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15/12/2010

Facilelamusique la 200e !

Project200_logo_W.jpgCe petit blog personnel et sans prétention arrive déjà à sa 200e note. Mine de rien, et même si il est alimenté à une fréquence plus qu'irrégulière et insuffisante, je m'étonne en toute fausse modestie de continuer à le trouver plutôt sympathique. Mes grands élans de notation sont tombés dans les nues, je parle sans aucun doute de musique de moins en moins facile, mais rétrospectivement, je dois dire que je ne renie rien ou si peu de ces petits moments.

Il y a bien des choses qui me chiffonnent, comme la forme quasiment archéologique et pas du tout web 2.0 du lieu que je vous fait subir ^^.... Ou alors savoir que les fichiers mis en écoute ici pour aider simplement à la découverte semblent allégrement piratés (super les gars, c'est du 128...) ou transformés en sonnerie de portable par exemple. Avoir peu de retour aussi ça peut parfois un peu démobiliser. Quoiqu'on en dise, on n'écrit jamais totalement pour soi, on aimerait recevoir des messages de fans énamourées vous criant leur remerciements. Mais finalement, on peut aussi considérer celà comme une grande qualité: pas de débats stériles, pas de réactions hallucinées, pas de "Moi je etc...". Et j'aime ça. Tous les jours, environ cinquante personnes se perdent volontairement ou non ici-bas. Je les remercie donc encore toutes, et je leur souhaite de trouver ce qu'elles cherchent, où mieux encore, ce qu'elles ne cherchent pas. Et je risque aussi de continuer un petit moment, je viens de repayer la facture !

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Et comme, c'est quand même un blog de musique ici, un petit extrait bien à son image, naif, mal enregistré mais charmant d'Alain Goraguer issu de la bande originale du film "Les Portes de Feu". Avec un peu d'imagination, on dirait une chanson d'anniversaire ^^


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10/12/2010

Albert Ayler - Témoignages sur un Holy Ghost - Un saint livre

AlbertAyler_livre_w.jpgLa vraie bonne surprise musicale de cette fin d'année n'est pas un disque mais un livre. Un ouvrage qui parle d'un saxophoniste méconnu, habité par la grâce et au destin de rock-star incomprise et déchue, Albert Ayler. Edité au sein de la stimulante collection Le Mot et le Reste, ce recueil de témoignages d'admirateurs, d'écrivains, d'amis et de musiciens permet d'appréhender un peu mieux ce personnage mystérieux.

En donnant la parole à quelques quatre-vingts participants, la vie et l'oeuvre d'Ayler est ici revisitée sous tous les angles. Les mêmes moments clefs de sa courte existence (34 ans) sont racontés de multiples fois, les mêmes phrases citées par différentes plumes. On voyage alors avec lui. Cleveland, le Danemark, la Suède, Orléans où il fit son service militaire et croisa Alain Corneau, son concert en 66 à Paris qui se transforma en bataille d'Hernani tellement il transcendait le jazz et même le free-jazz pour toucher directement à l'âme de la musique, ses deux prestations à la Fondation Maeght en 70 et quatre mois plus tard sa mort, toujours bien mystérieuse et ce corps retrouvé dans l'East River à New-York. Ironie du sort, en ressassant sans cesse les même scènes, cet ouvrage illustre presque l'art d'Ayler qui faisait de courtes mélodies, hymnes ou airs de fanfares découpés, assemblés et rejoués avec une ferveur indécente et quasi-religieuse de vrais moments de pure jouissance. Les témoignages de Daniel Caux et Michel le Bris sont poignants, on découvre de purs amoureux de la musique et d'un homme simple au vibrato énorme. Et si les musiciens dans une belle objectivité avouent ne pas tous avoir fait d'Ayler un exemple à suivre, ils admirent tous son engagement total et désespéré dans son art, à la fois naïf et impressionnant (Le Douanier Rousseau et le Facteur Cheval sont souvent cités). Seuls quelques écrivains se perdent en poêmes abscons et pas vraiment passionnants, sans doute pour démontrer par l'exemple le chemin de la préciosité du free-jazz qu'Ayler n'a jamais emprunté au contraire de beaucoup d'autres.

On retiendra évidemment la phrase de John Coltrane avouant qu'Ayler allait là où lui ne savait pas encore jouer et réciproquement celle d'Ayler à qui l'on demande de jouer aux obsèques de Coltrane ("Mais, je ne pourrais pas jouer en pleurant !"), ces morceaux aux titres mystiques ("Ghost" et surtout "Music is the Healing Force of the Universe") et ses déclarations mytérieuses "Coltrane est le père, Pharoah Sanders est le fils, et moi, je suis l'Esprit Saint (Holy Ghost)". On retiendra sa mort glauque qui n'en finit plus de faire fantasmer (en vain ?) dans un dénuement et une certaine pauvreté et qui renvoie aux plus grands des musiciens maudits (Il fallu quêter pour enterrer Bela Bartok !! gueulait Ferré) et plus près de nous peut aussi rappeller que Cuneiform Records, suite à la mort de Hugh Hopper a édité un disque en édition limitée pour aider un peu sa veuve dans le désarroi...

Et surtout on retiendra cette vision de la musique transcendant tous les genres et qui devrait pousser toujours plus les vrais amoureux de cet art à encourager et chercher là où ils se terrent, souvent très loin des courants dominants, tous ceux qui l'incarnerait encore (Philippe Robert évoque Merzbow, d'autres pensent à Mats Gustafsson ou Peter Brötzmann). Cette musique, atypique et sauvage qui s'impose d'elle-même à ceux qui sont pret à la recevoir, violemment, sans préavis, et saccage toutes les classifications par son évidence, à l'image d'Ayler, qui en jouant sur certains standarts, se foutait parfois de tout, des accords de transitions et du reste pour gueuler dans son saxophone la quintessence même des compositions dans un élan mystique, au risque de faire défaillir les éternels puristes.

Enfin, on retiendra ces mots d'un Jacques Réda touché par la grâce a propos du Summertime d'Ayler:

Il n'a pas joué Summertime. Il s'est agenouillé devant lui, il lui a parlé à voix basse et tendre, il l'a supplié comme pour rappeler à soi quelqu'un qui vient de défaillir et, à demi-défaillant lui-même, il lui a chuchoté et crié combien il avait été beau et combien lui, Ayler l'aimait, et combien cette distance infanchissable où il se retranchait maintenant était effrayante et injuste, et cédant à la colère du chagrin il s'est emporté, entrecoupant d'injonction sa plainte pantelante et presque animalement funèbre. Puis il s'est calmé peu à peu. Il n'a plus émis qu'une lamentation résignée proche du murmure. C'était fini.

 

 

 

12/09/2009

Gotainer, Matching Mole... Je chante ce que je dis et je dis ce que je chante !

Tant de chanteurs d'évertuent à essayer de trouver de jolies paroles que ça en devient désespérant. Mauvaises rimes, sentiments à la chantilly, tout y passe, avec peu de raison de sauter au plafond à l'arrivée. Alors que, pourtant, écrire une histoire interessante, ce n'est pas difficile, il suffit de raconter ce qui se passe...

gotainer.jpgAvec par exemple Richard Gotainer, oui celui des youkis et des décalcos... Pour son premier disque, il opérait en symbiose avec Claude Engel, un multi-intrumentiste plutôt guitariste et plutôt versé dans les expérimentation bizarres jusqu'alors. Alors entre délires adolescent et comptines musicales, on avait pour finir Le forgeur de Tempos ce mignon "Fais moi une chanson"

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Ceci dit, l'ami Richard n'avait pas non plus inventé l'eau tiède, puisque l'immense Robert Wyatt, sitôt après avoir créé un nouveau groupe en hommage à l'ancien qu'il venait de quitter (Soft Machine) jouait à fond la carte du second degré. Sa nouvelle formation s'appelle donc "Matching Mole" ce qui évoque évidemment des bizarres histoires de taupes alors que sa signification en est bien plus simple, il suffit de traduire "Soft Machine" en français (Machine molle) et de prononcer le tout... à l'anglaise. C'est limpide et rigolo, et on ne s'étonnera donc pas de trouver au milieu de ce petit trésor du début des années 70 Signed Curtain. Une chanson elle aussi très descriptive...


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Depuis, le second degré, la mise en abime n'est plus vraiment la norme. On préfère l'anecdotique et les histoires de maison de campagne ou les barbecues virent à la catastrophe.

Mais quelquefois, on retrouve l'histoire qui se raconte elle-même. C'est toujours aussi charmant et souvent drôle, même quand il s'agit de relectures commentées avec talent de vieux clips ringards. Comme cette version hilarante de Penny Lane des maintenant remasterisés Beatles

02/12/2008

Balafon, Vibraphone.... De l'Afrique à Chicago

balafon-347x283.jpgLe balafon est un peu (et en prenant moult raccourcis) au vibraphone ce que la kora est à la guitare, un instrument de l'afrique de l'ouest qui rappelle étrangement un cousin occidental. Il partage avec la kora ses sonorités cristallines, avec lui on peut tisser de longues et douces improvisations. Peu enclin à mettre en valeur les lignes mélodiques ou à encourager les solos endiablés même si de veritables virtuoses en jouent, le balafon est avant tout un merveilleux instrument pour accompagner les airs traditionnels, et éventuellement les faire s'évader vers des horizons nouveaux.

Histoire d'oublier un peu la mémorable citation de Nagui entendue au détour de deux questions sur Harry Potter dans son jeu Tout le Monde veut prendre sa Place: "Le balafon, c'est une sorte de xylophone, mais en bois", on peut essayer de suivre cet étrange instrument, et comment il rejoint des musiques bien plus modernes, tel que le post-rock, toujours très friant de de nappes hypnotiques...

 

411508.jpgBallaké Sissoko est un grand joueur de kora, qui sait aussi merveilleusement d'entourer. Il ne se met jamais en avant et sa musique est d'une fluidité délicieuse. Il est ici accompagné par Fassery Diabaté au balafon... Une musique pure et limpide donc ou les sonorités claires de l'instrument sont remarquablement mises en valeur, et où la virtuosité s'éclipse au profit de la sensibilité.

Ballaké Sissoko - Deli

Saratikan
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296209960_fd351fa32f.jpgLe vibraphone a longtemps était l'apanage essentiellement du jazz (Lionel Hampton) et des musiques noires (ah Roy Ayers...). Mais depuis peu, les jeunes formations impétueuses comme Tortoise profitent de la richesse et de la force des lignes musicales de l'instrument pour renforcer les ambiances un peu entêtantes qu'ils affectionnent. Longues planeries, rêves hallucinés se voient ainsi mis en valeur par le vibraphone et gagnent en profondeur... Et nous on fond...

Tortoise - TNT

Ten-Day Interval


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Et donc, on arrive comme toujours à la rencontre de ces deux univers différents mais se retrouvant sur l'essentiel. Ici, il s'agit de la stimulante rencontre entre un balaphoniste et un vibraphoniste qui a préalablement bien cassé et tordu son instrument pour en extraire les sonorités les plus incertaines et délicieusement sales. Il y a un peu de Bojan Z là dedans, et ce n'est pas une mauvaise nouvelle.

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Kouyate / Neerman - Kangaba

Bamanan Don

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03/08/2008

Musique expérimentale, Offonoff, quelques fiers mongols et KTL, les NPAI à l'improviste

Logo_NPAI.jpgNouvelles Pistes Artistiques Inclassables. Voilà sous quel nom se cache l'un des festivals musicaux les plus étranges de l'été. Intransigeant ou pire. Ici règne l'avant garde de l'avant-garde. Une faune spécialisée, presque secte selon certains suit ces étranges explorateurs, qui pour beaucoup, ne sont que des imposteurs finis, prêts à profiter de l'illusion de savoir et de supériorité qu'ils donnent en spectacle. Curieux, mais pas spécialiste, je me suis lancé dans l'aventure pour deux soirées. Live-report improvisé...

 

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Ce festival intransigeant et entier refuse donc de mourir. Chassé hors de Gâtine par des élus goutant peu les expérimentations radicales, il a trouvé refuge à Niort, au sein d’une petite constellation de petites salles. Et la programmation musicale, plus que jamais sans compromis laisse deviner que les difficultés et les déménagements n’atteignent pas l’ambition des organisateurs. On vivra par l’improvisation et l’avant-garde, on l’on périra par elle s’il le faut. La fine fleur des bruitistes sculpteurs sonores se retrouve, pour cette escale  inédite dans leurs déambulations mondiales. Et une grosse centaine de spectateurs venu d'un peu partout en France et en Europe sont au rendez-vous à flaner entre les stands de disques improbables, la buvette et la salle des fêtes de  Sainte Pezenne qui sera donc honorablement remplie.

Vendredi  02 Aout

Anthony Pateras / Robin Fox

Robin_Fox_-_pateras_fox_-_Image_courtesy_the_artist.jpgIl faudra s’y faire, un intello à lunettes au look de geek mal dégrossi peut faire plus de bruit avec un doigt que la pire brute de guitariste qui fracasse son instrument. Attablés derrière leurs écrans et une montagne de branchements divers, les deux hommes ne donnent pas l’impression de donner un concert. Absorbés par leurs machines, ils ne communiquent pas avec l’assistance et se contentent d’élaborer un échafaudage sonore de haute-volée. On jurerait qu’ils participent, à une partie de Counter Strike en réseau, d’abord ennemis, arrosant l’autre d’une rafale de fusil, balançant grenade et larsens à l’avenant, entrecoupés de silences indécis. Ce qui semblait abscons sur une page myspace ou une video youtube de raccroc prend toute sa valeur. Le choc est autant physique que sonore. Chaque son, fragment d’une guerre industrielle à venir est d’une pureté et d’une puissance fascinante. Le souffle atteint l’assistance, et progressivement, les frères ennemis se liguent enfin pour combattre d’autres esprits imaginaires. Guerre terrestre puis aquatique, secouant les sonorités plus claires, et les superposant avec violence,  Pateras et Fox à force de crescendo irrésistibles, se montrent à un niveau inattendu. Enivré par cette puissance, un individu tout imbibé en vient à apparaitre à leurs cotés, déambulant, dansant et criant autant qu’il le peut. Apparemment, les crédits alloués au festival ne comprenant pas de service d’ordre, l’énergumène passa plus de la moitié du concert à faire son petit happening personnel, sous les regards mi-amusés, mi agacés des spectateurs, et de Antony Pateras, qui goutait peu les vocalises alcoolisées de l’individu… Finalement doucement évacué, la prestation s’achève par des ambiances plus industrielles, la guerre laisse place à la reconstruction, et la violence des machines remplace celle des soldats. Une très bonne introduction  un peu trop longue peut-être, mais de qualité.

Antoine Chessex / Kasper T. Toeplitz "Dark Matter"

image.php.jpgAntoine Chessex, jeune français au look d’étudiant en géophysique appliquée joue du saxophone. Disons plutôt qu’il a un saxophone entre les mains lors de ses performances. Le bel écrin de cuivre n’est là que pour générer des tremblements telluriques, terriblement impressionnants qui seront ensuite travaillés, grâce aux nombreux artifices à sa disposition. A ses cotés Toeplitz et son ordinateur générateur de couches sonores ascendantes s’installe derrière un étrange instruments, mi-basse électrique, mi ordinateur dont il extirpera des sonorités plus aigues et parfois même (oh sacrilège ultime !) presque mélodiques. Intense expérience sonore compacte, raz de marée irrésistible où se mêlent éruptions volcaniques des profondeurs, naufrage de bâtiments de guerre rouillés, tonnerre et chants de sirènes apeurées. Hurlant autant qu’il joue dans son saxophone, et s’engageant entièrement dans sa performance, Chessex impressionne. L’assistance affronte debout cette vague surpuissante ou plus souvent, assise ou allongée, décide de se laisser submerger. Probablement moins improvisée qu’elle ne semble, la mise en place de cette sculpture sonore irrémédiable donne des frissons de plaisir et de peur. Expérience inédite, à mille lieues de tout ce qu’on peut imaginer, c’est une demi-heure hors de tout qui nous est offerte. On ne cherchera cependant pas à reproduire l’expérience chez soi, où disques et vidéo ne pourront jamais reproduire un dixième de la puissance délivrée en live. Encore plus que les autres musiques, ici, c’est en direct que l’on goûte l’éphémère déluge. Et c’est sans doute derrière cette sensation ultime que court la faune fanatique présente ce soir.

http://www.lembobineuse.biz/agenda/event.php?agenda=20071118_203801 

KTL Stephen O'Malley / Pita

m_1878c760556fc9200d8d7f37a60406e6.jpgL’homme bourré, star involontaire du premier concert est sensé être un Dieu, ou pas loin. En tout cas, c'est l'un des seuls artistes dont je connaissais l'origine par l'intermédiaire du groupe SunnO))), dont le nom m'est souvent revenu aux oreilles. Entre le metal obscur et les lourdes variations minimale, la formation s'est forgée une solide réputation. De l'univers du metoool, O'Malley aura donc surtout gardé le gout pour la binouze et le pinard, visiblement tellement passionné par l’air des Deux Sèvres qu’il s’est méthodiquement abimé la carcasse pendant toute la soirée. Alors quand déjà saoulé de larsens divers, on se prend en pleine face, une énième vague sonore  vaguement agrémentée d’accords cradingues de guitare au ralenti, ca fait mal. Ca fait mal au sens propre, le volume sonore élevé ajoutés à une fatigue naissante, décourage le chroniqueur au bout de 15 minutes de grunge bruitiste. On part avec des larsens pleins les oreilles et pas trop de regrets...

 

Samedi 03 Aout

Malheureusement, le premier concert se déroule sans moi... Mais d'après les réactions diverses, la prestation était vraiment, très bonne, dommage donc pour nous, et on espère recroiser Gert Jan Prins et Tomas  Korber

 

 

Guionnet / Mattin / Murayama / Grassier

DSCN0599.JPGDonc, pour moi la soirée la commencé par un truc assez mauvais, juste basé sur le silence et sa rupture la plus violente possible, tel un film d'horreur sans image. Les musiciens coupaient la moindre ébauche de montée en intensité, s'empétraient dans des bruits minimalistes, et d'un coup, un mec la tête enfouie dans son ordinateur portable se met à gueuler d'effroi et de rage comme s'il venait de voir la coiffure de Steven Wilson au réveil. A partir de là, c'est l'angoisse, on guette ses réactions, on n'ose plus fermer les yeux de peur de faire une crise cardiaque à la prochaine lubie de l'homme à l'écran. Ca devait être ça le but profond de ce concert, mais c'est quand même plutôt assez nul. (Attention les yeux, j'ai trouvé mon appareil ^^)

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Massimo Pupillo / Terrie Ex / Paal Nilsen-Love "Offonoff" 

DSCN0600.JPGMoment le plus attendu de votre serviteur Offonoff le trio de free rock déjanté, à base de ZU et d'Ex et de batteur venu du froid prend un départ assez difficile, loin de la terrible homogénéité des italiens, Massimo Pupillo et sa basse, ont du mal à donner sa pleine mesure. Mais Petit à petit, les expérimentations laissent leur place à une violence et une cohérence assez furieuse, le batteur en chemisette est ahurissant, et ca devient carrément jouissif lors du rappel... On en veut encore !

 

La chance de ce concert de cloture, c'est la venue inattendue de la fanfare de Quelques fiers Mongols que tout le monde connait déjà puisque j'en ai parlé ici même il y a plus dd'un an... ^^

Ces énergumènes reprennent avec sousaphone et limonaire les titres de Led Zeppelin. Ca commence par Kashmir, venteux et langoureux et ca part vite en sucette spatiale aux airs de Sun Ra, avec notamment l'ajout d'un clarinettiste, d'un tromboniste assez libre de tout, et d'un homme machine générateur de larsens qui vint lier le tout en une expérience de free rock psychédélique improvisé stupéfiante. Absolument génial, plein d'envie de se frotter à l'autre, de se mettre en danger. C'était incroyablement passionnant. C'était de la musique, de l'échange quoi.... Difficile de décrire ce moment entre happening, rock et performance visuelle. En tout cas, le résultat est l'un des plus grosses expériences de concert que j'ai vécu, la force de l'improvisation et de l'instant probablement....DSCN0603.JPG

NB: pour tout problême de droit sur les images, merci de me contacter, je les supprimerais...

Mais bien sur, un festival, n'est jamais un festival réussi si on n'en profite pas pour ramener plein de disques... Et on était gaté puisqu'un amoureux passionné de la musique electro-acoustique et expérimentale était là avec son stand généreux pour abreuver les curieux au pouvoir d'achat en règle générale assez conséquent qui se pressaient autour des disques tous plus inconnus les uns que les autres à mes oreilles... Quelques noms m'attirent un peu...Charlemagne Palestine notamment, et j'en profite pour parfaire ma culture. Mais comme j'ai plutôt l'impression qu'il faut que je m'attaque à mon inculture, je décide aussi d'attaquer la montagne de la musique expérimentale progressivement avec l'achat d'une bonne vieille compilation des familles, An Anthology of Noise and Electronic Music, volume 1, il y'en a 5, ca promet des bonnes soirées en perspective...

L'ambiance de ces morceaux est assez loin de la performance de ce week-end, mais ils donnent le ton...

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Charlemagne Palestine - Tritone octave 1. Part II
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 Angus MacLise, Tony Conrad et John Cale - Transe # 2
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