14.10.2009

Alain kan "Et Gary Cooper s'éloigna dans le désert" le glam à la française

kan.jpgAvant que David Bowie et son glam-rock ne débarque en France, Alain Kan menait une carrière discrète, cachant sa singularité derrière des petites chansonnettes innocentes. Mais dès que la multinationale du maquillage arriva dans l'Hexagone, le timide garçon se changea en créature androgyne et subversive. Sa voix escalada les octaves pour donner vie à un immense cabaret décadent au coeur duquel il tronait. En 1975, Laurent Thibault, venu de Magma lui concocte un album qui sent le stupre et le LSD. Toute la ménagerie tirée de l'imagination malsaine et magique de Kan sort les griffes sur des lignes de basses poisseuses comme un dancefloor à 5 heures du mat. Il monte, il rit, il pique une méchante descente ("Hollywood Suicide"), et joue son spectacle grandiloquent. Quelques années plus tard, il trouva dans la rebellion punk l'occasion de mettre en avant son art sans concession. Etrange, presqu'intouchable, Alain Kan finit pas disparaitre comme un de ses personnages en s'évaporant après avoir été aperçu dans une station de métro. Son beau-frère Christophe considère qu'il est juste parti en tournée, en tout cas  s'il revient il a interet à ressortir un disque aussi fascinant que "...Et gary Cooper s'éloigna dans le désert". Je l'exige.

Le premier bébé de Lady Star Lune (y'a Starmania qu'a mangé trop d'acide)
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Nadine, Jimmy et moi
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10.09.2009

Akron/Family "Set' em Wild, Set 'em Free" le feu de camp passe à l'électrique

akron.jpgIl m'arrive de moins en moins souvent d'acheter des disques juste après les avoir écouté dans une grande surface. Le plus souvent l'expérience tourne court, les specimen choisis pour faire office d'appat à la population sont souvent assez fades à mon gout, mais parfois, la bonne surprise peut surgir du casque.

Akron/Family par exemple, un trio qui non content de pomper le concept de "grande famille musicale" à Sly Stone lui pique aussi l'idée le drapeau américain sur la pochette fait partie de ces divines révélations. Rien de révolutionnaire, juste des chansons baties sur les bonne fondations du folk nord-américain qui se transforment souvent en célébrations paiennes et enjouées. Il y a un peu de A Mt Zion dans ce groupe, un esprit fraternel, des chants en choeur et on l'imagine, un leader charismatique faisant craquer les filles quand il ouvre négligemment sa chemise à carreaux.

En tout état de cause, Set'em Wild, Set'em Free est un disque bon et honnête. Sans chercher à jouer au-dessus de leurs moyens, la famille à Akron rassemble toutes les bonnes énergies qui gravitent autour d'elle, et ca fait du bien.

Everyone is Guilty
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River
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02.03.2009

Jamie Saft "Black Shabbis" BEUARRRH aussi... Mais avec classe !

black.jpgJ'ai essayé pas mal de disques pour m'initier aux plus sombres musiques de cette terre. Des noms erraient dans mon esprit... Marduk, Dimmu Borgir ou autres... Et à chaque fois, c'était la déception. Je n'adhérais pas. Pourtant, ils gueulent bien les bougres. Mais il me manquait quelques chose. Ce petit truc, c'est peut-être l'admiration pour l'artiste... On accepte mieux les leçons quand on connait et apprécie son professeur. Et donc quand Jamie Saft, jeune claviériste qui a donné notamment quelques adaptations à tomber de bonheur du répertoire Masada de John Zorn se change en Belzébuth pour exposer son point de vue sur des musiques violentes et glauques, j'avais surement plus envie d'apprécier son travail que celui d'autres.

Mais en tout état de cause, ce disque stupéfiant qui passe en revue à la fois le côté enervé et presque gluant du metal (2 pièces d'une dizaine de minutes qui vous collent au goudron) mérite d'être écouté. Il respire la sincérité, l'envie de balancer une hypothétique chevelure, de gueuler comme un putois, et malgré tout, au milieu de tout celà la musique, dérangeante, fascinante. Nos plus profonds démons trouvent ici de quoi vibrer.

 

Blood
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The King of King of Kings (Avouez-le, avec un tel titre, ça ne peut pas être de la mauvaise musique ^^)
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Echelle de facilité d'écoute

Rythme 3/5: Ca va du bourrin, au mou qui zigzague..

Mélodies 2/5: Ca dépend ce qu'on appelle mélodie, certes. En tout cas, pour chanter très fort, pas de problème ^^

Longueur des morceaux 3/5: Du concis, et du doom à rallonge divin

Passerelle vers metal, death metal, Tzadik

 

 

22.09.2008

Deutsch Amerikanische Freundschaft "Für Immer" Das ist sehr Gut !

B00000FY8A.01.MZZZZZZZ.jpgCeux qui ignorent tout de ma vie (et ils ont bien raison), ignorent aussi que j'ai une sérieuse tendance à courir les vide-greniers pendant les week-end d'été. Plus que pour l'hypothétique trésor caché sur lequel je ne cracherais néanmoins évidemment pas, c'est pour la découverte musicale permanente que celà procure que je suis littéralement accro. Le bonheur de trouver des sonorités inconnues, pour un euro, ca vaut toujours le déplacement. Alors des fois, il est vrai qu'on tombe de haut, on se retrouve avec des vieilles merde de metal des années 80 avec permanente obligatoire, des resucées horribles de tubes déjà pitoyables et d'autres...

Et puis, souvent, on tombe sur des personnes qui revendent simplement leurs disques "parce qu'on ne les écoute plus" ou "on n'a plus la machine". En tout cas souvent l'occasion de parler avec eux, comme ce couple dont Monsieur avait travaillé 15 ans en Allemagne... il en a ramené des disques, un peu de Cure et d'autres choses... L'autre chose c'est ce disque de Deutsch Amerikanische Freundschaft. Pour un groupe de la fin des seventies, on peut dire qu'au moins, ils avaient le sens de l'humour, parce "Amitié Franco-Allemande", je crois pas que ça aurait fait rire grand monde chez nous à l'époque... Donc, c'est du teuton pur jus, c'est du béton, y'a des relents punks et bruitistes et j'adore ce disque, ou du moins, ce morceau que j'ai écouté moult fois depuis hier !

Un petit partage s'imposait donc (excusez la qualité du morceau... il faudrait que je revois un peu mon installation...)

Deutsch Amerikanische Freundschaft / Ein Bisschen Krieg


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Rendez-vous bientôt pour de nouvelles aventures...

 

19.09.2008

Jannick Top "Infernal Machina" La Zheul vit encore, je l'ai entendue

3503_19387.jpgAh, ça fait longtemps que l'on attendait celà, un disque de pur Zheul par un des musicien qui a le plus déménagé la couenne de l'institution Vanderienne. Jannick Top, le bassiste au look de tueur à gages ukrainien qui avait déjà dynamité avec De Futura dans les années 70 la scène rock française au sein de Magma revient. Avec cet album d'une densité et d'une cohérence impressionnantes, il donne une nouvelle voie à un courant musical qui avait peut-être un peu trop tendance à ne se reposer que sur un seul homme ces derniers temps. Sans rien renier de ses racines, mais en créant une mythologie singulière avec des voix venues de l'Est envoutante et une rythmique plus que jamais en granit, l'ex-bassiste de France Gall et de bien d'autres frappe fort. Entrainant dans sa course folle bon nombre de musiciens d'exception dont, il offre un nouvel opus (ah, ah, j'y crois pas, j'ai écrit opus, l'expression maudite du chroniqueur musical ^^) à la légende de la Zheul. Le genre de disque qu'on révait sans y croire.

 

Part VI - Je scotche sur un solo de guitare tous les deux ans, le précédent, c'était celui de Nels Cline avec Wilco sur Impossible Germany... Là, il y a tout, un climax, une éruption finale, le bonheur....


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Voilà, ca fait du bien non... Ah et j'essaierais de rentabiliser un peu mon abonnement à ce cher bloblog, c'est vrai que je ne n'étais plus trop au taquet non plus ces derniers temps moi... ^^

 

21.07.2008

Et si on parlait du dernier Sigur Ros ?

sigur.jpgSigur Ros est un groupe islandais plus ou moins étiqueté "post-rock" qui s'était plus ou moins spécialisé dans les morceaux longs et froids comme l' hiver septentrional, et pour tout dire, leur musique ne me faisait pas faire des bonds de cabri. Oui, mais voilà, nos amis du Nord viennent de sortir un nouvel album au nom absolument imprononçable qui n'est plus triste, mais plutôt jovial et entrainant.

Donc dilemne, des fans du groupe trouvent ce disque trop pop et mièvre, et des incultes comme moi, se disent que si ils ne connaissaient pas les antécédents des garçons, ils se laisseraient bien à en faire un des albums de l'été. Furieusement engageant, les premiers morceaux se plantent entre Arcade Fire  et un Mika qui aurait pris trop d'acides... Après, on retombe dans des ambiances plus conventionnelles pour le groupe, à savoir plus paisibles, mais bon, vous auriez compris que je n'ai pas besoin d'apprécier tous les morceaux d'un d'un disque pour l'aimer...

Alors, cet album reste un mystère... Mais ce qui est certain, c'est que ces morceaux pleins de vitamines risquent fort de terminer sur mes compiles personnelles... Si des âmes en peine passent par ici, j'attends leur avis...

 

Gobbledigook

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Inní mér syngur vitleysingur

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20.07.2008

Jay Jay Johanson "The Long Term Physical Effects Are Not Yet Known"

thelongtermphysicaleffectsarenotyetknown_1174115338664205.jpegAvez-vous profité des soldes culturelles ?

Plutôt que d'économiser 15 euros sur un beau petit top sexy qui ne fera qu'une saison ou une paire d'escarpins qui vous empêchera de courir pour prendre le dernier métro, essayez donc l'achat de disques à prix cassés. Enfin cassé, c'est un terme parfois assez faible quand on sait que l'on peut trouver de très bons disques à des prix assez terrifiants. Pour 1 ou 2 euros, on peut avoir de très très belles surprises. Comme ce disque du dandy suédois Jay-Jay Johanson, qui l'année dernière est retourné du côté du trip-hop... ou plutôt du trip-pop, tellement les mélodies sont accessibles et mémorisables. Une plainte mélancolique et raffinée à la fois triste mais lumineuse d'évidence.

Conclusion, pour si peu (bon je sais tout est relatif, pouvoir d'achat tout ça...), qu'est-ce qu'on risque ? (je vous rassure, j'ai aussi acheté des trucs absolument insignifiants ^^)

She Doesn't Live Here Anymore 


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C'est beau et frais, presque naif, ah la la, elle ne vit plus ici, les maisons sont vides, on pleure, on se pose des questions sur le sens de la vie... Un peu comme dans cette chanson de William Sheller que j'adore "La Maison de Mara". Tout ce grand musicien résumé en 1 minute 30... "On ne voit plus les deux lévriers blancs, ils ont du mordre Nicolas, nouvelle vie, nouvel amant, dans la maison de Mara..." C'est beau, et c'est cadeau.... Question subsidiaire, qui est donc ce Nicolas qui hante les chansons de William....


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14.06.2008

The brakes "Tale of two cities" - Debout sur les freins, tous dans le magasin

brakes.jpgVoici un groupe dont je ne sais rien. Je suis tombé par hasard sur leur page myspace (pourtant Dieu sait si je ne suis pas un fana de çà) par le biais de leur label Hyena Records... Mais après avoir écouté Into the Ground, je courrais partout pour réussir à dégoter ce disque. Cette chanson est ni plus ni moins qui le meilleur morceau pop-rock que j'ai écouté depuis plusieurs années, simple mélodique imparable.

Comme je ne suis pas trop l'actualité branchouillarde de la musique, il se pourrait que l'on en ai déjà parlé, mais je pense vraiment qu'il y a dans ce groupe un potentiel d'accaparation massive de la bande sonore de l'été comme dirait Tania Bruna-Rosso... Alors après tant de musiques bizarres, un peu de pop adolescente, ça peut faire du bien...

Into the Ground  Parfait, et en plus il y a de la trompette "cake-like" au mileu !


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Empty House Je ne résiste pas à ces petits accents PaulSimoniens....


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11.06.2008

Nels Cline "Destroy All Nels Cline" rock instrumental du XXIe siècle, année zéro !

danc.jpgAttention, ca va envoyer gros, ca va envoyer gras, ce disque est absolument fantastique. En fait ce guitariste de Nels Cline est absolument fantastique. Officiant déjà au sein du groupe de rock le plus stimulant du moment, à savoir Wilco, on découvre en cherchant un peu dans sa discographie que le monsieur n'a pas les idées trop étriquées en matière musicale. Improvisateur, explositionniste des conventions, il est aussi capable d'enregistrer des reprises à la guitare électrique d'Interstellar space de John Coltrane ou bien ce disque, avec 4 autres guitaristes électriques qui prouvent que la musique avance toujours.

En fait c'est véritablement le rock instrumental du XXIe siècle, ambitieux, violent, un peu sale que jouent Nels Cline et ses potes. Quelque part entre Sonic Youth et Guapo, Destroy all Nels Cline met tout le monde d'accord. Ce disque est aussi ambitieux et abouti que pouvait l'être les meilleurs albums de King Crimson au début des années 70. Comme quoi, il ne sert pas à grand chose de reproduire ce qu'on fait les anciens il y a 30 ans. Laissons les copistes flatter leurs idoles comme s'ils repiquaient des vieilles cassettes vidéo VHS. Ici, c'est du neuf, du puissant, ça s'inspire de tant de choses, mais ça ne ressemble à aucune. Gloire donc à Atavistic Records, petit label aux grandes oreilles ouvertes.

Chi Cacoan
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Echelle de facilité d'écoute

Rythme 2/5: Quelques passages presque Kraut-rock m'a fait remarquer un esprit éclairé...

Mélodies 1/5: Quelques entrelacs, de la puissance, mais pas trop de mélodies...

Longueurs des morceaux 1/5: Je vous aurais prévenu...

Passerelle vers rock indépendant, musiques improvisées, guitare, free jazz. 

31.05.2008

Black Ox Orkestar "Nisht Azoy" Le post-klezmer arrive

1698577321.jpgCertains disques semblent issus des amours incestueuses de deux styles musicaux. Pour le Black Ox Orkestar, groupe issu de l'écurie canadienne qui va de l'avant Constellation Records, on a clairement l'impression que les voisins de Godspeed You! Black Emperor ont un peu fricoté avec John Zorn et tous ses livres d'airs juifs distillés en dizaines de projets différents. L'âme, la mélancolie, l'abnégation de ce peuple se retrouve aussi donc sur cet album qui mêle avec délice l'hypnose du post-rock au recueillement de la musique traditionnelle. Doucement, l'émotion monte, il n'est pas question de technique. Plutôt que de faire monter la puissance sonore au fil du morceau, ce Black Ox Orkestar joue sur un autre registre, ce sont les larmes que l'on sent tout doucement arriver au bord de nos paupières. Joie, tristesse, résignation ? Un peu de tout celà, laissons tout celà nous emporter et partons...

 

Bukharian
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Ikh Ken Tsvey Zayn
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Echelle de facilité d'écoute

Mélodies 4/5: Elles se déroulent sans à-coups

Rythme 3/5: Souvent assez lent, mais toujours simples

Longueur des morceaux 4/5: Pour du post-rock, ca reste raisonnable... 

Passerelle vers Constellation Records, post-rock, Musique juive... 

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