04.09.2007

lastfm, vous connaissez ?

b92a395bccabd9b87f895752816ed712.jpgLe web regorge de ressources... A l' ordre du jour, un site qui fait découvrir plein de musiques et partager toutes ses préférences. Envoyez le nom de votre groupe favori et en avant la zizique ! Gratuit en plus, enfin pour sa version de base... Et pour peu que l' on joue ces morceaux sur Itunes ou Windows média player sur son ordi, il vous fait la coompile de vos écoutes, trouve les mordus de vos musique et tout le tintouin.

Donc je vous encourage à y aller !  

Mais peut-être que vous connaissiez tous déjà... ^^

 

Et si vous êtes inscrit et que ca vous amuse de faire partager vos écoutes, vous pouvez toujours entrer dans mon grand groupe dans lequel je suis tout seul !

http://www.lastfm.fr/group/faciletamusique

05.07.2007

Ernesto Nazareth, Pixinguinha... Le Choro, la véritable âme brésilienne

d5cca72040ece81a7b829791986c9e23.jpgLa musique brésilienne, voilà un vaste sujet. Pour certains, c' est la Batucada à Rio, les filles à poil et des percus dans tous les sens; pour d' autres, c' est la bossa-nova, Joao Gilberto et Chico Buarque (et les filles en bikini sur la plage); pour certains, ce sont les racines africaines, sa foi et ses chants... Tous ont raison, aussi métissée que la population, la musique brésilienne est multiple.

Mais il y a toujours un mot qui finit par revenir au détour d' une conversation... Choro ... Un terme qui viendrait du verbe 'chorar' (pleurer), bien que rien ne soit bien clair. Ce qui est plus évident, c' est que le Choro a précédé toutes ces autres formes de musiques, et qu' elle occupe toujours une place à part dans le coeur des brésiliens.

Pièce mélodique, joyeuse ou triste mais immédiatement assimilables, le Choro séduit par sa simplicité. Les maîtres du genre sont nombreux, mais s' il faut n' en retenir que quelques uns, ce sera pour moi Ernesto Nazareth et Pixinguinha qui vécurent au début du vingtième siècle.

fd0f9d35520518d76e6099209eb68996.jpgErnesto Nazareth, c' est la classe absolue, la simplicité, le piano qui fait réver. Polka, tango et autres s' enrichissent sous sa plume. Il est difficile de résister à de telles pépites, et quand ce sont des valses qu' il composent, celles-ci sont empreintes d' une si profonde mélancolie, qu' on en vient à regarder vaguement par la fenêtre, sans trop penser à grand chose...

 

a08de33bbb62508e6e1713ee36974a9e.jpgSouvent adaptées pour guitare, ses compositions, pour piano gardent toute leur fraicheur.  Arthur Moreira Lima explore cette oeuvre méconnue à travers ce disque sobrement intitulé Arthur Moreira Lima interpreta Ernesto Nazareth et croyez moi, ca vaut le détour.

Fon-fon, si joyeux

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Confidentia, si émouvant

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54f3f99812cd53b4e1a5b8546babe1ba.jpgPixinguinha, flûtiste de son état, détenait le même secret des mélodies inoubliables. Son air le plus connu Carinhoso enchante toujours autant. Ici jouée par le guitariste Baden Powell et Claudio de Queiroz, cette mélodie qui fut reprise par plus de deux mille fidèles lors des funérailles de son compositeur en 1973 n' a pas pris une ride.

Carinhoso 

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Enfin pour conclure, nous dirons donc que le Choro, musique sans prétention mais pas sans qualités n' attend que l' été et que le soleil se montre un peu pour se laisser déguster.. Ca fait un peu guide Michelin comme conclusion mais bon...   

 

 

16.06.2007

Ouais, 100 notes et maintenant ?

100 notes.. Ont-elles été utiles ? Ont-elles interessé ? Si j' en crois les quelques commentaires que je reçois, le retour est plutôt positif. Mais si pour fêter cet anniversaire symbolique vous pouviez participer en éventuellement me conseiller, me critiquer, me donner de nouvelles directions pour aller toujours de l' avant je vous écoute..

Plus de musique barrée, plus de musique pas barrée, plus de vieilleries ? Je suis prêt à tout entendre. Si par hasard vous avez découvert avec plaisir quelques disques ici, j' aimerais aussi bien savoir lesquels.. Voilà, de toute façon, je continue ma route, merci à tous ceux qui passent ici plus ou moins régulièrement.

d9ff82aeec767df375371428af9883a4.jpgEn attendant je vous offre un petit truc inclassable des années 70 d' un groupe français obscur mais sublime ZNR

ZNR - Traité de mécanique populaire - Plage 1 (infoutu de trouver un titre aux morceaux ^^)


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12.06.2007

J' ai vu Magma en concert, je peux mourir, mon âme ira sur Kobaïa

06193b4c08746814e32d0852e66db8c9.gifSur la liste des choses importantes à faire dans sa vie, il y aurait en bonne place "Assister à un concert de Magma". Si un fan de Vander traine par ici, je m' excuse d' avance, il n' apprendra rien à travers ces lignes, et m' en voudra certainement de parler d' un sujet que je connais si peu.

Parce que être fan de Magma, voilà un boulot à temps plein, le concert approchant, les fidèles aux pendentifs et T-shirts reconnaissables se massaient, certains, 80 célébrations au compteur ne se lassant toujours pas du spectacle. Ce spectacle qui avant même de débuter prend des allures de cérémonie. Avant le début, j' ai même entendu des "Si c' est ta première fois, essaie de te placer devant !".. Devant au plus près... Au plus près de formation sans aucun doute la plus mystique et la plus impressionnante du rock hexagonal voire planétaire, voire dans leur cas interplanétaire puisque toute leur musique, chantée en kobaïen parle de planètes lointaines d' exils, de voyages.

 

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Le commandant de bord, c' est evidemment l' omnipotent Christian Vander, compositeur, batteur surpuissant, sorcier de la troupe. Une centaine de musiciens l' ont déjà accompagné dans son périple, mais il reste plus que jamais le maître. Le périple commencé en 1969 se poursuit encore.

Magma produit une musique si atypique qu' il a fallu lui inventer un qualificatif -Zheul-, et donc si puissante si compacte qu' elle entraine depuis bientôt quanrante ans une addiction bien particulière. Une soirée ne suffisant évidemment pas à entrevoir l' ensemble de l' aventure, ce ne sont pas moins de 6 concerts qui sont programmés consécutivement cette semaine sur la scène du Triton, salle de l' Est Parisien à la programmation aussi éclectique que constante dans l' excellence. 

Acoustique irréprochable, équipage irréprochable, assistance déjà comblée, le voyage commence. Les voix sensuelles et l' orage électrique se mêlent à la perfection. On monte, on descend, on se laisse aller, il y a vraiment un peu -ou plus- de l' auditeur qui se dissout totalement dans cette performance. Le novice accuse le coup avec délice, en voudrait encore plus, voudrait rester toute la semaine sur place pour pouvoir gouter cette heure de communion quotidienne.

Aux dernières nouvelles, il resterait encore quelques places pour les prochains concerts. Pour partir si loin, le billet n' est pas si cher...

                                                                                                                                                                                   962ec9435a753367506ce7faab0969da.jpg
En ce qui concerne la musique en elle-même, une grande fresque épique qui a priori sera la substance du prochain enregistrement, un rappel joyeux et solaire et un deuxième rappel  executé sous la menace d' un insurrection qui couvait dans l' assistance, l' immortel hymne  Kobaïa,  issu de leur premier album. Tout y est déjà. Hier, Magma a  accueilli un jeune trompettiste pour cette célébration finale. Les murs en tremblent encore, et le trompettiste en lui-même, je n' ose même pas imaginer.

ec1e0cba990116db529b04851a718bb0.jpgMagma - Magma -Kobaïa (1969)

 
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Un petit extrait évidemment ridicule vis-a-vis de la performance live 

 

 

 

 

07.06.2007

Goran Bregovic' s Karmen, Kocani Orkestar, Y' a du monde aux balkans !

6aaaa55f757ad67b1a002ceef810304a.jpgVoilà, c' est fait, c' est l' été et il va falloir assurer en fond sonore pour le barbecue. Quoi de mieux qu' une musique gaie, remuante facile à reprendre en choeur ?

Goran Bregovic qui avait déjà plastiqué toutes les fiesta d' Europe il y a 10 ans avec son Kalajsnikov tout droit sorti de la BO de Underground récidive avec un disque plein d' émotions intenses, d' alcool, de mariages, de mères qui pleurent trop fort la mort de leur fils et de simulations éhontées dans la surface de réparation pour obtenir un pénalty.. Les balkans dans toute leur splendeur donc, ici révisitées lors de l' adaptation très libre du Carmen de notre Bizet national.

 Et pour faire les choses bien, Goran a fourré une bombe atomique dedans, ca va secouer !

Goran Bregovic's Karmen - Gas Gas 


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98d9c3ff0c3059afb4615d1f25def816.jpgPassons de la Serbie à la Macédoine avec le Kocani Orkestar.. La recette ne change pas, une procession une peu folle, des poules qui gambadent derrière un enterrement ou un baptême, on ne sait plus trop. Le titre résume bien l' état d' esprit des gars, entre les pleurs et le pêtage de plomb total... Et pour mettre le popotin en translation, c' est toujours aussi efficace !

Kocani Orkestar - Alone at my wedding - Siki Siki baba


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25.05.2007

Dominique A "L' horizon", William Sheller "Le Capitaine", deux chansons de marins qui voguent bien

56307890d7ee44189f13cfca5a0449bb.jpgA force d' acheter trop de disques, on en oublie de bien les écouter. C' est ce qui m'est arrivé récemment avec L' Horizon, dernier disque de Dominique A dont j' ai déjà dit tout le bien possible, un des seuls à surnager dans la chanson française. Ici, c' est du Dominique puissance 10, cohérence de la musique qui tourne presque au post-rock vers la fin, voix impeccable, et paroles étranges mystiques et poétiques. Une petite nouvelle nouvelle en sept minutes, où il n' est bizarrement pas question du dernier horoscope de Biba.

Dominique A - L' Horizon - extrait de l' album "L' horizon

 
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5b833cacc26985380b3de6e3d383363c.jpgEt à être transporté ainsi par le rythme des vagues, j' ai repensé à une de mes chansons préférées de William Sheller, un des derniers surnageants de la chanson lui aussi... Le capitaine... Ici en version en public au théâtre des Champs-Elysées. L' orchestre donne la pulsation au vaisseau imaginaire qui part on ne sait vers où... J' adore.. 

William Sheller Live au Théâtre des champs-Elysées - Le capitaine 


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18.05.2007

"Hamlet thème et variation" La baffe de l' année en grand format

medium_inconnu.jpgFaisons court, faisons bien. Je viens de tomber cet après-midi par hasard sur un disque que je considère comme exceptionnel: Hamlet, thème et variation n' est rien moins qu' un mélange de la célèbre pièce de Shakespeare, de l' abstract hip-hop, du jazz avec François Jeanneau et de la musique classique avec un quatuor à cordes qui vient lui aussi participer à la fête par intermittence. Bande son de représentations qui devaient également bien valoir le déplacement...

Décidemment, je vais finira par ne me fier plus qu' à mon simple instinct pour choisir mes futurs achats! Absolument inclassable, ambitieux, prétentieux ce disque m' emplit de joie. Et je pense même qu' il est parfait pour entrer dans le monde du hip-hop... ou bien de Shakespeare. C' est bon, j' ai encore foi en la musique tant que de telles oeuvres arriveront à mes oreilles.. 

 

Thème et variations... Vos oreilles y croient ou pas ? 


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Le Poison: 1000 bruits 


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Et parmi ce qu' il y a aussi, évidemment Etre ou bien Une conversation de fossoyeurs inoubliable... 

05.05.2007

Tachan, Castelhemis, Bertin.. Les vieux chanteurs français, ils étaient pas mauvais

Dans la série vous vous en foutez, j' entretiens depuis quelques années une collection de disque vinyls. Comme j' ai la manie d' acheter à peu près tous les disques dont j' ai vaguement entendu parler et encore plus ce qui ne me disent rien, j' en ai maintenant beaucoup plus que je ne pourrais jamais écouter. C' est ballot, mais l' avantage c' est qu' en piochant au hasard, on tombe sur des trucs vraiment pas mal. Et en ce moment, c' est la chanson française des années 70 qui me surprend agréablement....

Les principales caractéristiques à l' écoute, sont que:

  • Les chanteurs d' alors savaient chanter.
  • Les textes, mêmes non politisés étaient toujours engagés, ou du moins engageants.  

Et voici donc comment je me retrouve à écouter des disques d' Henri Tachan ou de Jacques Bertin et que je me dis que décidément, niveau musique, les années 70, c' était vraiment bien...

medium_thumb_74.gifHenri Tachan - Pas d' enfant

J' aime bien les paroles, j' aime bien la voix et j' aime bien le petit passage synthétique qui fait un peu générique des Mystérieuses Cités d' Or, mais probablement parce que c' est irrémédiablement kitsch... 


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medium_219631-280092.jpgJacques Bertin - Des mains

C' est juste de la bonne chanson française... Ca fait tout drôle de passer à Benabar après


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medium_mots.jpg Castelhemis - Sa vie à dormir

Enjoué, tonique, joliment acoustique. Un beau morceau d' un ananar qui n' a pas persisté bien longtemps. Ou alors c' était Pierre Vassiliu qui tentait une carrière parallèle sous pseudonyme (ressemblance étonnante)..


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16.04.2007

Luz "J' aime pas la chanson française" une BD qu' elle est drôle en plus

medium_LuzBig.2.jpgVoilà un bon petit livre pour tous ceux que la nouvelle vague de chanson française à bretelles énerve. Bourré de mauvaise foi et de bons gros gags épais. Tout le monde s' en prends dans la gueule, pas de jaloux, Biolay et ses sèche-cheveux, Delerm et sa révolution culturelle de chez Lidl, Les Choristes et leus têtes de cul et toute la troupe du Soldat Rose et des Enfoirés.

Fort heureusement, les artistes français qui me plaisent, sont épargnés, ou plus vraisemblablement ignorés. J' ai donc pu me fendre la poire sans arrière-penséé.. Une bonne idée-cadeau pour les fêtes .medium_ch_franaise_p6_1.2.jpg

10.04.2007

Nicolas Repac, Artaud, The Cinematic Orchestra et voici les BO imaginaires du XXIe siècle...

medium_repac.jpgNicolas Repac - Swing Swing - La nuit mène une existence obscure

 


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Les musiques de films forment une caste bien particulières dans le paysage musical. Pouvant aller de la compilation géniale (Tony Gatlif, Jim Jarmusch) ou insipide aux grands thêmes d' inspiration classique qui en deviennent inoubliables (ah, Lawrence d' Arabie).

Avec l' électronique et les possibilités multiples qu' elle apporte, de nombreux albums récent possèdent un petit-je-ne-sais-quoi en plus qui évoque ces ambiances envoutantes. Comme Swing-Swing de Nicolas Repac, génial bidouilleur, qui signe un bijou d' accompagnement pour film policier en noir et blanc. Les titres des morceaux Revue noire, La Pegre, Les annés folles confirment cette impression...

 

medium_cinematic.jpgThe Cinematic Orchestra - Man with a movie Camera - The Awakening of a Woman (burnout) Attention ca dure 10 minutes ^^

 
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Cette filiation avec le grand écran juste suggérée par Nicolas Repac est assumée et même revendiquée par le collectif mi-électro mi-acoustique The Cinematic Orchestra qui avec le déjà presqu' ancien album The man with a movie camera avait pour ambition de recréer une nouvelle bande originale d' un film datant de 1929. La réussite est totale, les thêmes s' enchevêtrent, se retiennent, tournent et jouent en boucle. La technologie çà a du bon parfois.

 

medium_10377106_p.jpg Artaud - La tour Invisible - Emeutes

(Ah, ca commence par des accords légers au piano, on se croirait à écouter du Egberto Gismonti, et puis tout s' envole.... C' est beau)


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Dernier disque à entretenir cette fibre lyrique selon moi, La Tour Invisble, récent album du contrebassiste de jazz Vincent Artaud -et pas Antonin comme il essaie peut-être de le faire croire ^^ -. Un réel coup de coeur, des arrangements à la feuille d' or, des influences classiques indéniables et séduisantes. Un surprenant voyage en apesanteur..

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