05.11.2009

Pepe de la Matrona, jusqu'où remonte le chant ?

pepe de la matrona.jpgQuand a commencé la musique ? Quand le chant s'est-il distingué de la parole ? Quelles sont les premières berceuses que l'on chantait au fond des grottes ? Sans apporter de réponses, Pepe de la Matrona nous renvoie au coeur de l'ame musicale humaine, entre le cri et le chant. Manuel de Falla parlait de Cante Jondo ou "chant profond" pour évoquer cet engagement qui dépasse de loin les frontières de la musique. Figure historique du flamenco, Pepe de la Matrona avait en lui cet animal, il était d'ailleurs souvent comparé à un fauve et son chant qualifié de préhistorique. A la fois tellement irrégulier et pur que la guitare en devient presque accessoire.

Seguiriya (enregistré en 1963, Pepe de la Matrona a alors 82 ans, et d'après les notes du disques toujours un petit verre de vin au pied de sa chaise)

podcast

qawwali.jpgEn écoutant cet essentiel andalou, on comprend pourquoi comme par magie, le flamenco et la musique qawwali peuvent se lier avec un tel bonheur. Flamenco Qawwali est un coffret de musique brulante. L'association des deux cultures semblait fonctionner comme par miracle à la première écoute. En découvrant le Cante Jondo de Pepe de la Matrona, l'évidence s'impose aux oreilles. Ces musiques viennent de très loin, bien au-delà des cultures, ce sont le cri des hommes des femmes qui se battent et qui s'aiment depuis qu'ils existent, elles nous racontent la même hstoire.

27.10.2009

Liquid Ice "Rotten Apple" le morceau incongru de la journée

liquidice.jpgIl faut toujours se méfier quand on achète de la musique des îles en brocante. Et a fortiori, encore plus, quand, comme moi, on n'apprécie pas particulièrement le zouk ou le merengue. Car les musiciens antillais sont des filous. Ils ont tous des looks de guerriers du funk, posent avec des basses de 2 mètres de long et des orgues de folie, mais quand on met le disque sur la platine, c'est l'hymne à l'amour syncopé pour la doudou du Gosier qui sort des enceintes. Frustrant, très frustrant. Encore plus frustrant que ces dizaines de disques pas vraiment utiles à mes oreilles, il y a les disques avec un seul morceau fascinant, souvent un petit reggae ensuqué sur deux accords qui rend l'écoute encore plus douloureuse, car on peut alors imaginer tout ce qu'on aurait pu déguster si seulement tous ces gaillards s'était mis d'accord pour enregistrer un disque entier comme ça.

Après, il suffit juste d'être conscient de la situation. Ne rien espérer et finalement découvrir des morceaux absoluments déroutants sur des albums plutôt joviaux. Comme le dernier morceau de ce disque d'un groupe dominicain Liquid Ice. Sans prévenir, comme ça ils jouent un truc incroyable entre funk minimal et chanson Canterbury. La surprise est d'autant plus belle ainsi. Et voilà comment un seul morceau vaut ce petit billet. En plus avec le froid et la pluie, une petite vue sur l'océan ne fait jamais de mal.

Rotten Apple
podcast

En fait pour être vraiment honnête, le morceau précédent me laisse aussi bien assis. Faut dire que tout le long du disque, on retrouve des solos d'orgue/synthétiseur absolument térrifiants. On sent que le groupe avait du casser sa tirelire pour faire venir le bouzin en bateau, ils en mettent partout. Pas étonnant qu'ils mélangent donc tout ça avec ce reggae bizarre. Mais vraiment bizarre ! Bon allez, c'est cadeau !

Love Soldiers

podcast


 

 

 

14.10.2009

Alain kan "Et Gary Cooper s'éloigna dans le désert" le glam à la française

kan.jpgAvant que David Bowie et son glam-rock ne débarque en France, Alain Kan menait une carrière discrète, cachant sa singularité derrière des petites chansonnettes innocentes. Mais dès que la multinationale du maquillage arriva dans l'Hexagone, le timide garçon se changea en créature androgyne et subversive. Sa voix escalada les octaves pour donner vie à un immense cabaret décadent au coeur duquel il tronait. En 1975, Laurent Thibault, venu de Magma lui concocte un album qui sent le stupre et le LSD. Toute la ménagerie tirée de l'imagination malsaine et magique de Kan sort les griffes sur des lignes de basses poisseuses comme un dancefloor à 5 heures du mat. Il monte, il rit, il pique une méchante descente ("Hollywood Suicide"), et joue son spectacle grandiloquent. Quelques années plus tard, il trouva dans la rebellion punk l'occasion de mettre en avant son art sans concession. Etrange, presqu'intouchable, Alain Kan finit pas disparaitre comme un de ses personnages en s'évaporant après avoir été aperçu dans une station de métro. Son beau-frère Christophe considère qu'il est juste parti en tournée, en tout cas  s'il revient il a interet à ressortir un disque aussi fascinant que "...Et gary Cooper s'éloigna dans le désert". Je l'exige.

Le premier bébé de Lady Star Lune (y'a Starmania qu'a mangé trop d'acide)
podcast

Nadine, Jimmy et moi
podcast

 

 

Alain kan "Et Gary Cooper s'éloigna dans le désert" le glam à la française

kan.jpgAvant que David Bowie et son glam-rock ne débarque en France, Alain Kan menait une carrière discrète, cachant sa singularité derrière des petites chansonnettes innocentes. Mais dès que la multinationale du maquillage arriva dans l'Hexagone, le timide garçon se changea en créature androgyne et subversive. Sa voix escalada les octaves pour donner vie à un immense cabaret décadent au coeur duquel il tronait. En 1975, Laurent Thibault, venu de Magma lui concocte un album qui sent le stupre et le LSD. Toute la ménagerie tirée de l'imagination malsaine et magique de Kan sort les griffes sur des lignes de basses poisseuses comme un dancefloor à 5 heures du mat. Il monte, il rit, il pique une méchante descente ("Hollywood Suicide"), et joue son spectacle grandiloquent. Quelques années plus tard, il trouva dans la rebellion punk l'occasion de mettre en avant son art sans concession. Etrange, presqu'intouchable, Alain Kan finit pas disparaitre comme un de ses personnages en s'évaporant après avoir été aperçu dans une station de métro. Son beau-frère Christophe considère qu'il est juste parti en tournée, en tout cas  s'il revient il a interet à ressortir un disque aussi fascinant que "...Et gary Cooper s'éloigna dans le désert". Je l'exige.

Le premier bébé de Lady Star Lune (y'a Starmania qu'a mangé trop d'acide)
podcast

Nadine, Jimmy et moi
podcast

 

 

07.10.2009

Hadopi, ni pour ni contre, bien au contraire !

hadop.jpgAlela Diane The Pirate's Gospel


podcast

Si j'a bien suivi l'actualité, le projet de loi sataniste, inutile et liberticide va finalement prendre forme. Et dans cette histoire honnêtement, j'ai la désagréable sensation de n'être d'accord avec personne.

Pas d'accord évidemment avec les artistes parfois aisés (Diam's ah ah ah) qui viennent pleurer leurs euros perdus, en prenant des arguments pitoyables tels que "La Baguette chez le boulanger, on la paie" pour tenter de faire passer pour du vol à l'étalage ce qui n'est qu'une curiosité exacerbée et parfois déviante. On ne nous épargne rien, et evidemment pas "la standardiste" des maisons de disques qui risque de perdre son boulot, tout ça par la faute du piratage. Soyons sérieux, il s'est vendu beaucoup trop de mauvaise musique ces 15 dernières années. Quand des artistes aussi indispensables qu'Indochine ou Raphael dépassent le million d'exemplaire 'albums écoulés, il faut se rendre à l'évidence,et comprendre que ce n'était pas de la musique que tout ce beau monde vendait mais bien un bruit de fond à la mode. Si d'ailleurs ce bruit de fond vous plait, ne vous inquiétez pas, il est disponible à 3 euros dans toutes les boutiques discount de France, rejeté avec ses centaines de semblables. Le téléchargement illégal met ainsi en lumière les incohérence du discours misérabiliste de ceux qui sous prétexte de vendre de la musique pensaient vendre de la culture alors qu'en fourguant des disques comme des tomates ou du couscous il semblait évident que le jour ou ils seront disponible pour rien, tout le monde se jeterait dessus. On a banalisé la musique, on en a fait un produit presque aussi nécessaire que le dentifrice ou les pâtes alimentaires, d'ailleurs on les achetait en même temps et en promo si possible (ah, les grands bacs de l'hypermarché ou je fouillais entre les compilations de Michel Delpech et Ace of Base, toute une époque...), aujourd'hui ce système pernicieux se retourne contre ceux qui l'ont crée et il ne fallait évidemment pas compter sur eux pour faire un petit mea Culpa, il reste plus facile de rejeter la faute sur les autres, surtout si on a Juliette Greco et Frederic Mitterand à ses côtés.

hadop2.pngMais malheureusement à cause de ses insuffisances (car elle ne réglera évidemment rien), cette loi HADOPI n'aura même pas permis à ceux qui téléchargent à la benne de se poser pour une fois en face d'eux-même et de leurs responsabilités. Ils sortent des personnages inquiétants, des sondages qui montrent que ceux qui téléchargent le plus achètent aussi le plus (quelle surprise !) bref se donnent une bonne conscience en plastique rutilant pour leurs excès de tous genres. Films, séries, musique, tout y passe. Et plus il y en aura, mieux ca vaudra. Ils croient aveuglément qu'ils sauront toujours tirer le meilleur de cette manne qui leur arrive en haut-débit. Que leur finesse d'esprit leur permettra de faire les bons choix, et de bien investir leurs quelques deniers (ajouter ici un passage de pleurnichage sous couvert de dépenses importantes pour la culture). Je ne pense pas qu'un esprit critique se développe sous l'opulence obscène, ni en faisant fi de toute morale. A force de vivre dans l'urgence (Kawai ! le dernier TBBT est trop lol ), à force de vouloir avoir un avis sur tout et tout de suite, c'est bel et bien ce soit-disant esprit critique qu'ils laissent tout doucement s'enfoncer dans la fange. A mon humble avis, certaines choses méritent un certain questionnement pour prendre leur vraie valeur. Accepter de prendre un risque, accepter d'être déçu, accepter d'écouter autre chose que ce pourquoi on se croit destiné, s'investir reste à mon sens la base de sa construction culturelle et même personnelle. Mais cette bonne vieille loi HADOPI est une trop bonne excuse pour occulter tous ces sujets...

28.09.2009

Jean-Paul Marchant "Le Tisserand" la poésie du terroir

marchant.jpg"Ah, dans ce temps on faisait des vraies chansons ! Et on savait chanter !"

L'antienne est connue. Les anciens l'utilisent comme excuse pour ne pas s'ouvrir à la nouveauté, et les jeunes pour se moquer de leurs ancêtres. Mais il faut bien reconnaitre qu'une certaine idée de la chanson française a complètement disparu de la musique d'aujourd'hui. Les artistes qui osent aujourd'hui poser des mots et raconter des histoires plutôt que d'assommer leur auditoire à coups de slogan bien-pensants se meurent. Pourtant il est reposant de recevoir une chanson, sans parti pris, une nouvelle de deux minutes qu'on nous raconte et qui s'en va.

Jean-Paul Marchant est de ces chanteurs disparus. Inconnu au point que Google nous incite fortement à finir son patronyme avec un"d" plutôt qu'un "t", inconnu au point d'être a peu près introuvable. Pourtant, sans trop savoir pourquoi, la poésie rurale de ce chanteur m'émeut profondément. Peut-être aussi parce que derrière la simplicité de son oeuvre se cache une écriture limpide. Aussi parce qu'à ses côtés, on retrouve Pierre Nicolas, contrebassiste de Brassens et Roger Bourdin, flûtiste classique, essentiellement connu pour avoir transformé en 10 minutes d'improvisation au débotté "Il est cinq heures, Paris s'éveille" de Dutronc en merveille du vingtième siècle chanté.

Donc, ici pas de grands sentiments, à peine une demi-heure et douzes chansons qui s'écoulent comme la verveine avant d'aller se coucher.

Le Tisserand
podcast

Ulysse relecture du célèbre mythe de Bellay, de Brassens. Une chanson d'amour universelle
podcast

Picoula Picouli
podcast

16.09.2009

"A Bad Donato", la méchante usine à sample... n'est-ce pas mr B...

donato.jpgTout cet album pourrait se retrouver vite fait bien fait découpé en petites rondelles et multiplié à l'envi dans des milliers de disques de hip-hop. Il y a dans cette perle datant déjà de presque 40 ans la quintessence de la musique d'alors. Un appel au sexe et à la sueur tout en rythme. Joao Donato, brésilien et grand défricheur d'une musique mi-funk mi-jazz de son état avouait lui même avoir commis un disque presque indécent puisqu'il déclarait:

"And I made the noisiest record I can ever remember making."

Celà se passe de commentaire. Même quand il envoie du vent dans les flûtes et de la bossa syncopée, on ressent un appel presque indécent à la séduction corporelle. Ajoutez à tout celà les arrangements d'un Eumir Deodato en pleine forme et vous obtiendrez donc un disque qui réveille vos plus vils instincts, ceux qui vous font tenir debout mais que vous préférez occulter. Pendant 40 minutes, laissez-les prendre le controle.

Lunar Tune (les petites saillies de cuivres me rappellent irrésistiblement le générique de la géniale série Oz, ce ne doit pas être un hasard...)
podcast

The Frog

podcast

Suite à la remarque éclairée d' Alain, je ne peux que vous faire partager la sublime interprétation de ce titre par Jacques Brel lui-même... en 1977... Assez éloquent...

 

10.09.2009

Akron/Family "Set' em Wild, Set 'em Free" le feu de camp passe à l'électrique

akron.jpgIl m'arrive de moins en moins souvent d'acheter des disques juste après les avoir écouté dans une grande surface. Le plus souvent l'expérience tourne court, les specimen choisis pour faire office d'appat à la population sont souvent assez fades à mon gout, mais parfois, la bonne surprise peut surgir du casque.

Akron/Family par exemple, un trio qui non content de pomper le concept de "grande famille musicale" à Sly Stone lui pique aussi l'idée le drapeau américain sur la pochette fait partie de ces divines révélations. Rien de révolutionnaire, juste des chansons baties sur les bonne fondations du folk nord-américain qui se transforment souvent en célébrations paiennes et enjouées. Il y a un peu de A Mt Zion dans ce groupe, un esprit fraternel, des chants en choeur et on l'imagine, un leader charismatique faisant craquer les filles quand il ouvre négligemment sa chemise à carreaux.

En tout état de cause, Set'em Wild, Set'em Free est un disque bon et honnête. Sans chercher à jouer au-dessus de leurs moyens, la famille à Akron rassemble toutes les bonnes énergies qui gravitent autour d'elle, et ca fait du bien.

Everyone is Guilty
podcast

River
podcast

08.06.2009

Dedicated to Hugh, But You Weren't Listening

002Hugh.jpgHugh Hopper est parti. Comme ça, sans prévenir, moi qui ne le suivais que de loin, je ne savais même pas qu'il était malade et qu'il avait du annuler ses derniers concerts pour se soigner. Je savais juste qu'il avait encore des multitudes de notes à jouer et de choses à nous faire découvrir. Bassiste mythique des débuts de Soft Machine, il avait rapidement pris son envol, mais n'avait jamais cessé de jouer et de partager sa passion de la musique. Alors que presque tous les autres adepte des grosses cordes de la basse rivalisaient de virtuosité fumeuse, il avait toujours refusé de mettre la musique au service de ses phalanges, seul son instinct le guidait. Ces derniers temps, après une vie d'exploration, il avait creusé si profondément son propre sillon que ces derniers disques presque arides, expérimentaux (notamment HUMI avec  Yumi Hara Cawkwell) ont pu surprendre plus d'un amateur averti des élucubrations moitié-jazz moitié-rock du début des années 70. En effet, il a toujours suivi les principes premier du mouvement Canterbury qu'il incarnait presque de manière fusionnelle, guidé par ses rencontres et son instinct.

Et si sa musique était surprenante, singulière, elle était toujours source de partage. Pour l'avoir vu il y a deux ans en concert avec Chris Cutler et Daevid Allen, autres monuments des années 70, je sais que sa modestie et sa musicalité étaient perceptibles au premier regard. Il offrait sa musique en partage, libre aux autres de l'accompagner pour un instant ou une vie. On dit toujours qu'on reconnait le bonheur au bruit qu'il fait quand il s'en va, aujourd'hui, j'ai vraiment envie de pleurer, et toutes mes pensées vont à sa famille et ses amis.

delta.jpgEt je ne pense pas qu'il y ait de musique plus appropriée que ces deux extraits de "Dedicated To You, But You Weren't Listening" du Delta Saxophone Quartet, qui reprend avec une sensibilité infinie quelques titres de Soft Machine.

Dedicated to You
podcast

Epilogue
podcast

08.05.2009

Blind test, le verdict...

Alors, je sais pas si le jeu a amusé grand monde, mais en tout cas, il y a eu quelques réponses... Donc pour ceux qui voudraient encore jouer, pas de problème, vous fermez vite les yeux et vous passez au paragraphe juste en dessous... ^^

Donc voici les réponses...

 

1. Irma Jackson "You Will Forget"

113407472.jpg

En fait, Larusso avait presque réussit à faire croire que son "Tu m'oublieras" était une création originale... Que nenny !! Irma Jackson, en pleine vague disco sortait ce qui ressemble bien à un tube quand même, même s'il sombra un peu dans l'oubli. En tout cas, j'adore les cordes, l'ambiance "I will Survive" et autres... Non vraiment, j'aime bien...

 

2. Claude Nougaro "A bout de souffle"

Pas mal de bonnes réponses, venues surtout du milieu familial en fait. Un côté très barré, avec des passages d'orgue délicieux... un vrai morceau de progressif en moins de trois minutes... personne en revanche pour citer l'original quand même ultime de Dave Brubeck "Blue Rondo a la Turque"... Vas-y, fonce Claude... !!!

3. Nina Simone "My Way"

Pourrait évidemment concourrir dans la catégorie "surpasse l'original". Beaucoup ont reconnu le titre, peu ont identifiée la grandre prétresse de la Soul(e)...

4. Michel Magne et son grand orchestre "Yesterday" in Les plus beaux slows

Un des extraits qui a suscité le plus de réactions, car si tout le monde a bien identifié Yesterday, il était évidemment plus délicat de savoir à qui on devait cette adaptation en kitschoblaxploitation que je trouve vraiment irrésistible, je dois le dire... Et c'est au coeur d'une compilation au combien ringarde que je suis tombé sur cette pépite. Enfin ringarde à première vue, parce que Michel Magne est tout sauf un perdreau de l'année. Compositeur de musique de films génialissime, il a vraisemblablement trouvé ici un petit job alimentaire... mais pas question de le faire comme tout le monde, on est génial ou on ne l'est pas...

5. Chocolat's "Manha de carnaval"

Bon, c'est la déception, personne pour reconnaitre la mélodie immortelle de Luis Bonfa tirée d'Orfeo Negro ! C'est vrai qu'au milieu de la soupe disco-paillettes des Chocolat's, le morceau perd de sa poésie... Mais quand même, ce morceau existe sous des dizaines de versions différentes, entre l'original, la reprise à la guitare solo de Baden Powell, en flamenco de Paco de Lucia ou en rock fusion de Larry Coryell sans compter les nombreuses versions dançantes sorties par les grands orchestres divers et variés... ^^

6. Spooky Tooth "I am the Walrus" in The Last Puff

Last%2520Puff.jpg

C'est ce qu'on appelle du recyclage express. En 1970, la version des Beatles même pas oubliée, les hippies de Spooky Tooth en sortent une version bien allumée / désabusée / enfumée... j'aime...

 

 

 

 

7. Clook Rivers "I shot the sheriff" in Orgue Hammond Pop

Rivers,-Clook---Orgue-Hammo.jpg

Là, on rentre dans le très lourd... Les adaptations bien crémeuses et assez indigestes, mais non dénuées d'un certain charme... L'original est bien sur Bob Marley, pas de ce fumiste de Clapton.^^ Bon point quand même pour la pochette un peu psyche, on prend le bonheur là ou il se trouve (et encore, je vous ait épargné le kung-fu Fighting version orgue en furie...)

 

 

8. Salsoul Orchestra "Salsoul 3001" Nice 'n' Nasty

DSC05881.JPG

On continue dans le kitsch ultime avec cette resucée d'Also Spracht Zarathrustra" de Strauss immortalisée evidemment par Stanley Kubrick dans "2001 l'Odyssée de l'Espace". Soyons honnête, le principal interet de ce disque reste evidemment sa superbe pochette dépliante.. encore un truc qu'on peut plus faire avec les CDs...

 

 

 

 

 

 

9. Amii Stewart "Light My Fire"

Là j'avoue, ça devient disco ringardos hors concours... Mais une fois de temps en temps ça passe très bien.

Un gros big up à Jean-François, qui est le seul à avoir identifié cette reine de la boule à facettes....

10. Grace Jones "La vie en Rose" Portfolio

Grace_Jones_Portfolio.jpgCette reprise disco-love m'émeut profondément. Malgré la boite à rythme en plastique, on découvre une chaleur langoureuse érotique qui envahit l'espace, cette petite guitare, puis la voix discrète (pour une fois) de Grace Jones... Comme je n'aime pas vraiment Edith Piaf, je n'ai aucun mal à la préférer et de loin à l'original...

 

 

 

11. Bob Dylan "Along the Watchtower"

Etant donné que j'ai longtemps cru que c'était une composition de Jimi Hendrix, je fais ici repentance... C'est quand même une sorte de perfection ce morceau...

12. Jean Musy "Unchain My Heart"

22103.jpg

Encore une reprise toute en orgue estampillée 70's. Jean Musy a joué dans beaucoup de disques de reprise vite dédaignés. mais parfois, Jean Musy tel Hulk, se transforme en "Gene Musaye", et fait péter les bons vieux clichés un peu funk soul, comme dans cet album en hommage à Ray Charles, car c'est bien lui et non le talentueux pompeur professionnel de Joe Cocker qui en est à l'origine...

 

13. Panama "Long train runnin'"

15263.png

Un boogie funk de la fin des 70's absolument intenable ! C'est une petite bande de français qui se cache derrière tout ça et la pochette aussi, dans le registre exploration amazonienne vaut son pesant de riffs de légende...

 

 

 

 

Et pour finir, le petit bonus qui le fait bien, le grand, l'immense, le seul... Patrick Topalof avec "Qui m'enerve".

2799.jpgSorti sur le label de Claude François "Fleche", le petit Patrick a vite appris les bases de la maison, à savoir, recycler le plus vite possible tout ce qui marche ailleurs qu'en France... Ce petit jerk humoristique qui est en fait une reprise des "Pipkins" en est maintenant quasiment collector...

 

 

Merci à tous ceux qui ont participé, et peut-être à bientôt si je retrouve un peu d'inspiration...

 

 

 

Toutes les notes