12.09.2009

Gotainer, Matching Mole... Je chante ce que je dis et je dis ce que je chante !

Tant de chanteurs d'évertuent à essayer de trouver de jolies paroles que ça en devient désespérant. Mauvaises rimes, sentiments à la chantilly, tout y passe, avec peu de raison de sauter au plafond à l'arrivée. Alors que, pourtant, écrire une histoire interessante, ce n'est pas difficile, il suffit de raconter ce qui se passe...

gotainer.jpgAvec par exemple Richard Gotainer, oui celui des youkis et des décalcos... Pour son premier disque, il opérait en symbiose avec Claude Engel, un multi-intrumentiste plutôt guitariste et plutôt versé dans les expérimentation bizarres jusqu'alors. Alors entre délires adolescent et comptines musicales, on avait pour finir Le forgeur de Tempos ce mignon "Fais moi une chanson"

podcast

 

 


matching.jpg

Ceci dit, l'ami Richard n'avait pas non plus inventé l'eau tiède, puisque l'immense Robert Wyatt, sitôt après avoir créé un nouveau groupe en hommage à l'ancien qu'il venait de quitter (Soft Machine) jouait à fond la carte du second degré. Sa nouvelle formation s'appelle donc "Matching Mole" ce qui évoque évidemment des bizarres histoires de taupes alors que sa signification en est bien plus simple, il suffit de traduire "Soft Machine" en français (Machine molle) et de prononcer le tout... à l'anglaise. C'est limpide et rigolo, et on ne s'étonnera donc pas de trouver au milieu de ce petit trésor du début des années 70 Signed Curtain. Une chanson elle aussi très descriptive...


podcast

 

 

Depuis, le second degré, la mise en abime n'est plus vraiment la norme. On préfère l'anecdotique et les histoires de maison de campagne ou les barbecues virent à la catastrophe.

Mais quelquefois, on retrouve l'histoire qui se raconte elle-même. C'est toujours aussi charmant et souvent drôle, même quand il s'agit de relectures commentées avec talent de vieux clips ringards. Comme cette version hilarante de Penny Lane des maintenant remasterisés Beatles

02.12.2008

Balafon, Vibraphone.... De l'Afrique à Chicago

balafon-347x283.jpgLe balafon est un peu (et en prenant moult raccourcis) au vibraphone ce que la kora est à la guitare, un instrument de l'afrique de l'ouest qui rappelle étrangement un cousin occidental. Il partage avec la kora ses sonorités cristallines, avec lui on peut tisser de longues et douces improvisations. Peu enclin à mettre en valeur les lignes mélodiques ou à encourager les solos endiablés même si de veritables virtuoses en jouent, le balafon est avant tout un merveilleux instrument pour accompagner les airs traditionnels, et éventuellement les faire s'évader vers des horizons nouveaux.

Histoire d'oublier un peu la mémorable citation de Nagui entendue au détour de deux questions sur Harry Potter dans son jeu Tout le Monde veut prendre sa Place: "Le balafon, c'est une sorte de xylophone, mais en bois", on peut essayer de suivre cet étrange instrument, et comment il rejoint des musiques bien plus modernes, tel que le post-rock, toujours très friant de de nappes hypnotiques...

 

411508.jpgBallaké Sissoko est un grand joueur de kora, qui sait aussi merveilleusement d'entourer. Il ne se met jamais en avant et sa musique est d'une fluidité délicieuse. Il est ici accompagné par Fassery Diabaté au balafon... Une musique pure et limpide donc ou les sonorités claires de l'instrument sont remarquablement mises en valeur, et où la virtuosité s'éclipse au profit de la sensibilité.

Ballaké Sissoko - Deli

Saratikan
podcast

 

 

296209960_fd351fa32f.jpgLe vibraphone a longtemps était l'apanage essentiellement du jazz (Lionel Hampton) et des musiques noires (ah Roy Ayers...). Mais depuis peu, les jeunes formations impétueuses comme Tortoise profitent de la richesse et de la force des lignes musicales de l'instrument pour renforcer les ambiances un peu entêtantes qu'ils affectionnent. Longues planeries, rêves hallucinés se voient ainsi mis en valeur par le vibraphone et gagnent en profondeur... Et nous on fond...

Tortoise - TNT

Ten-Day Interval


podcast

 

Et donc, on arrive comme toujours à la rencontre de ces deux univers différents mais se retrouvant sur l'essentiel. Ici, il s'agit de la stimulante rencontre entre un balaphoniste et un vibraphoniste qui a préalablement bien cassé et tordu son instrument pour en extraire les sonorités les plus incertaines et délicieusement sales. Il y a un peu de Bojan Z là dedans, et ce n'est pas une mauvaise nouvelle.

0600753085301.jpg

 

Kouyate / Neerman - Kangaba

Bamanan Don

podcast

 

03.08.2008

Musique expérimentale, Offonoff, quelques fiers mongols et KTL, les NPAI à l'improviste

Logo_NPAI.jpgNouvelles Pistes Artistiques Inclassables. Voilà sous quel nom se cache l'un des festivals musicaux les plus étranges de l'été. Intransigeant ou pire. Ici règne l'avant garde de l'avant-garde. Une faune spécialisée, presque secte selon certains suit ces étranges explorateurs, qui pour beaucoup, ne sont que des imposteurs finis, prêts à profiter de l'illusion de savoir et de supériorité qu'ils donnent en spectacle. Curieux, mais pas spécialiste, je me suis lancé dans l'aventure pour deux soirées. Live-report improvisé...

 

 Prog_Resume.jpg

Ce festival intransigeant et entier refuse donc de mourir. Chassé hors de Gâtine par des élus goutant peu les expérimentations radicales, il a trouvé refuge à Niort, au sein d’une petite constellation de petites salles. Et la programmation musicale, plus que jamais sans compromis laisse deviner que les difficultés et les déménagements n’atteignent pas l’ambition des organisateurs. On vivra par l’improvisation et l’avant-garde, on l’on périra par elle s’il le faut. La fine fleur des bruitistes sculpteurs sonores se retrouve, pour cette escale  inédite dans leurs déambulations mondiales. Et une grosse centaine de spectateurs venu d'un peu partout en France et en Europe sont au rendez-vous à flaner entre les stands de disques improbables, la buvette et la salle des fêtes de  Sainte Pezenne qui sera donc honorablement remplie.

Vendredi  02 Aout

Anthony Pateras / Robin Fox

Robin_Fox_-_pateras_fox_-_Image_courtesy_the_artist.jpgIl faudra s’y faire, un intello à lunettes au look de geek mal dégrossi peut faire plus de bruit avec un doigt que la pire brute de guitariste qui fracasse son instrument. Attablés derrière leurs écrans et une montagne de branchements divers, les deux hommes ne donnent pas l’impression de donner un concert. Absorbés par leurs machines, ils ne communiquent pas avec l’assistance et se contentent d’élaborer un échafaudage sonore de haute-volée. On jurerait qu’ils participent, à une partie de Counter Strike en réseau, d’abord ennemis, arrosant l’autre d’une rafale de fusil, balançant grenade et larsens à l’avenant, entrecoupés de silences indécis. Ce qui semblait abscons sur une page myspace ou une video youtube de raccroc prend toute sa valeur. Le choc est autant physique que sonore. Chaque son, fragment d’une guerre industrielle à venir est d’une pureté et d’une puissance fascinante. Le souffle atteint l’assistance, et progressivement, les frères ennemis se liguent enfin pour combattre d’autres esprits imaginaires. Guerre terrestre puis aquatique, secouant les sonorités plus claires, et les superposant avec violence,  Pateras et Fox à force de crescendo irrésistibles, se montrent à un niveau inattendu. Enivré par cette puissance, un individu tout imbibé en vient à apparaitre à leurs cotés, déambulant, dansant et criant autant qu’il le peut. Apparemment, les crédits alloués au festival ne comprenant pas de service d’ordre, l’énergumène passa plus de la moitié du concert à faire son petit happening personnel, sous les regards mi-amusés, mi agacés des spectateurs, et de Antony Pateras, qui goutait peu les vocalises alcoolisées de l’individu… Finalement doucement évacué, la prestation s’achève par des ambiances plus industrielles, la guerre laisse place à la reconstruction, et la violence des machines remplace celle des soldats. Une très bonne introduction  un peu trop longue peut-être, mais de qualité.

Antoine Chessex / Kasper T. Toeplitz "Dark Matter"

image.php.jpgAntoine Chessex, jeune français au look d’étudiant en géophysique appliquée joue du saxophone. Disons plutôt qu’il a un saxophone entre les mains lors de ses performances. Le bel écrin de cuivre n’est là que pour générer des tremblements telluriques, terriblement impressionnants qui seront ensuite travaillés, grâce aux nombreux artifices à sa disposition. A ses cotés Toeplitz et son ordinateur générateur de couches sonores ascendantes s’installe derrière un étrange instruments, mi-basse électrique, mi ordinateur dont il extirpera des sonorités plus aigues et parfois même (oh sacrilège ultime !) presque mélodiques. Intense expérience sonore compacte, raz de marée irrésistible où se mêlent éruptions volcaniques des profondeurs, naufrage de bâtiments de guerre rouillés, tonnerre et chants de sirènes apeurées. Hurlant autant qu’il joue dans son saxophone, et s’engageant entièrement dans sa performance, Chessex impressionne. L’assistance affronte debout cette vague surpuissante ou plus souvent, assise ou allongée, décide de se laisser submerger. Probablement moins improvisée qu’elle ne semble, la mise en place de cette sculpture sonore irrémédiable donne des frissons de plaisir et de peur. Expérience inédite, à mille lieues de tout ce qu’on peut imaginer, c’est une demi-heure hors de tout qui nous est offerte. On ne cherchera cependant pas à reproduire l’expérience chez soi, où disques et vidéo ne pourront jamais reproduire un dixième de la puissance délivrée en live. Encore plus que les autres musiques, ici, c’est en direct que l’on goûte l’éphémère déluge. Et c’est sans doute derrière cette sensation ultime que court la faune fanatique présente ce soir.

http://www.lembobineuse.biz/agenda/event.php?agenda=20071118_203801 

KTL Stephen O'Malley / Pita

m_1878c760556fc9200d8d7f37a60406e6.jpgL’homme bourré, star involontaire du premier concert est sensé être un Dieu, ou pas loin. En tout cas, c'est l'un des seuls artistes dont je connaissais l'origine par l'intermédiaire du groupe SunnO))), dont le nom m'est souvent revenu aux oreilles. Entre le metal obscur et les lourdes variations minimale, la formation s'est forgée une solide réputation. De l'univers du metoool, O'Malley aura donc surtout gardé le gout pour la binouze et le pinard, visiblement tellement passionné par l’air des Deux Sèvres qu’il s’est méthodiquement abimé la carcasse pendant toute la soirée. Alors quand déjà saoulé de larsens divers, on se prend en pleine face, une énième vague sonore  vaguement agrémentée d’accords cradingues de guitare au ralenti, ca fait mal. Ca fait mal au sens propre, le volume sonore élevé ajoutés à une fatigue naissante, décourage le chroniqueur au bout de 15 minutes de grunge bruitiste. On part avec des larsens pleins les oreilles et pas trop de regrets...

 

Samedi 03 Aout

Malheureusement, le premier concert se déroule sans moi... Mais d'après les réactions diverses, la prestation était vraiment, très bonne, dommage donc pour nous, et on espère recroiser Gert Jan Prins et Tomas  Korber

 

 

Guionnet / Mattin / Murayama / Grassier

DSCN0599.JPGDonc, pour moi la soirée la commencé par un truc assez mauvais, juste basé sur le silence et sa rupture la plus violente possible, tel un film d'horreur sans image. Les musiciens coupaient la moindre ébauche de montée en intensité, s'empétraient dans des bruits minimalistes, et d'un coup, un mec la tête enfouie dans son ordinateur portable se met à gueuler d'effroi et de rage comme s'il venait de voir la coiffure de Steven Wilson au réveil. A partir de là, c'est l'angoisse, on guette ses réactions, on n'ose plus fermer les yeux de peur de faire une crise cardiaque à la prochaine lubie de l'homme à l'écran. Ca devait être ça le but profond de ce concert, mais c'est quand même plutôt assez nul. (Attention les yeux, j'ai trouvé mon appareil ^^)

DSCN0598.JPG

 

Massimo Pupillo / Terrie Ex / Paal Nilsen-Love "Offonoff" 

DSCN0600.JPGMoment le plus attendu de votre serviteur Offonoff le trio de free rock déjanté, à base de ZU et d'Ex et de batteur venu du froid prend un départ assez difficile, loin de la terrible homogénéité des italiens, Massimo Pupillo et sa basse, ont du mal à donner sa pleine mesure. Mais Petit à petit, les expérimentations laissent leur place à une violence et une cohérence assez furieuse, le batteur en chemisette est ahurissant, et ca devient carrément jouissif lors du rappel... On en veut encore !

 

La chance de ce concert de cloture, c'est la venue inattendue de la fanfare de Quelques fiers Mongols que tout le monde connait déjà puisque j'en ai parlé ici même il y a plus dd'un an... ^^

Ces énergumènes reprennent avec sousaphone et limonaire les titres de Led Zeppelin. Ca commence par Kashmir, venteux et langoureux et ca part vite en sucette spatiale aux airs de Sun Ra, avec notamment l'ajout d'un clarinettiste, d'un tromboniste assez libre de tout, et d'un homme machine générateur de larsens qui vint lier le tout en une expérience de free rock psychédélique improvisé stupéfiante. Absolument génial, plein d'envie de se frotter à l'autre, de se mettre en danger. C'était incroyablement passionnant. C'était de la musique, de l'échange quoi.... Difficile de décrire ce moment entre happening, rock et performance visuelle. En tout cas, le résultat est l'un des plus grosses expériences de concert que j'ai vécu, la force de l'improvisation et de l'instant probablement....DSCN0603.JPG

NB: pour tout problême de droit sur les images, merci de me contacter, je les supprimerais...

Mais bien sur, un festival, n'est jamais un festival réussi si on n'en profite pas pour ramener plein de disques... Et on était gaté puisqu'un amoureux passionné de la musique electro-acoustique et expérimentale était là avec son stand généreux pour abreuver les curieux au pouvoir d'achat en règle générale assez conséquent qui se pressaient autour des disques tous plus inconnus les uns que les autres à mes oreilles... Quelques noms m'attirent un peu...Charlemagne Palestine notamment, et j'en profite pour parfaire ma culture. Mais comme j'ai plutôt l'impression qu'il faut que je m'attaque à mon inculture, je décide aussi d'attaquer la montagne de la musique expérimentale progressivement avec l'achat d'une bonne vieille compilation des familles, An Anthology of Noise and Electronic Music, volume 1, il y'en a 5, ca promet des bonnes soirées en perspective...

L'ambiance de ces morceaux est assez loin de la performance de ce week-end, mais ils donnent le ton...

41feqx9wnHL._SL160_AA115_.jpg 

Charlemagne Palestine - Tritone octave 1. Part II
podcast

 

 

41M21VHX5EL._SL160_AA115_.jpg

 Angus MacLise, Tony Conrad et John Cale - Transe # 2
podcast

 

 

 

04.09.2007

lastfm, vous connaissez ?

b92a395bccabd9b87f895752816ed712.jpgLe web regorge de ressources... A l' ordre du jour, un site qui fait découvrir plein de musiques et partager toutes ses préférences. Envoyez le nom de votre groupe favori et en avant la zizique ! Gratuit en plus, enfin pour sa version de base... Et pour peu que l' on joue ces morceaux sur Itunes ou Windows média player sur son ordi, il vous fait la coompile de vos écoutes, trouve les mordus de vos musique et tout le tintouin.

Donc je vous encourage à y aller !  

Mais peut-être que vous connaissiez tous déjà... ^^

 

Et si vous êtes inscrit et que ca vous amuse de faire partager vos écoutes, vous pouvez toujours entrer dans mon grand groupe dans lequel je suis tout seul !

http://www.lastfm.fr/group/faciletamusique

05.07.2007

Ernesto Nazareth, Pixinguinha... Le Choro, la véritable âme brésilienne

d5cca72040ece81a7b829791986c9e23.jpgLa musique brésilienne, voilà un vaste sujet. Pour certains, c' est la Batucada à Rio, les filles à poil et des percus dans tous les sens; pour d' autres, c' est la bossa-nova, Joao Gilberto et Chico Buarque (et les filles en bikini sur la plage); pour certains, ce sont les racines africaines, sa foi et ses chants... Tous ont raison, aussi métissée que la population, la musique brésilienne est multiple.

Mais il y a toujours un mot qui finit par revenir au détour d' une conversation... Choro ... Un terme qui viendrait du verbe 'chorar' (pleurer), bien que rien ne soit bien clair. Ce qui est plus évident, c' est que le Choro a précédé toutes ces autres formes de musiques, et qu' elle occupe toujours une place à part dans le coeur des brésiliens.

Pièce mélodique, joyeuse ou triste mais immédiatement assimilables, le Choro séduit par sa simplicité. Les maîtres du genre sont nombreux, mais s' il faut n' en retenir que quelques uns, ce sera pour moi Ernesto Nazareth et Pixinguinha qui vécurent au début du vingtième siècle.

fd0f9d35520518d76e6099209eb68996.jpgErnesto Nazareth, c' est la classe absolue, la simplicité, le piano qui fait réver. Polka, tango et autres s' enrichissent sous sa plume. Il est difficile de résister à de telles pépites, et quand ce sont des valses qu' il composent, celles-ci sont empreintes d' une si profonde mélancolie, qu' on en vient à regarder vaguement par la fenêtre, sans trop penser à grand chose...

 

a08de33bbb62508e6e1713ee36974a9e.jpgSouvent adaptées pour guitare, ses compositions, pour piano gardent toute leur fraicheur.  Arthur Moreira Lima explore cette oeuvre méconnue à travers ce disque sobrement intitulé Arthur Moreira Lima interpreta Ernesto Nazareth et croyez moi, ca vaut le détour.

Fon-fon, si joyeux

podcast

 
Confidentia, si émouvant

podcast
 

 

54f3f99812cd53b4e1a5b8546babe1ba.jpgPixinguinha, flûtiste de son état, détenait le même secret des mélodies inoubliables. Son air le plus connu Carinhoso enchante toujours autant. Ici jouée par le guitariste Baden Powell et Claudio de Queiroz, cette mélodie qui fut reprise par plus de deux mille fidèles lors des funérailles de son compositeur en 1973 n' a pas pris une ride.

Carinhoso 

podcast
 

 

Enfin pour conclure, nous dirons donc que le Choro, musique sans prétention mais pas sans qualités n' attend que l' été et que le soleil se montre un peu pour se laisser déguster.. Ca fait un peu guide Michelin comme conclusion mais bon...   

 

 

16.06.2007

Ouais, 100 notes et maintenant ?

100 notes.. Ont-elles été utiles ? Ont-elles interessé ? Si j' en crois les quelques commentaires que je reçois, le retour est plutôt positif. Mais si pour fêter cet anniversaire symbolique vous pouviez participer en éventuellement me conseiller, me critiquer, me donner de nouvelles directions pour aller toujours de l' avant je vous écoute..

Plus de musique barrée, plus de musique pas barrée, plus de vieilleries ? Je suis prêt à tout entendre. Si par hasard vous avez découvert avec plaisir quelques disques ici, j' aimerais aussi bien savoir lesquels.. Voilà, de toute façon, je continue ma route, merci à tous ceux qui passent ici plus ou moins régulièrement.

d9ff82aeec767df375371428af9883a4.jpgEn attendant je vous offre un petit truc inclassable des années 70 d' un groupe français obscur mais sublime ZNR

ZNR - Traité de mécanique populaire - Plage 1 (infoutu de trouver un titre aux morceaux ^^)


podcast
 

 

12.06.2007

J' ai vu Magma en concert, je peux mourir, mon âme ira sur Kobaïa

06193b4c08746814e32d0852e66db8c9.gifSur la liste des choses importantes à faire dans sa vie, il y aurait en bonne place "Assister à un concert de Magma". Si un fan de Vander traine par ici, je m' excuse d' avance, il n' apprendra rien à travers ces lignes, et m' en voudra certainement de parler d' un sujet que je connais si peu.

Parce que être fan de Magma, voilà un boulot à temps plein, le concert approchant, les fidèles aux pendentifs et T-shirts reconnaissables se massaient, certains, 80 célébrations au compteur ne se lassant toujours pas du spectacle. Ce spectacle qui avant même de débuter prend des allures de cérémonie. Avant le début, j' ai même entendu des "Si c' est ta première fois, essaie de te placer devant !".. Devant au plus près... Au plus près de formation sans aucun doute la plus mystique et la plus impressionnante du rock hexagonal voire planétaire, voire dans leur cas interplanétaire puisque toute leur musique, chantée en kobaïen parle de planètes lointaines d' exils, de voyages.

 

fcd23ff7e465b9cb43ce5038dce88416.jpg

Le commandant de bord, c' est evidemment l' omnipotent Christian Vander, compositeur, batteur surpuissant, sorcier de la troupe. Une centaine de musiciens l' ont déjà accompagné dans son périple, mais il reste plus que jamais le maître. Le périple commencé en 1969 se poursuit encore.

Magma produit une musique si atypique qu' il a fallu lui inventer un qualificatif -Zheul-, et donc si puissante si compacte qu' elle entraine depuis bientôt quanrante ans une addiction bien particulière. Une soirée ne suffisant évidemment pas à entrevoir l' ensemble de l' aventure, ce ne sont pas moins de 6 concerts qui sont programmés consécutivement cette semaine sur la scène du Triton, salle de l' Est Parisien à la programmation aussi éclectique que constante dans l' excellence. 

Acoustique irréprochable, équipage irréprochable, assistance déjà comblée, le voyage commence. Les voix sensuelles et l' orage électrique se mêlent à la perfection. On monte, on descend, on se laisse aller, il y a vraiment un peu -ou plus- de l' auditeur qui se dissout totalement dans cette performance. Le novice accuse le coup avec délice, en voudrait encore plus, voudrait rester toute la semaine sur place pour pouvoir gouter cette heure de communion quotidienne.

Aux dernières nouvelles, il resterait encore quelques places pour les prochains concerts. Pour partir si loin, le billet n' est pas si cher...

                                                                                                                                                                                   962ec9435a753367506ce7faab0969da.jpg
En ce qui concerne la musique en elle-même, une grande fresque épique qui a priori sera la substance du prochain enregistrement, un rappel joyeux et solaire et un deuxième rappel  executé sous la menace d' un insurrection qui couvait dans l' assistance, l' immortel hymne  Kobaïa,  issu de leur premier album. Tout y est déjà. Hier, Magma a  accueilli un jeune trompettiste pour cette célébration finale. Les murs en tremblent encore, et le trompettiste en lui-même, je n' ose même pas imaginer.

ec1e0cba990116db529b04851a718bb0.jpgMagma - Magma -Kobaïa (1969)

 
podcast


Un petit extrait évidemment ridicule vis-a-vis de la performance live 

 

 

 

 

07.06.2007

Goran Bregovic' s Karmen, Kocani Orkestar, Y' a du monde aux balkans !

6aaaa55f757ad67b1a002ceef810304a.jpgVoilà, c' est fait, c' est l' été et il va falloir assurer en fond sonore pour le barbecue. Quoi de mieux qu' une musique gaie, remuante facile à reprendre en choeur ?

Goran Bregovic qui avait déjà plastiqué toutes les fiesta d' Europe il y a 10 ans avec son Kalajsnikov tout droit sorti de la BO de Underground récidive avec un disque plein d' émotions intenses, d' alcool, de mariages, de mères qui pleurent trop fort la mort de leur fils et de simulations éhontées dans la surface de réparation pour obtenir un pénalty.. Les balkans dans toute leur splendeur donc, ici révisitées lors de l' adaptation très libre du Carmen de notre Bizet national.

 Et pour faire les choses bien, Goran a fourré une bombe atomique dedans, ca va secouer !

Goran Bregovic's Karmen - Gas Gas 


podcast
 

98d9c3ff0c3059afb4615d1f25def816.jpgPassons de la Serbie à la Macédoine avec le Kocani Orkestar.. La recette ne change pas, une procession une peu folle, des poules qui gambadent derrière un enterrement ou un baptême, on ne sait plus trop. Le titre résume bien l' état d' esprit des gars, entre les pleurs et le pêtage de plomb total... Et pour mettre le popotin en translation, c' est toujours aussi efficace !

Kocani Orkestar - Alone at my wedding - Siki Siki baba


podcast
 

 

 

25.05.2007

Dominique A "L' horizon", William Sheller "Le Capitaine", deux chansons de marins qui voguent bien

56307890d7ee44189f13cfca5a0449bb.jpgA force d' acheter trop de disques, on en oublie de bien les écouter. C' est ce qui m'est arrivé récemment avec L' Horizon, dernier disque de Dominique A dont j' ai déjà dit tout le bien possible, un des seuls à surnager dans la chanson française. Ici, c' est du Dominique puissance 10, cohérence de la musique qui tourne presque au post-rock vers la fin, voix impeccable, et paroles étranges mystiques et poétiques. Une petite nouvelle nouvelle en sept minutes, où il n' est bizarrement pas question du dernier horoscope de Biba.

Dominique A - L' Horizon - extrait de l' album "L' horizon

 
podcast

 

 

5b833cacc26985380b3de6e3d383363c.jpgEt à être transporté ainsi par le rythme des vagues, j' ai repensé à une de mes chansons préférées de William Sheller, un des derniers surnageants de la chanson lui aussi... Le capitaine... Ici en version en public au théâtre des Champs-Elysées. L' orchestre donne la pulsation au vaisseau imaginaire qui part on ne sait vers où... J' adore.. 

William Sheller Live au Théâtre des champs-Elysées - Le capitaine 


podcast
 

18.05.2007

"Hamlet thème et variation" La baffe de l' année en grand format

medium_inconnu.jpgFaisons court, faisons bien. Je viens de tomber cet après-midi par hasard sur un disque que je considère comme exceptionnel: Hamlet, thème et variation n' est rien moins qu' un mélange de la célèbre pièce de Shakespeare, de l' abstract hip-hop, du jazz avec François Jeanneau et de la musique classique avec un quatuor à cordes qui vient lui aussi participer à la fête par intermittence. Bande son de représentations qui devaient également bien valoir le déplacement...

Décidemment, je vais finira par ne me fier plus qu' à mon simple instinct pour choisir mes futurs achats! Absolument inclassable, ambitieux, prétentieux ce disque m' emplit de joie. Et je pense même qu' il est parfait pour entrer dans le monde du hip-hop... ou bien de Shakespeare. C' est bon, j' ai encore foi en la musique tant que de telles oeuvres arriveront à mes oreilles.. 

 

Thème et variations... Vos oreilles y croient ou pas ? 


podcast


Le Poison: 1000 bruits 


podcast

 

Et parmi ce qu' il y a aussi, évidemment Etre ou bien Une conversation de fossoyeurs inoubliable... 

Toutes les notes