14.02.2009
"Soul Messages From Dimona" la compilation des Israeliens fonky
Les compilations de bonne musique des années 70 sont légions. On a eu droit au Nigeria, au Benin et à l'Ethiopie, et maintenant, c'est au tour d'Israel de se découvrir à travers cette sélection de groupes plutôt stupéfiants. Du bougeage de popotin en perspective. A défaut de tomber sur une de ces pépites en vinyl au détour d'un vide-grenier magique, je fais donc souvent mon bonheur en profitant du travail d'artisan de quelques esprits éclairés.
Et Dieu que ces compilations valent plus que bien des nouveautés déjà frelatées. Cette compilation regorge de "killer-tracks" comme diraient les DJ's avec des passages reggae, des solos d'orgue approximativement géniaux et une bonne humeur très communicative... Le vrai plus de ce disque, c'est l'ambiance religieuse qui s'en dégage, des choeurs de femmes qu'on imagine en liesse, une sorte de transe musicale spirituelle et joyeuse.
Burn Devil Burn
11.11.2008
COS "Babel" Le jazz-funk progressif belge qui le fait bien
L'hiver approche. Et la vraie mauvaise nouvelle qui en découle, ce ne sont pas les nez qui coulent, mais bel et bien la fin de la saison des vide-greniers et autre brocantes dominicales...
Ah, le bonheur de découvrir pour quelques euros, des disques plus improbables les uns que les autres. Rassurez-vous, ici je ne parlerais pas des disques de hard-rock français des années 80 de groupes tous sponsorisés par Jacques Dessanges ou de Raoul Ours qui nous explique en deux faces très didactiques comment faire parler son perroquet (car j'ai acheté ces disques et bien d'autres encore...). Non, je vous garde la crème de la crème, les pochettes intrigantes, les groupes bizarre, "Oula, c'est à moi, mais je sais plus ce que c'est comme musique...", enfin, tout ce qui fait le sel des promenade au milieu des tables de camping et de la vaisselle ébréchée.
Donc COS, groupe belge où l'on retrouve Marc Hollander entendu aussi au sein d'Aksak Maboul a sorti quelques disques à la fin des années 70 qui méritent le détour. Basé sur un bon vieux groove des familles et faisant l'impasse sur les grosses prises de têtes, ce Babel s'avale aussi facilement qu'un saucisson aux noisettes, et Dieu sait si j'aime ça. En résumant, une bonne façon de rentabiliser deux euros, quelques litres de super 95 et l'étrange sensation de passer tout le dimanche la tête dans un sac pour cause de lever matinal...
Babel
29.05.2008
James Blood Ulmer "Birthright" - Du sang neuf dans les racines
James Blood Ulmer vivait sa vie de guitariste d'avant-garde tranquillement, aux côtés de grands musiciens comme Ornette Coleman. Mais arrivé à un âge certain, poussé par quelques uns de ces amis, il n'a pu oublier totalement d'où il venait. Le blues originel couvait encore dans ses entrailles, un jour, avec juste sa guitare et ses doigts, il a accepté d'affronter la bête qui sommeillait en lui pour extérioriser lui aussi l'histoire de ses ancêtres.
Birthright est le résultat de ce combat. Une sorte de plainte squelettique, une voix faite pour celà et au final, un disque qui est bien plus rempli de sérénité que de tristesse ou de rage. Fidèle à lui même, il réussit à ne pas refaire ce que tout le monde avait déjà entendu. Le blues vit encore, il a plus que jamais envie de se frotter aux autres musiques.
Take My Music Back to the Church
Echelle de facilité d'écoute
Rythme 5/5: Du blues, du terrien
Mélodies 3/5: C'est rêche
Longueur des morceaux 4/5: Une petit solo de flute pour finir le tout et rallonger le dernier chef d'oeuvre.
Passerelle vers blues, guitare acoustique
13:22 Publié dans chroniques: la musique black, par où j' attaque ? | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques
07.05.2008
Tasha's World, John Legend. Il fait beau, on veut de la love-music !
Vous avez remarqué comme on a attendu en vain le soleil cette année. Comme on a été presque contraint de n'écouter que des musiques glauques et pluvieuses histoire de ne pas être frustré ?
Et bien un week-end de beau temps, un barbecue, une sieste dans un hamac, le sourire revient. On a bien envie de bronzer d'avoir des kilos en moins et des couleurs en plus. On veut surtout avoir à bouger sans préavis. Et là, la musique noire s'impose en douceur. Et John Legend, avec sa musique évidente qui n'est pas sans rappeler Stevie Wonder s'impose tranquillement. Ce mec, il a la classe. Cet album, il a la classe. Rien qu'à l'écouter, on gagne des points de karma.
A côté, un disque que j'ai souvent presque eu honte d'aimer qui nous vient de Hollande si mes souvenirs sont bons. Une sucrerie sensuelle, parce que les hommes c'est sympa, mais quand une femme vient nous inviter à une sorte de transe sensuelle indécente, pour un vieux bouc comme moi, ca fait toujours effet. Donc dans Tasha's World, il y a une voix de femme qui invite simplement au bonheur, à la séduction insouciante autour d'une piscine et ça me plait...
Tasha's World - Past Lives
23:06 Publié dans chroniques: la musique black, par où j' attaque ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques
26.01.2008
Mahalia Jackson "Summertime / Sometimes I feel like a Motherless Child" - Le medley avant les autres
Il y a deux morceaux traditionnels de musique américaine que j'aime beaucoup. Ce sont "Summertime" l'immortel thême de Gerschwin multi-repris et "Sometimes I feel like a Motherless Child",le gospel chialant à l'honneur dans nombre de chorales.
Quelle ne fut donc pas ma joie et ma surprise d'écouter ces deux bijoux compilés en un joyau par la grande chanteuse Mahalia Jackson que je tenais jusque là pour une bonne animatrice d'eglise le dimanche (j'exagère quand même un tantinet). Et voilà, ni une ni deux, elle vient se placer en haut de mon panthéon en renouvellement permanent.
Evidemment, je ne peux résister au plaisir de vous faire partager les deux morceaux à l'origine de ce medley (qui est quand même plus réjouissant que les trucs style Delpech Mode (ah ah ah, qu'est ce qu'on se poile) ou Beatallica (qui possède aussi un charme certain, certes)) et ce d'autant plus que je suis tout fier de mon nouveau logiciel pas cher de numérisation des vinyls... ^^
Summertime / Sometimes I feel like a Motherless Child
Summertime (Louis Armstrong & Ella Fitzgerald)
Sometimes I feel like a Motherless Child (Louis & the Good Book) J'adore ce disque, il y a évidemment dessus l'ultraconnu "Let my people go" qui fut repris par Claude Nougaro...
00:20 Publié dans chroniques: la musique black, par où j' attaque ?, En direct de mon grenier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, jazz
16.09.2007
Sly and the Family Stone "The Essential" Master of groove compilation
Oui, je sais, tous les albums du groupe de black-music le plus novateur viennent juste d'être réédités, et c'est un peu étrange de conseiller une compilation. Mais bon, moi, les albums originaux, je préfère essayer de les choper en vinyl, et une bonne compilation, dans la voiture, çà envoie le bois. On gueule un bon coup et comme par magie, le soleil apparait...
Donc 2 albums remplis de tubes dont certains chantés dans jusque dans les églises (Everyday People). Ce qui est moins catholique, c'est la décheance toxicomane dans laquelle s'est vautré ensuite le bon vieux Sly. Mais comme à tous les génies, on lui pardonne. Sa magistrale famille cosmopolite n'a pas pris une ride.
Underdog (ne pas essayer de ne pas bouger)
Thank you
21:55 Publié dans chroniques: la musique black, par où j' attaque ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique
27.06.2007
Segun Damisa & the Afro-beats crusaders "Nigeria dey cry" Une mortelle envie de remuer !
Je commence à me spécialiser dans la découverte d' artistes déjà morts, j' espère que ca ne me portera pas malheur... Et étrangement, ils sont tous africains. Donc, le disparu du jour est Segun Damisa, bordelo-nigerian décédé il y a peu, qui avait été formé à l' afro-beat en Afrique et qui a eu le bon gout d' exporter la recette au pays du pinard. Entouré d' une joyeuse bande, c' est de l' été en barre qu' il délivre.
La recette de l' Afro-beat n' a pas beaucoup changé depuis le grand Fela, un rythme immuable, des cuivres dans tous les sens et une méchante envie de remuer son cul. Faudrait quand même qu' ils songe à fournir les danseuses africaines avec le CD la prochaine fois...
Gari Good (une petite intro toute cubaine, puis une bonne grosse vague qui vient...)
Echelle de facilité d' écoute
Rythme 4/5:Irrésistible
mélodies 3/5:Un peu derrière le rythme certes, mais bien péchues aussi
longueur des morceaux 2/5: (Ah oui, l' afro-beat, ca joue un peu sur l' hypnose chamanique ^^)
Passerelle vers afro-beat, black music, world music
07.06.2007
Tumi and the Volume - A fond le volume, à fond !!
Avez-vous déjà été pétrifié d' admiration à la découverte d' un album. D' un morceau sur l' autre, vous dire, "Mais c' est pas vrai, ils savent aussi faire çà ?"
Et bien c' est ce que j' expérimente ce jour avec le disque des rappeurs / grooveurs / slammeurs / enchanteurs Sud-Africains de Tumi and the Volume (aucune mention inutile à rayer ^^). Ca part dans tous les sens en restant toujours parfait. Du hip-hop sans boite à rythme, propulsé par un flow de rêve aux excursions plus soul portés par des voix chaudes comme une après en bord de mer pour finir par une réinterprétation adaptation de 12 minutes ensoleillée de Light my fire des Doors, rien n' est médiocre, rien n' est ordinaire dans ce disque. Derrière leur poête leader Tumi Molekane, épris aussi bien de jazz que d' afro-beat, cette formation nous emmêne bien haut ! Un grand coup de foudre...
Signs
Afrique (Fela is not dead !!)
These Women (attention 12 minutes inside !)
Echelle de facilité d' écoute
Rythmes: 4/5: entrainants oui !
Mélodies 3/5: Plutôt une question d' ambiance
Longueur des morceaux: Mis à part le poavé de la fin, tout est bien calibré 17 morceau en 67 minutes !
Passerelle vers hip-hop, world music
16:55 Publié dans chroniques: la musique black, par où j' attaque ? | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique
07.04.2007
Betty Davis "This is it" Une lionne en chaleur dans les 70's.
Betty Davis a été une des nombreuses compagnes de Miles Davis. Mis à part le fait qu' elle voulait voir son homme prendre un virage artistique résolument plus rock et qu' elle l' a convaincu que les pantalons en peau de serpent lui allaient à ravir, Bette Davis a également commis trois bombes de funk hypersexuel au coeur des années 70.
Au bout de trente secondes, on est catapulté dans une discothèque humide et pleine de d' hormones, assailli par des tigresses métisses en T-shirts trop petits. Ce n' est plus seulement de la musique, c' est aussi l' appel de la nature et de nos sens, c' est le brâme du cerf...
Cette compilation ne connait pas de temps mort. J' ai choisi
Funk
This is it
Echelle de facilité d' écoute
Rythme 5/5: Funkadelic n' aurait pas fait mieux. Groove groove groove
mélodies 3/5: Pas trop recherchées mais orgasmiques au possible, quelle voix !
Longueur des morceaux 4/5: On va à l' essentiel, 19 bombes dans le CD !
Passerelle vers black music, funk, Miles Davis
21:15 Publié dans chroniques: la musique black, par où j' attaque ? | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique
19.06.2006
Sergio Mendes "Timeless", l' hymne de la coupe du monde
Encore une petite arrivée en retard, ce disque n' a vraisemblablement pas besoin de mes recommandations étant donné qu' il a été plébiscité dans l' émission de Laurent Ruquier, qui aux dernières nouvelles a une audience un poil supérieure à ce blog.
Sergio Mendes c' est le dandy de la musique brésilienne, apôtre d' une musique festive et simple, loin des théoriciens de la bossa-nova que pouvaient être les néanmoins géniaux Joao Gilberto ou Antonio Carlos Jobim. Un de ces plus fervents admirateurs, le rappeur will.i.am des Black Eyed Peas a décidé de lui rendre hommage en mitonnant cet album plein de samples, de breaks, d' invités prestigieux (Dis Stevie Wonder, ca te dit de venir jouer de l' harmonica sur du Baden Powell ?) et de joie de vivre. Le bon Sergio Mendes n' allait pas laisser passer l' occasion de revenir sur le devant de la scène. Le résultat, une bande annonce pour l' équipe de footchebol qui arrive au mondial. Soleil, jeunesse et apéro sucré au programme. Ramenez les chicas, il va faire chaud dans les caleçons..
Mas que nada, incontournable
Berimbau / Consolacao, un thême inoubliable
Echelle de facilité d' écoute
Rythme 4/5: Rythme chaloupés ou riddim de ouf comme on dit.....dans les West Indies !
Mélodies 5/5: C' est bon, c' est doux, ca se sussure à l' oreille....
Longueur des morceaux 4/5: rien à dire
Paroles....Mi anglais mi brazil...
Passerelle vers world-music, hip-hop



