ai choisi... Get Ready


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En plus de l' inoubliable Love is all


podcast

Echelle de facilité d' écoute

Rythme 4/5: Et on tape dans ses mains !

Mélodies 4/5: Tout est accessible, que ce soit dans le rock ou dans les harmonies plus psychédéliques..

Longueur des morceaux 5/5: Quelques divins morceaux d' à peine plus d' une minutes, le reste dépasse exceptionnellement les 4 minutes

Paroles: A l' image de la musique je suppose !

Passerelle vers rock, années 70.. 

22/03/2006

CAKE "Fashion Nugget" 10 ans et toutes ses dents...

L' originalité de ce disque aurait pu n' être que de présenter une version écoutable de l' inévitable "I will survive", et ce, quelques années avant les indigestes resucées rugby-footballistico-dance connues... Mais une bonne surprise n' arrivant jamais seule, l' album en entier est à l' image de ce titre, à savoir imparable.

10 ans ont passé, et ce disque n' a pas pris une ride, en l' écoutant, on pourrait croire qu' il a été enregistré ce matin... La trompette mariachi qui parcours toutes les plages, toujours aussi atypique et charmante, emporte tout et le chant tout juste sympathiquement éraillé se marie à merveille avec elle. Si l' on ajoute à celà l' insouciance de la jeunesse,la spontaneité et l' enthousiasme des compositions qui va de pair ("The Distance", "Daria" ), on obtient un merveilleux disque pas prétentieux pour 2 sous... Une petite préférence pour l' autre sublime reprise du disque "Perhaps, Perhaps, Perhaps", qui revisite avec bonheur Nat King Cole...

Echelle de facilité d' écoute

rythme 4/5: du rock, tout simple, tout bon

mélodies 4/5: refains imparables, et trompette magique...

longueur des morceaux 5/5: calibré pour rentrer dans la tête vite fait bien fait

paroles : plutot sympa, pour ce que je comprends... Une jolie référence " Friend is a four letter world" à Bob Dylan en plus, ca ne gate rien

Passerelle vers rock indépendant

20/03/2006

Neil Young "Harvest" Attention à ne pas vous bruler avec le feu de camp

Encore une fois, il est ici question d' enfoncer une porte déjà bien ouverte. "Harvest" est vraisemblablement l' album de folk le plus vendu et aussi le disque le plus connu du grand canadien chevelu. A ce succès énorme, une seule véritable explication: c' est un bijou absolu de folk. La simplicité et l' efficacité de "Heart of Gold", l' harmonica inspiré de "Out on the Week-end" (pour citer les morceaux les plus connus) ne peuvent que faire l' unanimité, et le reste de l' album est incroyablement cohérent... Mention spéciale pour le dernier titre "Words" qui s' envole dans un instrumental rock-folk d' anthologie pour clore ce monument

Et en plus d' etre indispensable pour les soirées barbecue prolongées, "Harvest" a le mérite de permettre à presque tous les publics de découvrir Neil Young, et ce n' est pas négligeable (Si vous aimez "Harvest"", essayez "On the Beach" moins calibré mais plus magique).

Pour conclure, de deux choses l' une:

1. Vous connaissez déjà ce disque, j' attends vos jets de tomates pourries

2. Vous ne connaissez pas ce disque. Achetez-le. Maintenant..

Echelle de facilité d' écoute

rythme 4/5: du bon vieux 4/4, c' est comme les voitures, ca avance tout seul

mélodies 4/5: imparables, écoute le matin, sifflage toute la journée

longueur des morceaux 4/5: rien-à-dire, un dernier morceau qui conclue le tout en beauté, plus long

Paroles parfaites pour parfaire son anglais, très compréhensibles

Passerelle vers Folk, rock, song-writers

13/03/2006

David Bowie "The raise and fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars", la perle absolue pour s' attaquer aux années 70

Je suis conscient que parler d' un disque qui a plus de 30 ans dans la catégorie musique à découvrir va paraitre bizarre pour pas mal de monde... Et si vous vous dites "Qui c' est ce blaireau qui pense qu' on l' a attendu pour écouter David Bowie, il se prend pas pour de la bouse !", je vous comprends aussi. Mais les plus jeunes finallement que connaissent-ils vraiment de Bowie, à part une pub pour Vittel et l' indicatif de Wanadoo (j' ai eu tellement de probleme avec ma ligne que rien qu' entendant Heroes, j' ai envie de sauter par la fenetre...) ? Peut-etre pas grand chose...

Et la musique des années 70, si on s' y aventure sans trop connaitre, on a vite fait de tomber sur un solo de gratte de 8 minutes ou des expérimentations "début du synthé" digne des meilleures productions Nintendo qui parfois peuvent décourager.

Dans ce disque déjà mythique, rien de tout celà: que du rock mélodique mais hargneux du meilleur effet, le sens de lacomposition inoui de Bowie (son inspiration tournait alors à 100%). Résultat: des chansons déjà tombées dans l' histoire et la mémoire collective.. Et par-dessus tout une cohérence d' ensemble exquise. Pour mémoire on retrouve ici: Five Years, Ziggy Stardust, Suffragette City, Rock'n roll suicide et d' autres tout aussi bonnes. Foncez, et si vous l' avez déjà, réécoutez-le, ca peut pas faire de mal !

Echelle de facilité d' écoute

Rythme 4/5: du rock, du bon, pas besoin d' aller chercher les coupures et les syncopes improbables..

Mélodies 4/5: Un Dieu, rien de moins, une trouvaille par chanson... Au moins

longueur des morceaux 5/5 : Quand on est doué, pas besoin de faire durer..

Paroles 3/5: Les perfectionnistes pourront traduire si ils veulent, pour les autres, les simples titres suffisent pour tomber dans l' univers un peu glauque mais fascinant de l' artiste..

Passerelle vers Rock, Années 70, glam-rock

12/03/2006

Arcade Fire "Funeral"... Comment çà tout le monde connait déjà ?

Il est parfois bon d' etre d' accord avec la majorité. Cet album a été acclamé absolument partout, élu même meilleur album 2005 par "Les Inrockuptibles", c' est dire..

Mais la raison de ce succés interplanétaire réside je pense dans l' honneté et la simplicité du travail fourni; loin de révolutionner quoique ce soit, comme on a pu le lire ici ou là, Arcade Fire livre juste un album d' une cohérence incroyable. Les rythmiques très simples rentrent toutes seules, les mélodies sont accrocheuses et les passages instrumentaux viennent toujours naturellement apporter quelquechose aux morceaux, l' intensité ne baissant jamais de pied.

Tel un Keane survitaminé, Arcade Fire s' impose dès la première écoute, même si l' on avait pas trop envie au départ de participer aux louanges unanimes. Je rajouterais une notion spéciale aux 4 morceaux "Neighbourhood" qui forment une suite puissante, bougeante, jouissive quoi ! Bon je stoppe ici les hommages en retard...

Echelle de facilité d' écoute

rythme 5/5: Du bon vieux rock, basse et batterie à l' unisson, voire en fusion hyperefficace !

mélodies 4/5: des petits bijoux pop-rock... A se demander comment personne n' y avait pensé avant !

longuer des morceaux 4/5: Ils ont de la chance Arcade Fire, ils avaient tellement de bonnes idées avant de faire le disque qu' ils n' ont pas été obligés de rallonger les morceaux pour remplir... Et Dieu que celà arrive !

paroles 3/5: Je ne vais pas vous cacher que je ne me suis pas acharné à traduire, et je pense pas que celà change quoique ce soit au plaisir... Les titres en Français (Vive le Canada !) sont bien dans l' ambiance générale du disque, gentimment hallucinés..

Passerelle vers rock indépendant