16.09.2009
"A Bad Donato", la méchante usine à sample... n'est-ce pas mr B...
Tout cet album pourrait se retrouver vite fait bien fait découpé en petites rondelles et multiplié à l'envi dans des milliers de disques de hip-hop. Il y a dans cette perle datant déjà de presque 40 ans la quintessence de la musique d'alors. Un appel au sexe et à la sueur tout en rythme. Joao Donato, brésilien et grand défricheur d'une musique mi-funk mi-jazz de son état avouait lui même avoir commis un disque presque indécent puisqu'il déclarait:
"And I made the noisiest record I can ever remember making."
Celà se passe de commentaire. Même quand il envoie du vent dans les flûtes et de la bossa syncopée, on ressent un appel presque indécent à la séduction corporelle. Ajoutez à tout celà les arrangements d'un Eumir Deodato en pleine forme et vous obtiendrez donc un disque qui réveille vos plus vils instincts, ceux qui vous font tenir debout mais que vous préférez occulter. Pendant 40 minutes, laissez-les prendre le controle.
Lunar Tune (les petites saillies de cuivres me rappellent irrésistiblement le générique de la géniale série Oz, ce ne doit pas être un hasard...)

The Frog
Suite à la remarque éclairée d' Alain, je ne peux que vous faire partager la sublime interprétation de ce titre par Jacques Brel lui-même... en 1977... Assez éloquent...
20:50 Publié dans chroniques: Et la World, comment je l' aborde ?, En direct de mon grenier | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, funk
10.09.2009
Akron/Family "Set' em Wild, Set 'em Free" le feu de camp passe à l'électrique
Il m'arrive de moins en moins souvent d'acheter des disques juste après les avoir écouté dans une grande surface. Le plus souvent l'expérience tourne court, les specimen choisis pour faire office d'appat à la population sont souvent assez fades à mon gout, mais parfois, la bonne surprise peut surgir du casque.
Akron/Family par exemple, un trio qui non content de pomper le concept de "grande famille musicale" à Sly Stone lui pique aussi l'idée le drapeau américain sur la pochette fait partie de ces divines révélations. Rien de révolutionnaire, juste des chansons baties sur les bonne fondations du folk nord-américain qui se transforment souvent en célébrations paiennes et enjouées. Il y a un peu de A Mt Zion dans ce groupe, un esprit fraternel, des chants en choeur et on l'imagine, un leader charismatique faisant craquer les filles quand il ouvre négligemment sa chemise à carreaux.
En tout état de cause, Set'em Wild, Set'em Free est un disque bon et honnête. Sans chercher à jouer au-dessus de leurs moyens, la famille à Akron rassemble toutes les bonnes énergies qui gravitent autour d'elle, et ca fait du bien.
16:58 Publié dans chroniques: Rock pour tous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques
08.05.2009
Blind test, le verdict...
Alors, je sais pas si le jeu a amusé grand monde, mais en tout cas, il y a eu quelques réponses... Donc pour ceux qui voudraient encore jouer, pas de problème, vous fermez vite les yeux et vous passez au paragraphe juste en dessous... ^^
Donc voici les réponses...
1. Irma Jackson "You Will Forget"

En fait, Larusso avait presque réussit à faire croire que son "Tu m'oublieras" était une création originale... Que nenny !! Irma Jackson, en pleine vague disco sortait ce qui ressemble bien à un tube quand même, même s'il sombra un peu dans l'oubli. En tout cas, j'adore les cordes, l'ambiance "I will Survive" et autres... Non vraiment, j'aime bien...
2. Claude Nougaro "A bout de souffle"
Pas mal de bonnes réponses, venues surtout du milieu familial en fait. Un côté très barré, avec des passages d'orgue délicieux... un vrai morceau de progressif en moins de trois minutes... personne en revanche pour citer l'original quand même ultime de Dave Brubeck "Blue Rondo a la Turque"... Vas-y, fonce Claude... !!!
3. Nina Simone "My Way"
Pourrait évidemment concourrir dans la catégorie "surpasse l'original". Beaucoup ont reconnu le titre, peu ont identifiée la grandre prétresse de la Soul(e)...
4. Michel Magne et son grand orchestre "Yesterday" in Les plus beaux slows
Un des extraits qui a suscité le plus de réactions, car si tout le monde a bien identifié Yesterday, il était évidemment plus délicat de savoir à qui on devait cette adaptation en kitschoblaxploitation que je trouve vraiment irrésistible, je dois le dire... Et c'est au coeur d'une compilation au combien ringarde que je suis tombé sur cette pépite. Enfin ringarde à première vue, parce que Michel Magne est tout sauf un perdreau de l'année. Compositeur de musique de films génialissime, il a vraisemblablement trouvé ici un petit job alimentaire... mais pas question de le faire comme tout le monde, on est génial ou on ne l'est pas...
5. Chocolat's "Manha de carnaval"
Bon, c'est la déception, personne pour reconnaitre la mélodie immortelle de Luis Bonfa tirée d'Orfeo Negro ! C'est vrai qu'au milieu de la soupe disco-paillettes des Chocolat's, le morceau perd de sa poésie... Mais quand même, ce morceau existe sous des dizaines de versions différentes, entre l'original, la reprise à la guitare solo de Baden Powell, en flamenco de Paco de Lucia ou en rock fusion de Larry Coryell sans compter les nombreuses versions dançantes sorties par les grands orchestres divers et variés... ^^
6. Spooky Tooth "I am the Walrus" in The Last Puff

C'est ce qu'on appelle du recyclage express. En 1970, la version des Beatles même pas oubliée, les hippies de Spooky Tooth en sortent une version bien allumée / désabusée / enfumée... j'aime...
7. Clook Rivers "I shot the sheriff" in Orgue Hammond Pop

Là, on rentre dans le très lourd... Les adaptations bien crémeuses et assez indigestes, mais non dénuées d'un certain charme... L'original est bien sur Bob Marley, pas de ce fumiste de Clapton.^^ Bon point quand même pour la pochette un peu psyche, on prend le bonheur là ou il se trouve (et encore, je vous ait épargné le kung-fu Fighting version orgue en furie...)
8. Salsoul Orchestra "Salsoul 3001" Nice 'n' Nasty
On continue dans le kitsch ultime avec cette resucée d'Also Spracht Zarathrustra" de Strauss immortalisée evidemment par Stanley Kubrick dans "2001 l'Odyssée de l'Espace". Soyons honnête, le principal interet de ce disque reste evidemment sa superbe pochette dépliante.. encore un truc qu'on peut plus faire avec les CDs...
9. Amii Stewart "Light My Fire"
Là j'avoue, ça devient disco ringardos hors concours... Mais une fois de temps en temps ça passe très bien.
Un gros big up à Jean-François, qui est le seul à avoir identifié cette reine de la boule à facettes....
10. Grace Jones "La vie en Rose" Portfolio
Cette reprise disco-love m'émeut profondément. Malgré la boite à rythme en plastique, on découvre une chaleur langoureuse érotique qui envahit l'espace, cette petite guitare, puis la voix discrète (pour une fois) de Grace Jones... Comme je n'aime pas vraiment Edith Piaf, je n'ai aucun mal à la préférer et de loin à l'original...
11. Bob Dylan "Along the Watchtower"
Etant donné que j'ai longtemps cru que c'était une composition de Jimi Hendrix, je fais ici repentance... C'est quand même une sorte de perfection ce morceau...
12. Jean Musy "Unchain My Heart"
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Encore une reprise toute en orgue estampillée 70's. Jean Musy a joué dans beaucoup de disques de reprise vite dédaignés. mais parfois, Jean Musy tel Hulk, se transforme en "Gene Musaye", et fait péter les bons vieux clichés un peu funk soul, comme dans cet album en hommage à Ray Charles, car c'est bien lui et non le talentueux pompeur professionnel de Joe Cocker qui en est à l'origine...
13. Panama "Long train runnin'"

Un boogie funk de la fin des 70's absolument intenable ! C'est une petite bande de français qui se cache derrière tout ça et la pochette aussi, dans le registre exploration amazonienne vaut son pesant de riffs de légende...
Et pour finir, le petit bonus qui le fait bien, le grand, l'immense, le seul... Patrick Topalof avec "Qui m'enerve".
Sorti sur le label de Claude François "Fleche", le petit Patrick a vite appris les bases de la maison, à savoir, recycler le plus vite possible tout ce qui marche ailleurs qu'en France... Ce petit jerk humoristique qui est en fait une reprise des "Pipkins" en est maintenant quasiment collector...
Merci à tous ceux qui ont participé, et peut-être à bientôt si je retrouve un peu d'inspiration...
22:06 Publié dans En direct de mon grenier | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques
20.04.2009
Steel Band de la Trinidad - "Magie Caraïbes" Les Racines du Soleil
La musique des antilles, c'est un peu comme la boîte de chocolat de Forrest Gump, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. La plupart du temps, sur les pochettes des disques, on retrouve une armée de Funkateers avec coiffure afro et look de guerriers du groove, qui se révèlent en fait être des guerriers... du zouk ! Et même si je n'ai rien contre le zouk, surtout si il y a une jolie métisse qui veut me donner quelques cours, j'étais souvent déçu. J'ai l'impression que ces jeunes gens n'exploitaient pas leur talent comme ils devraient. D'ailleurs, souvent, au mileu de leurs hymnes à l'amour et aux déhanchés, ils enregistraient en douce un petit reggae à tomber. Histoire de bien prouver qu'ils peuvent vraiment te mettre la tête à l'envers, mais que non, eux leur truc, c'est le zouk, le merengue et tout ça.
Mais malgré tout, il ne faut jamais perdre espoir, et c'est en fouillant au coeur d'une musique plus traditionnelle que j'ai trouvé mon bonheur. Les Steel Band, armés de leurs casseroles géantes à calypsos, portent en eux un autre message, une autre vision du soleil et des îles. On sent encore un peu la souffrance derrière tout celà, on retrouve des ambiances un peu désabusées. Et au milieu des envoutantes sonorités cristallines de leurs compositions envoutantes, le Steel Band de la Trinidad a aussi commis deux titres assez fantastiques, une reprise de Summertime et un morceau de proto-reggae triste indescriptible. Voilà un achat qui compense à merveille les dizaines d'antilleries dansantes qui végètent dans un carton.
18:25 Publié dans En direct de mon grenier, Et la world, comment je l' aborde ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, musiques du monde
02.12.2008
Balafon, Vibraphone.... De l'Afrique à Chicago
Le balafon est un peu (et en prenant moult raccourcis) au vibraphone ce que la kora est à la guitare, un instrument de l'afrique de l'ouest qui rappelle étrangement un cousin occidental. Il partage avec la kora ses sonorités cristallines, avec lui on peut tisser de longues et douces improvisations. Peu enclin à mettre en valeur les lignes mélodiques ou à encourager les solos endiablés même si de veritables virtuoses en jouent, le balafon est avant tout un merveilleux instrument pour accompagner les airs traditionnels, et éventuellement les faire s'évader vers des horizons nouveaux.
Histoire d'oublier un peu la mémorable citation de Nagui entendue au détour de deux questions sur Harry Potter dans son jeu Tout le Monde veut prendre sa Place: "Le balafon, c'est une sorte de xylophone, mais en bois", on peut essayer de suivre cet étrange instrument, et comment il rejoint des musiques bien plus modernes, tel que le post-rock, toujours très friant de de nappes hypnotiques...
Ballaké Sissoko est un grand joueur de kora, qui sait aussi merveilleusement d'entourer. Il ne se met jamais en avant et sa musique est d'une fluidité délicieuse. Il est ici accompagné par Fassery Diabaté au balafon... Une musique pure et limpide donc ou les sonorités claires de l'instrument sont remarquablement mises en valeur, et où la virtuosité s'éclipse au profit de la sensibilité.
Ballaké Sissoko - Deli
Le vibraphone a longtemps était l'apanage essentiellement du jazz (Lionel Hampton) et des musiques noires (ah Roy Ayers...). Mais depuis peu, les jeunes formations impétueuses comme Tortoise profitent de la richesse et de la force des lignes musicales de l'instrument pour renforcer les ambiances un peu entêtantes qu'ils affectionnent. Longues planeries, rêves hallucinés se voient ainsi mis en valeur par le vibraphone et gagnent en profondeur... Et nous on fond...
Tortoise - TNT
Ten-Day Interval
Et donc, on arrive comme toujours à la rencontre de ces deux univers différents mais se retrouvant sur l'essentiel. Ici, il s'agit de la stimulante rencontre entre un balaphoniste et un vibraphoniste qui a préalablement bien cassé et tordu son instrument pour en extraire les sonorités les plus incertaines et délicieusement sales. Il y a un peu de Bojan Z là dedans, et ce n'est pas une mauvaise nouvelle.

Kouyate / Neerman - Kangaba
Bamanan Don
13:56 Publié dans moi, mon blog, mes disques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques
26.11.2008
Melissa Laveaux "Camphor & Cooper" Il neige à Haiti et grand soleil sur Montreal
Le petit label No Format n'en finit plus d'étonner. Au moins, il ne ment pas sur ses objectifs, il sort de l'ombre toute musique digne d'intêret, que ce soit du jazz, du reggae, de la world-music et donc ici du folk lumineux, venu d'une Haitienne installée au Québec.
Melissa Laveaux nous offre donc un album à l'ancienne, 37 minutes, une guitare, des tablas, une contrebasse. Pas de pistes bonus ou d'album interminable de 76 minutes remplis de rien. On ressent quelque chose de Yael Naim, en plus fragile et moins dynamité par la promo. Le monde de la musique offre donc toujours de bien beaux moments, ils ne sont juste pas vraiment servis sur un plateau. En l'occurence, je remercie Vibrations, magazine qui offre ce mois ci un très bon petit CD bonus. Ca n'enlèveras pas le fait qu'ils ont enlevé la chronique lumineuse de Gilles Tordjmann et gardé les pathétiques histoires de cul de Jackie Berroyer, mais on peut toujours avoir de bonnes surprises. Une bonne idée cadeau pour les fêtes lirons-nous dans la presse ^^.
11:40 Publié dans chroniques: Et la World, comment je l' aborde ?, Et en plus y'a du folk | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques
13.11.2008
Michel Arbatz, à écouter quand on sent l'appel du Larzac
On n'a parfois pas trop envie de travailler, de boire le bouillon de la société d'un coup, sans respirer. Quand on passe trop de temps en apnée à essayer de ne pas s'imprégner de la morosité ambiante, le temps est parfois long, on a besoin de glorieux exemples pour nous montrer la voix à suivre. Michel Arbatz est de ceux-là. Un bon vieil ananar Arbatz, mais aussi un bon petit guitariste. Ses chansons sont parfois brillantes, souvent naives, parfois un peu bizarres. On sent bien que le monsieur aurait pu être très doué si il s'était vraiment donné la peine de fignoler ses petits morceaux, de coller un petit passage instrumental, un coup de gratte, une ligne de flûte, un couplet où l'on compte à peu près les pieds pour éviter de se retrouver un peu bancal. Mais finalement, cette imperfection fait aussi tout le charme de ce disque. Il y'a un petit j'm'en foutisme génial et bucolique au milieu de ses lignes mélodiques. Quand on a envie de dire un gros "merde" au monde, ça fait parfois un de ces biens...
Le jeu du Paon (envoutante et étrange, elle me parle d'une façon presque dérangeante... brr)

23:31 Publié dans chroniques: Pour la chanson, quelle direction ?, En direct de mon grenier, Et en plus y'a du folk | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques
11.11.2008
Yemanjazz, la grande marmite afro-jazzo-brésilienne !
Attention les oreilles, ça va faire mal, des petits portugais bien trop doués pour trouver une maison de disques viennent de lancer un gros missile bronzé d'Afrique et de Brésil... Yemanjazz, vient de Iemanja, divinité du culte afro-brésilien (ou Candomblé) encore très prégnant au pays du football. Les croyances ancestrales des esclaves y rejoignent la foi chrétienne dans un joyeux melting-pot qui correspond finalement bien à cette contrée métissée. Baden Powell avait déjà écrit des sambas sublimes sur ces thèmes, ces jeunes effrontés y ajoutent un jazz brûlant digne de Freddie Hubbard ou John Coltrane.
On ne sait toujours pas comment tout celà tient debout, mais le résultat tient du miracle. Foncez sur leur myspace et faites pêter les thunes. Y'a pas que Grégoire et ses rengaines qui a le droit de sortir malgré Universal !!
Mae Sirena (oui, ça dure 9 minutes, mais quelles 9 minutes ! Caetano Veloso, Bach, de la transe et une trompette en fusion, c'est pas mal en 9 minutes....)

18:45 Publié dans chroniques: Et la World, comment je l' aborde ?, chroniques: Et pour le jazz, par où je passe ? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques
COS "Babel" Le jazz-funk progressif belge qui le fait bien
L'hiver approche. Et la vraie mauvaise nouvelle qui en découle, ce ne sont pas les nez qui coulent, mais bel et bien la fin de la saison des vide-greniers et autre brocantes dominicales...
Ah, le bonheur de découvrir pour quelques euros, des disques plus improbables les uns que les autres. Rassurez-vous, ici je ne parlerais pas des disques de hard-rock français des années 80 de groupes tous sponsorisés par Jacques Dessanges ou de Raoul Ours qui nous explique en deux faces très didactiques comment faire parler son perroquet (car j'ai acheté ces disques et bien d'autres encore...). Non, je vous garde la crème de la crème, les pochettes intrigantes, les groupes bizarre, "Oula, c'est à moi, mais je sais plus ce que c'est comme musique...", enfin, tout ce qui fait le sel des promenade au milieu des tables de camping et de la vaisselle ébréchée.
Donc COS, groupe belge où l'on retrouve Marc Hollander entendu aussi au sein d'Aksak Maboul a sorti quelques disques à la fin des années 70 qui méritent le détour. Basé sur un bon vieux groove des familles et faisant l'impasse sur les grosses prises de têtes, ce Babel s'avale aussi facilement qu'un saucisson aux noisettes, et Dieu sait si j'aime ça. En résumant, une bonne façon de rentabiliser deux euros, quelques litres de super 95 et l'étrange sensation de passer tout le dimanche la tête dans un sac pour cause de lever matinal...
Babel
16.10.2008
Forro in the Dark - Célébrons la fin de l'été
C'est un peu tard maintenant que l'automne s'installe, qu'il pleut partout et que l'été a officiellement été déclaré tout pourri, mais si vous voulez un petit surplus d'entrain, une séance d'UV sans passer par les cabines pleines de néons bleus, vous pourriez prendre plaisir à écouter Forro In The Dark, formation de petits américains qui mélangent la musique brésilienne, la country et le jazz avec un décontraction innée.
Ce petit disque est un hymne à la sangria et aux doux couchers de soleil, une véritable thérapie contre la dépression saisonnière à lui tout seul. On y trouve une reprise de Asa Branca (grand classique de la musique brésilienne) ici repris par ce qui ressemble à un groupe de cow-boys un peu éméchés où David Byrne (bien loin des Talking Heads, mais jamais dans un bon album par hasard) vient faire une apparition délicieuse en tant que chanteur en chef . Et tout continue, un peu de reggae par-ci, une rythmique lancinante par là, une heure de soleil dans l'autoradio.
Echelle de facilité d'écoute
Rythme 3/5: Ca chaloupe, c'est du bon...
Mélodies 4/5: Un peu folklo-déglingo
Longueur des morceaux 4/5: Un petit détour de 9 minutes pour finir c'est tout.
Passerelle vers musique brésilienne, flute, world-music
15:11 Publié dans chroniques: Et la World, comment je l' aborde ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques


