21.01.2008
Les petites berceuses du jour
Qu' y a-t-il de plus tendrement régressif que d'écouter une berceuse ? Rien a priori, ces petites rengaines nous hypnotisent, nous font dormir et nous apaisent. Mais pour ceux qui en auraient assez de Dodo l'enfant Do, je propose trois petits airs faciles à retenir et aussi addictifs que naïfs.
François de Roubaix - Les Amis
François de Roubaix était peut-être l'un des compositeurs de musiques de film les plus doués de sa génération. Sa disparition précoce contribua un peu à son oubli, mais aujourd'hui, sa côte remonte en flêche. Petits motifs envoutants, guitare minimaliste, électro avant l'heure, il y a tout dans cette musique.
Zammla Mammaz Manna - Arstidvisan
Un nom aussi compliqué à prononcer que la musique est simplissement imparable. Pour information, les gugusses en question sont Suédois et ce disque date de la fin des années 70
Pascals - Nohara
J'avais déjà évoqué les japonais de Pascals. Dans le même album Dodesukaden se trouve cette sucrerie divine... Si un jour, on retrouve ces petits airs dans une publicité pour les petits pots pomme/cassis ou même de l'eau minérale, je ne serais pas surpris...
Bon allez, bonne nuit les petits...
21:50 Publié dans En direct de mon grenier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique
09.01.2008
Richard Leo Johnson & Gregg Bendian "Who knew Charlie Shoe" C'est avec les vieilles cordes que l'on fait la meilleure musique
La pochette est un peu étrange, un dessin d'enfant avec deux vieux étranges personnages dedans. Elle reflète pourtant à la perfection la musique de ce disque incroyable. Ce voyage avec les personnages imaginaires Charlie Shoe (Richard Leo Johnson, guitariste brocanteur qui déterre les vieilles grattes guimbardes sur eBay pour les faire sonner comme jamais) et Junk Fish (Gregg Bendian persussionniste/bruitiste de génie, de la trempe des Nana Vasconcelos) est un pur bonheur, simple, naif, émouvant.
21 photographies sépia d'une Amérique pas si vieille mais qui semble tellement loin de nous. Il y a des vieilles granges, des pancakes, des barbelés, des parties de pêche et des messes dominicales ennuyeuses. Johnson sort des mélodies avec une insolente décontraction, passe par toutes les caractéristiques du jeu de guitare acoustique qu'il maitrise à la perfection, Bendian plante le décor, et au total, ce n'est plus du talent c'est de la magie. Pas assez de temps pour voyager ? Essayez Charlie Shoe...
When I met Chet
First Breath in a Bean Field
Echelle de facilité d'écoute
Rythme 3/5: Des idées, des petits bruits, du bonheur
Mélodies 5/5: On a l'impression de les connaitre déjà
Longueur des morceaux 5/5: 21 petites histoires qui ne s'éternisent jamais
Passerelle vers folk, country, musique concrète...
11:59 Publié dans chroniques: Rock pour tous, Et en plus y'a du folk | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique
06.01.2008
Uri Caine Ensemble plays Mozart, un petit coup de pied dans le classique
Après les classicos du Balanescu Quartet qui reprennent Kraftwerk, on peut passer sans soucis aux jazzmen d'avant-garde qui s'amusent avec la musique classique. Uri Caine, pianiste touche-à-tout qui n'est pas sans évoquer John Zorn s'est fait une spécialité de ses travaux de réappropriation du patrimoine musical.
Ici, c'est Mozart qui a droit à son petit lifting à base de batterie et de solo de guitare électrique (Nguyen Le, la classe au naturel). Les thèmes sont connus, avec par exemple une réinterprétation stupéfiante de la Symphonie 41 dite "Jupiter" ou de La flûte Enchantée. Tous mes a priori sur la musique de Mozart que je considérais un peu jusqu'alors comme guillerette et un peu superficielle en ont pris un coup et m'incitent à découvrir un peu plus avant ce compositeur peut-être trop génial et précoce pour être apprécié en toute sincérité (vous admirerez au passage comment je passe d'un excès à l'autre sans problême...)
Ahhh, La Marche Turque ! Après la relecture reggae de Terrasson et Palhud, quel bonheur que cette interprétation toute orientalisante qui rend cette mélodie si jolie finallement. Tout en souplesse, tout passe mieux...
Echelle de facilité d'écoute
Rythme 3/5: Ou comment prendre des libertés avec l'original
Mélodies 3/5: Toujours aussi immortelles, parfois enfouies profond, creuser permet de les redécouvrir
longueur des morceaux 2/5: Ca dure certes un peu parfois (2 morceaux de plus de 10 minutes)
Passerelle vers classique, jazz
17:15 Publié dans chroniques: Et pour le jazz, par où je passe ?, chroniques: pour le classique, y' a un hic ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique
04.12.2007
Laurent de Wilde "PC Pieces" le musicien qui oublie son piano
Laurent de Wilde est un émérite pianiste de jazz. Reconnu de tous, sa musique a commencé à lentement glisser vers des horizons plus électroniques. D'abord, ce fut des petites boucles, des samples pour faire des disques que l'on pouvait rapprocher du nu-jazz, incarné entres autres par Bugge Wesseltoft ou Niels Petter Molvaer.
Mais là, De Wilde va encore plus loin. Ce disque, soyons clair, n'aurait jamais été considéré comme un disque de jazz si il avait été le fait d'un autre musicien. Ici, on s'enfonce dans le rythme, on oublie les harmoniques, les accords compliqués, c'est l'hypnose qui prend le pas. On pense à la musique répétitive, à l'electro minimaliste, et surtout on pense à CAN groupe allemand du début des années 1970 qui réussissait à faire swinguer ces rythmes inéluctables.
Avec ce disque salutaire, on peut définitivement enterrer les idées préconçues sur les travaux des artistes électroniques comme Squarepusher, Autechre, Murcof et bien d'autres: "C'est pas de la musique." "Ils pillent les autres et ils créent rien", et caetera... Laurent de Wilde a su mettre de côté pas mal de ses années d'études pour revenir à la base de la création musicale et obtient pour son courage et son talent ma reconnaissance éternelle. C'est pas grand-chose, mais c'est déjà çà. ^^
Glitch
14:15 Publié dans chroniques: Et les nouvelles musiques ?, chroniques: Et pour le jazz, par où je passe ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique
30.11.2007
Svinkels "Bons pour l'asile" Une bière, un(e) beat, un rot, un flow.
Je n'ai pas une grande expérience, ni une grande connaissance du milieu hip-hop. Mais quand on croise un groupe comme Svinkels, ainsi nommé en hommage à une bonne bière bon marché qui mélange les blagues de potaches, des rythmiques de furieux et quelques bons vieux riffs de rock cradingues, je n'ai pas de grande difficultés à me réjouir.
L'humour est aussi gras que les morceaux sont imparables. Bonne humeur et pas de sérieux du tout au service d'une musique loin d'être pourrie suffisent pour apprécier ce groupe qui est plus intéressant que Sevan de la StarAcacademy en matière de culture urbaine.
Véritable punks du XXIe siècle, les membres des Svinkels dont l'innénarable Gérard Baste (infactus à 30 ans, une carrière météorique d'animateur sur GameOne) nous rendent jaloux, ils sont toujours aussi cons qu'à 17 ans, pourquoi pas nous ?
Le Svink c'est chic - La carte de membres est fournie dans le CD, moi j'hésite à m'inscrire ^^
Ca n'sert à rien Toute la force de la formule, du motif qui arrache dans ce morceau qui résume très bien la situation, quand on a un son qui tue, le reste n'est là que pour le mettre en valeur...
Echelle de facilité d'écoute
Mélodies 2/5: si il y en a , elles sont raffinées come de l'huile de friture
Rythme 4/5: Ca démonte
Longueur des morceaux 4/5: Mais c'est formaté radio çà ^^
Passerelle vers Rock, punk, hip-hop, LeaderPrice
23:15 Publié dans chroniques: Rock pour tous | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique
18.11.2007
Legroscube Vs Katerine un peu de surprise venant de l'Ouest
Katerine vient de pas loin de mon pays, Deux-Sévrio-vendéen, il a porté notre région à la postérité grâce à son très défoulant Louxor. Collants, humour gras font depuis peu la place à une personnalité un peu déjanté et poétique, genre Brigitte Fontaine à testicules au ralenti. Il sort un livre dont tout le monde parle, mais pourquoi personne ne cause-t-il donc aussi de ce disque assez stupéfiant issu de sa collaboration avec un Big-Band français hétéroclite Legroscube ? Lost in Copenhagen, une petite introduction plaisante à

Copenhague que Dieu me pardonne, mais je lui trouve un petit gout de Robert Wyatt, Mantler et autres, ce jazz savant mis en chansons...
13:35 Publié dans chroniques: Et pour le jazz, par où je passe ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique
26.10.2007
Wilco "Sky blue Sky" C'est simple, c'est bon
En gardant les bases du rock, des guitares, une rythmique carrée et une voix d'écorché, il est toujours possible de sortir des chansons imparables. Wilco, groupe originaire de Chicago le démontre une nouvelle fois. Ca navigue entre de la pop ultra-léchée et un Neil Young un peu rajeuni. Surtout au milieu de tout çà, il y a Impossible Germany, un des plus beaux morceaux que j'ai entendu ces derniers temps.
Quand beaucoup s'embourbent dans les références trop lourdes et se figent dans de pathétiques imitations, Wilco avec les mêmes instruments s'élève sans forcer au-dessus de la mêlée...
Impossible Germany (Ah, ce solo de guitare à peine technique, rugueux, un contrepoint divin, et hop, je pars, c'est pas plus compliqué..)
12:54 Publié dans chroniques: Rock pour tous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique
25.10.2007
Trio Mediaeval "Folk Songs" quelques grammes de finesse nordique dans un monde de brutes
Les belles harmonies de la Renaissance, ses chansons, ses costumes ? Vous aimez tout celà ? Et bien vous gardez le tout, vous faites 3000 kilomètres vers le Nord et avant de déguster votre gros sanglier roti dans une cheminée monumentale, vous appelez le Trio Mediaeval, jeunes femmes qui seront ravies de vous accompagner avec leurs voix de fées. A leur cotés un percussionniste / joueur de guimbarde colorera un peu le tableau et vous pourrez vous enivrer de ces petites perles de la culture populaire norvegienne.
En vingt petites ballades dans la neige, on anticipe un peu l'hiver. On rallume le chauffage, on fait attention à l'intoxication au monoxyde de carbone et tout, et tout...
Det Lisle Banet
Eg Veit I Himmerik Ei Borg
Echelle de facilité d'écoute
Rythme 3/5: Pas vraiment marqué, on se laisse porter
Mélodies 5/5: Quels fins entrelacs que voici...
Longueur des morceaux 5/5: 20 morceaux, une heures à peine, çà roule
Passerelle vers: musique folklorique nordique, polyphonies, musique ancienne
17:55 Publié dans chroniques: pour le classique, y' a un hic ?, Et la world, comment je l' aborde ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique
22.09.2007
Bell Oeil hurle tout... Léo, la nouvelle sombre scène française
Le nom de Bell Oeil me disait très vaguement quelque chose. Enfin très très vaguement. Enfin, à vrai dire, si je n'avais pas été amusé au milieu d'un bon vieux dépôt-vente de province par la présence de ce disque à côté de celui de Barbelivien qui lui aussi s'est cru autorisé à reprendre Léo Ferré, je ne l' aurais peut-être jamais écouté. Faut dire que je suis assez intransigeant niveau Léo. Pour moi, c'est le plus grand, le meilleur, mon champion, mon ananar. Je hais a priori le premier qui ose se comparer à lui. Et je méprise ceux qui comparent d'autres chanteurs approximatifs à Léo Ferré par facilité et ignorance. Je méprise aussi ceux qui, engagés dans de pauvres révolutions rouge pinard se réclament de sa révolte. Enfin bref, moi faut pas me faire chier sur Léo Ferré.
Et bien je fus tout surpris de vraiment prendre un bon gros méchant pied avec ses relectures agressives et noires de dix de ses chansons. D' abord, mis à part Vingt ans et Les Etrangers, pas trop de grands classiques redondants, mais des airs moins connus qui feront comprendre que Léo, il ne savait pas faire de médiocre. La moindre de ses rimes renvoie à l'école toute la nouvelle scène qui nous envahit (au hasard Rose...). Bell oeil garde l'esprit, n' a pas peur de faire dans l'excès. Des guitares bien aiguisées, des murs de sons, des alexandrins balancés comme des slams cradingues, et la sacrée prétention d' apporter un petit truc en plus. Oh les cons, ils y sont arrivés...
NB: Je méprisais aussi Cali depuis pas mal de temps, mais le fait de le voir bien mis en évidence dans les remerciements du groupe, m'oblige à reconnaître qu'à défaut d'être un grand chanteur, celui-ci au moins, n'est pas sourd.
Mr William
T'es rock Coco - Bon là, c'est le pompon, je n'aimais pas trop l'original et j'adore cette reprise...
A mon enterrement Ca j'adore aussi, c'est cadeau
Echelle de facilité d'écoute
Mélodies 4/5: pas une ride, chantéees, slamées, peu importe
Rythme 3/5: bien énergiques !
Paroles 6/5: bien oui quand même
longueur des morceaux 4/5: bien calibrés, pas de longueur, 45 minutes environ pour le disque, l'idéal
Passerelle vers rock, chanson française
21:29 Publié dans chroniques: Pour la chanson, quelle direction ?, chroniques: Rock pour tous | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique
16.09.2007
Sly and the Family Stone "The Essential" Master of groove compilation
Oui, je sais, tous les albums du groupe de black-music le plus novateur viennent juste d'être réédités, et c'est un peu étrange de conseiller une compilation. Mais bon, moi, les albums originaux, je préfère essayer de les choper en vinyl, et une bonne compilation, dans la voiture, çà envoie le bois. On gueule un bon coup et comme par magie, le soleil apparait...
Donc 2 albums remplis de tubes dont certains chantés dans jusque dans les églises (Everyday People). Ce qui est moins catholique, c'est la décheance toxicomane dans laquelle s'est vautré ensuite le bon vieux Sly. Mais comme à tous les génies, on lui pardonne. Sa magistrale famille cosmopolite n'a pas pris une ride.
Underdog (ne pas essayer de ne pas bouger)
Thank you
21:55 Publié dans chroniques: la musique black, par où j' attaque ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique


