07.05.2008
Tasha's World, John Legend. Il fait beau, on veut de la love-music !
Vous avez remarqué comme on a attendu en vain le soleil cette année. Comme on a été presque contraint de n'écouter que des musiques glauques et pluvieuses histoire de ne pas être frustré ?
Et bien un week-end de beau temps, un barbecue, une sieste dans un hamac, le sourire revient. On a bien envie de bronzer d'avoir des kilos en moins et des couleurs en plus. On veut surtout avoir à bouger sans préavis. Et là, la musique noire s'impose en douceur. Et John Legend, avec sa musique évidente qui n'est pas sans rappeler Stevie Wonder s'impose tranquillement. Ce mec, il a la classe. Cet album, il a la classe. Rien qu'à l'écouter, on gagne des points de karma.
A côté, un disque que j'ai souvent presque eu honte d'aimer qui nous vient de Hollande si mes souvenirs sont bons. Une sucrerie sensuelle, parce que les hommes c'est sympa, mais quand une femme vient nous inviter à une sorte de transe sensuelle indécente, pour un vieux bouc comme moi, ca fait toujours effet. Donc dans Tasha's World, il y a une voix de femme qui invite simplement au bonheur, à la séduction insouciante autour d'une piscine et ça me plait...
Tasha's World - Past Lives
23:06 Publié dans chroniques: la musique black, par où j' attaque ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques
29.04.2008
Chick Corea "Children's Songs" 20 berceuses pour toutes les oreilles
Chick Corea est un grand pianiste. Il a joué du jazz, du jazz-rock, du classique et tant d'autres choses encore. Mais comme tous les grands musiciens, il sait parfois retoucher son instrument avec l'ingénuosité d'un enfant. En 13 ans, il a composé 20 de ces airs essentiels, entre Satie et Schumann. Il flotte dans l'air le bonheur de jouer et d'être toujours émerveillé par son art. C'est faussement simple et vraiment réjouissant, et franchement, à mon gout, c'est ce qu'il faudrait faire jouer lors des auditions de piano de fin d'année.
Children Song N°4
Echelle de facilité d'écoute
Rythme 2/5: Chick Corea est un coquin
Mélodies 4/5: Très légères
Longueur des morceaux 5/5: 20 Chansons en moins de 40 minutes...
Passerelle vers: piano, musique classique, jazz, berceuse
17:28 Publié dans chroniques: Et pour le jazz, par où je passe ?, chroniques: pour le classique, y' a un hic ? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques
26.04.2008
Airelle Besson / Sylvain Rifflet "Rocking-Chair"
Ah, le joli disque que voici. Comme par hasard, c'est sur le petit Label Chief Inspector qu'il voit le jour. Là ou l'on n'attend pas une musique plus qu'une autre, où, si l'on a du talent, les portes des studios d'enregistrement s'ouvrent. Et dans le Studio, Airelle (quel prénom, ça donne envie de se balader dans les bois) et Sylvain ont fait souffler un vent très rafraichissant. Des mélodies, de la guitare, et surtout de l'espace, une liberté presque indécente. Ca semble si facile quand, pour un peu on croirait qu'on pourrait faire pareil, gouter les choses simples, enchainer les sources d'inspiration commes les verres de rosé lors d'un apéritif trop arrosé.
Seul le plaisir guide ces deux énergumènes. Faites que ces randonnées improvisées sur les sentiers escarpés musicaux ne s'arrêtent jamais...
Forget it -Comme si un tel miracle pouvait s'oublier.... -

Echelle de facilité d'écoute
Mélodies 3/5: si légères, si douces
Rythme 3/5: le plsu souvent, ça va s'ancrer dans un rock très accessible
Longueur des morceau 4/5: Pour du jazz, c'est calibré à merveille
Passerelle vers Jazz, Chief Inspector
00:51 Publié dans chroniques: Et pour le jazz, par où je passe ? | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques
12.04.2008
Melingo "Maldito Tango" Tango Crado, Tango Bravo !
Ce n'est pas dans la forme que le dernier album de Melingo est sale, c'est dans le fond. Car même si le chanteur argentin se compromet un peu avec quelques sonorités qui ne sonneraient pas très agréablement aux oreilles de Carlos Gardel, c'est surtout dans le fond de lui même qu'il va chercher de quoi rendre ce disque passionnant.
Montrant avec obscénité ce qui lui donne la force de se mettre à nu, Melingo joue avec ses cordes vocales comme d'autres jouent avec des armes à feu. Tellement démonstratif qu'on en vient à être géné de l'écouter simplement assis dans son fauteuil, sa démarche rappelle Peter Hammill, autre fou chantant de livrant entièrement à la musique. La musique de Melingo, elle n' a pas besoin d'être décrite. Elle puise sa force dans les racines du tango, dans le regard plein de défi, dans cette transe sexuelle et animale qui semble parfois commander aux adeptes de cette religion singulière.
Echelle de facilité d'écoute
Mélodies 4/5: Le tango c'est beau
Rythme 3/5: C'est du tango
Longueur des morceaux 3/5: Juste un playdoyer de 12 minutes un peu plus long (et superbe) pour finir.
Passerelle vers tango, world-music
00:46 Publié dans chroniques: Et la World, comment je l' aborde ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, jazz
27.03.2008
Gérard Manset "Animal on est mal" Pour vivre heureux vivons cachés...
Amis du mystère, des écrivains mythiques comme Thomas Pynchon et des mecs qui disparaissent sans mourir, vous devez déjà connaitre Gérard Manset. Un auteur-compositeur interprête à la fois génial et ermite. Capable d'engendrer des arrangements de cordes à la Sheller, de mélodies belles et inoubliables, il se distingue essentiellement par le fait qu'il n'apparait que très peu (jamais ?) en public et que ses premiers albums n'ont jamais été réédités.
C'est donc pourquoi je fais d'autant plus le beau avec mon beau 33 tours, qui en plus d'être rare, est surtout une véritable mine d'or. Invention, précision, émotion, rien ne se jette dans ces chansons qui n'ont pas pris une ride. Le seul reproche que l'on puisse faire à Gérard, c'est si mes souvenirs sont bons d'avoir été (d'être ?) le beau-père de l'enfant terrible de la chanson française à savoir le sulfureux Raphaël. Pour des raisons qui n'appartiennent qu'à moi, je préfère écouter le premier album de Gérard que le dernier de Raphaël, qui ressemble d'ailleurs étrangement à celui d'avant...
Animal, on est mal (étrange, obscur, drôle donc indispensable)
Que choisir ensuite ? Tout est génial ! Mon petit côté fleur bleu m'a soufflé de mettre en avant Mon amour
Echelle de facilité d'écoute
Rythme 4/5: rien de terrifiant
Mélodies 5/5: rien de passable
Longueur des morceaux 4/5: tout s'enchaine sans problème, mis à part le fait que c'est bien trop court !
Passerelle vers chanson française, pop
16:29 Publié dans chroniques: Pour la chanson, quelle direction ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques
13.03.2008
Perceval music "Dormir Sommeil" j'ai fait une sieste dans une clairière en acier
C'est un disque qui commence par une jolie voix qui nous dit "Dormir Sommeil" et qui quelques dizaines de minutes plus tard, nous ordonne de nous réveiller. Entre les deux suaves messages, un onirisme tout en verre et en déambulations aléatoires s'empare de vous. Dans ce rêve, le coup de poing cotoie les caresses, un clavecin en s'éclipsant devise avec les guitares électriques qui s'emparent de la scène.
Curieuse chimère des délires d'un guitariste de rock post-mathématique (le groupe Chevreuil pour les initiés) avec sa propre mythologie baroque et ses rencontres artistiques diverses, ce disque qui semble venir d'un autre lieu à la fois glacial et attirant et d'un autre âge règle son compte au conformisme avec aisance. Il y a de la sueur, du charbon et de la poudre magique dans l'air et j'aime çà.
Attention groupe français, musique un peu atypique, bougez-vous les pieds et le porte-euros...
Echelle de facilité d'écoute
Rythme 2/5: No pain, no gain !
Mélodies 2/5: plus ambiances que mélodies
Longueur des morceaux 4/5: C'est concis, c'est bon
Passerelle vers post-rock, math-rock et vers des endroits enchantés
23:19 Publié dans chroniques: Rock pour tous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, rock
07.03.2008
Nagui et la musique, çà devient sérieux !
Bon, dans un temps assez lointain, j'avais écrit que je trouvais que Nagui ne s'y connaissait pas trop en musique. Pour être plus précis, il n'a absolument aucune vision "globale" de la musique. Rolling Stones VS Beatles et basta !
Cependant, je suis pas contrariant, je continue à regarder ses émissions, ou du moins à les apercevoir. Histoire de voir si il y a des bons invités à Taratata. C'est de plus en plus rare, mais çà arrive. Par contre, quand çà sort des clous, le Nagui navigue à vue. SOS les fiches, appelez la sécurité, y' a un intrus qui essaie de parler d'autre chose !
Donc, quand Sean Lennon est tout fier d'annoncer au plus grand animateur musical du monde qu'il a travaillé avec John Zorn, il est un peu surpris quand celui lui répond "JazzHorn ? Connait pas". Après y'a toute la classe britannique du Sean qui sauve le coup d'un surprenant "Non, en fait, il est connu seulement aux USA". Oui, on va dire çà, Nagui commençait à prendre l'inculture de son public à témoin pour se justifier. Ca devenait drôle.
Mais il n' était pas à son coup d'essai. Déjà lors de son bizutage à Canal Plus, il s'était surpris à évoquer Coltrane et Miles Davis avec un invité. En fond sonore, un impétueux se croit autorisé à balancer "So What" de Miles Davis, son morceau le plus connu ou pas loin... Réaction immédiate du Nagui "C'est Coltrane çà ?" Ben non, c'est pas lui, c'est l'autre. C'est pas grave de confondre, tout le monde ne s'y connait pas en musique.
Voilà, c'est juste méchant, je l'avoue.
Mais hier, Nagui, qui passe pour un grand connaisseur de rock auprès des plus de 70 ans a carrément torpillé une candidate de son jeu "Tout le monde veut prendre sa place". Cà commençait pourtant, bien, ils ont passé un extrait de "Love is all"
Donc, j'en reviens à mon postulat de départ. Nagui est un sinistre blaireau.
12:21 Publié dans Le Défouloir | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, jazz
06.03.2008
"Greaves Verlaine" Goûter l'absinthe à Canterbury
Le graphisme magnifique annonce la couleur de façon on ne peut plus honnête. John Greaves, membre de feu Henry Cow, Kew Rhone et autres formations gentiment barrées des années 70 met en musique les textes du génial Paul Verlaine. Greaves, c'est un peu un Jane Birkin à testicules, il habite depuis 25 ans en France, mais il n'a toujours pas perdu son accent. C'est probablement parce que çà marche du tonnerre avec les filles, çà peut surprendre un peu ou horripiler certains, et çà donne une couleur assez particulière à l'ensemble.
Mais Greaves, c'est surtout un artiste comme on n'en fait plus trop, un amoureux de la musique, de la parole, de la mélodie faussement simple, gentiment sophistiquée, une sorte de Robert Wyatt sans barbe mais toujours sur pattes. Eh oui, John Greaves est un dandy, un dandy avec un physique assez particulier, entre Tom Jones et Daniel Russo, mais un dandy quand même, un pur, un épicurien. On l'imagine sans peine faire usage de la petite cuillère mise en valeur sur la pochette pour essayer d'atteindre quelques paradis artificiels.
Et John Greaves est aussi un musicien accompli. Ce qui fait qu'il peut mélanger dans ce surprenant album, guitares eclectiques, voix douces féminines, harmonica, violons, et tout ce qui lui plait. Il le fait toujours avec goût. Profitons de ces onze petites comptines, comme d'un thé raffiné, cherchons-y ce que nous voulons y trouver, et nous serons heureux ce soir.
Séguidille
Streets
Echelle de facilité d'écoute
Rythme 3/5: des chansons qui divaguent un peu...
Mélodies 3/5: des chansons qui divaguent un peu
Longueur des morceaux 5/5: parfait, pas de longueurs..
Passerelle vers jazz, poésie, chanson
15:58 Publié dans chroniques: Et pour le jazz, par où je passe ?, chroniques: Pour la chanson, quelle direction ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, jazz
02.03.2008
"Hasta Siempre" de la chanson à l'abstraction
Les reprises, voici un thème porteur. Les reprises attisent la curiosité, déclenchent la haine des puristes et l'émerveillement des plus naifs, comme moi qui a découvert il y a très peu de temps que l'immortelle chanson de Chimène Badi "Je viens du Sud" est en fait à l'origine de Michel Sardou ! Imaginez mon désarroi... Point non négligeable, la reprise permet à Beatrice Ardisson de fourguer des albums aux bobos en passant pour une la reine des compilationnistes. N'oubliez donc pas vos petits disques estampillés "Paris Dernière", merci pour elle.
Parfois, l'artiste lutte avec l'original, le maltraite, cherche à en extraire son propre message. Cette éventualité est rare. La plupart du temps, le copieur cherche avant tout à surprendre, à déclencher la surprise de l'auditeur. Les innombrables reprises punk de bleuettes insignifiantes, ou à l'opposé les relectures classiques de morceaux énervés (comme le très émétisant "Smell like Teen Spirit" de Paul Anka(ca) ) s'imposent donc. Béatrice est contente, çà fait un morceau de plus pour sa compile.
Ici, il sera question du thème mythique "Hasta Siempre" en hommage à Che Guevarra. Je confesse que j' ai longtemps hésité à fournir ici la mémorable interpétation chevaline de Nathalie Cardone...
Voilà, le décor est posé. Si vous voulez commencer le voyage, et si vous ne connaissez pas la version de Robert Wyatt extraite de son dernier album Comicopera, j'ose vous indiquer un petit lien sympa:
Du lyrisme, de la légèreté, les deux barbus s'amusent ensemble, et on approuve !
Mais, en brutalisant encore plus la mélodie relativement inoubliable de l'original, certains jazzmen s'amusent aussi beaucoup, dans un style différent. Sur "Witchi Tai-to" au début des années 70, ce sont 4 amis venus du Nord qui attaquent le monument par la face Nord. Garbarek, saxophoniste qui aura plus tard tendance à un peu se complaire dans un lyrisme excessif se change en Gato Barbieri, et Bobo Stenson au piano donne à cette version un pulsation irrésistible !
Jan Garbarek - Bobo Stenson Quartet
De la version originale, on a gardé le cri et l'envie. Certains, eux ne retiennent que la rage, le combat qui suinte de ce classique. La furie des idées vient souffler à travers les anches du free le plus accompli qu'il soit. La contrebasse de Charlie Haden accompagne les seismes.Ca ne donne pas envie de savoir un peu d'où viennent ces révolutionnaires de la musique ?
21:38 Publié dans Comment écouter du free-jazz en 10 leçons, Pour le jazz, par ou je passe ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, jazz
25.02.2008
Pachacamac "Contrastes" Barbes, Pattes d'élephants, Bonnets péruviens
Je suis comme vous, quand je croise dans un quelconque centre-ville un groupe de sud-américains qui essaient de m'extorquer 15 cts d'euros en jouant El Condor Pasa, Guantanamera ou La Cafégringoyala, j'ai envie de leurs faire bouffer leurs bonnets et leurs flûtes.
C'est pourquoi, quand je vous dis que ce disque qui a inauguré il y a a quelques années mes bonnes découvertes de dépot-vente vaut le détour, je pense que vous pouvez me croire. Guitares, kena, charangos et autres instruments divers sont ici mis à disposition de quatre chevelus français qui mélangent les sonorités des Andes avec une conception plus européenne de la musique. Rythmes traditionnels et mélodies directes, et même parfois des bons gros passages au bombo presque technoïsants s'affrontent dans une douce harmonie. Je dis oui ! (En revanche, si vous aussi vous aimez, faudra vous accrocher pour trouver le disque, je ne pense pas qu'il ait été réédité en CD...)
Ecarlate (j'adore ce gros son de bombo ^^)

Rythme 3/5: De quoi se familiariser avec les Andes
Mélodies 5/5: Ca se retient tout seul
Longueur des morceaux 5/5: 12 morceaux en 32 minutes ! Vive le vinyl !
Passerelle vers: Musique Sud-Américaine, flûte, guitare
17:05 Publié dans chroniques: Et la World, comment je l' aborde ?, En direct de mon grenier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, musiques du monde


