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30/03/2009

Bohannon ou Dollar Brand - le retour de la ligne de basse

bohannon.jpgLes pitoyables statistiques de ce blog montrent un interet certes limité mais toujours présent pour les lignes de basse. Alors, les morceaux de Jean Leloup, Manu DiBango et Queen commencent à sentir un peu le renfermé...

Donc, pour faire plaisir aux amoureux de la basse qui fait bouger le cucul, je vous fait part de mon amour immodéré pour ce bon vieux discogrooveur d'Hamilton Bohannon. Avec lui, pas besoin de chauffer la salle ou de faire boire les filles, c'est 8 minutes à remuer les hanches pour tout le monde... Comme pendant ce superbement entêtant Bohannon's Beat. Un titre qui annonce bien la couleur, la batterie, les petites guitares fonky et cette basse qui te vrille la tête...

Bohannon's Beat
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113582461.jpgSouvent destinée à mettre la tête à l'envers, une ligne de basse reposante peut aussi parfois devenir une invitation à la méditation, à l'échange. Dolllar Brand, pianiste de jazz assez libertaire originaire d'Afrique du Sud en donne un bel exemple dans son album Africa Tears and Laughter.

Ici La voix des musiciens se mêlent parfaitement à la douce rondeur de la contrebasse... Idéal pour faire le point avec sa conscience...

Ishmael
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13/11/2008

Michel Arbatz, à écouter quand on sent l'appel du Larzac

a949_2.JPGOn n'a parfois pas trop envie de travailler, de boire le bouillon de la société d'un coup, sans respirer. Quand on passe trop de temps en apnée à essayer de ne pas s'imprégner de la morosité ambiante, le temps est parfois long, on a besoin de glorieux exemples pour nous montrer la voix à suivre. Michel Arbatz est de ceux-là. Un bon vieil ananar Arbatz, mais aussi un bon petit guitariste. Ses chansons sont parfois brillantes, souvent naives, parfois un peu bizarres. On sent bien que le monsieur aurait pu être très doué si il s'était vraiment donné la peine de fignoler ses petits morceaux, de coller un petit passage instrumental, un coup de gratte, une ligne de flûte, un couplet où l'on compte à peu près les pieds pour éviter de se retrouver un peu bancal. Mais finalement, cette imperfection fait aussi tout le charme de ce disque. Il y'a un petit j'm'en foutisme génial et bucolique au milieu de ses lignes mélodiques. Quand on a envie de dire un gros "merde" au monde, ça fait parfois un de ces biens...

Transu-Mens
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Le jeu du Paon (envoutante et étrange, elle me parle d'une façon presque dérangeante... brr)
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11/11/2008

COS "Babel" Le jazz-funk progressif belge qui le fait bien

8f533eb0.jpgL'hiver approche. Et la vraie mauvaise nouvelle qui en découle, ce ne sont pas les nez qui coulent, mais bel et bien la fin de la saison des vide-greniers et autre brocantes dominicales...

Ah, le bonheur de découvrir pour quelques euros, des disques plus improbables les uns que les autres. Rassurez-vous, ici je ne parlerais pas des disques de hard-rock français des années 80 de groupes tous sponsorisés par Jacques Dessanges ou de Raoul Ours qui nous explique en deux faces très didactiques comment faire parler son perroquet (car j'ai acheté ces disques et bien d'autres encore...). Non, je vous garde la crème de la crème, les pochettes intrigantes, les groupes bizarre, "Oula, c'est à moi, mais je sais plus ce que c'est comme musique...", enfin, tout ce qui fait le sel des promenade au milieu des tables de camping et de la vaisselle ébréchée.

Donc COS, groupe belge où l'on retrouve Marc Hollander entendu aussi au sein d'Aksak Maboul a sorti quelques disques à la fin des années 70 qui méritent le détour. Basé sur un bon vieux groove des familles et faisant l'impasse sur les grosses prises de têtes, ce Babel s'avale aussi facilement qu'un saucisson aux noisettes, et Dieu sait si j'aime ça. En résumant, une bonne façon de rentabiliser deux euros, quelques litres de super 95 et l'étrange sensation de passer tout le dimanche la tête dans un sac pour cause de lever matinal...

Babel

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15/05/2008

Herb Alpert, David Shire, Panama.... Le kitsch ne tue pas !

469855180.jpgSi le ridicule ne tue pas, les arrangements de gout douteux à la guimauve sont également inoffensifs... A prendre au second degré, ils deviennent même des airs plein de caricature, d'entrain et de simplicité. Considérons donc ce petit intermède comme une sympathique pause dans notre quête sans fin de l'originalité, du truc obscur que personne ne connait. Quel bonheur de trouver un truc souriant que tout le monde connait...

Donc, en pole-position Herb Alpert & the Tijuana Brass... Difficile de dire combien de reprises maracas - calypso - trompette mariachi - tu gagnes mon sombrero au jeu apéritif ce dandy élegant à pu produire. En ne s'arrêtant pas au côté irrésistiblement vacancier de la chose, il faut avouer, que c'est pas mal.


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Tout mon respect au premier qui donne l'original... ^^

 

1985123534.jpgVous avez vu le dernier clip qui fait scandale du groupe Justice (groupe qui fait essentiellement scandale chez moi pour avoir réhabilité la grosse moustache) ? Stress, clip basé sur la violence gratuite du quotidien illustre un morceau pas déplaisant basé sur la violence sexy de David Shire et son immortel "Night On a Disco Mountain" tiré de la non moins mythique BO de "Saturday Night Fever". On réécoute ce morceau de bravoure... Moussorgski, les boules à facette, les talons compensés, le gel, les cordes qui vous tombent dessus. Y'en a trop mais c'est presque jouissif...


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Pour finir, un morceau qui élève le mauvais gout au rang d'art premier, la reprise outrancière et gominée qui devrait choquer tout le monde mais qu lieu de cela ferait presque danser les paralytiques... Donc, un groupe de parvenus français Panama a sorti en 79 un disque à la pochette tellement horrible que je ne retrouve nulle part trace d'elle sur le net. Genre un vaisseau spatial qui fonce dans la forêt amazonienne. On met le disque (parce qu'évidemment, un vaisseau, une forêt, du mauvais gout, je ne pouvais laisser cet objet sur place...) et on découvre une relecture de "Long Train Runnin'" des Doobie Brothers... Euh, comment dire, le mieux c'est d'écouter... ^^


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25/02/2008

Pachacamac "Contrastes" Barbes, Pattes d'élephants, Bonnets péruviens

521409135.jpgJe suis comme vous, quand je croise dans un quelconque centre-ville un groupe de sud-américains qui essaient de m'extorquer 15 cts d'euros en jouant El Condor Pasa, Guantanamera ou La Cafégringoyala, j'ai envie de leurs faire bouffer leurs bonnets et leurs flûtes.

C'est pourquoi, quand je vous dis que ce disque qui a inauguré il y a a quelques années mes bonnes découvertes de dépot-vente vaut le détour, je pense que vous pouvez me croire.  Guitares, kena, charangos et autres instruments divers sont ici mis à disposition de quatre chevelus français qui mélangent les sonorités des Andes avec une conception plus européenne de la musique. Rythmes traditionnels et mélodies directes, et même parfois des bons gros passages au bombo presque technoïsants s'affrontent dans une douce harmonie. Je dis oui ! (En revanche, si vous aussi vous aimez, faudra vous accrocher pour trouver le disque, je ne pense pas qu'il ait été réédité en CD...)

 

 

Roquito
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Ecarlate (j'adore ce gros son de bombo ^^)

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Echelle de facilité d'écoute 

 

Rythme 3/5: De quoi se familiariser avec les Andes

Mélodies 5/5: Ca se retient tout seul

Longueur des morceaux 5/5: 12 morceaux en 32 minutes ! Vive le vinyl !

Passerelle vers: Musique Sud-Américaine, flûte, guitare