27.10.2009
Liquid Ice "Rotten Apple" le morceau incongru de la journée
Il faut toujours se méfier quand on achète de la musique des îles en brocante. Et a fortiori, encore plus, quand, comme moi, on n'apprécie pas particulièrement le zouk ou le merengue. Car les musiciens antillais sont des filous. Ils ont tous des looks de guerriers du funk, posent avec des basses de 2 mètres de long et des orgues de folie, mais quand on met le disque sur la platine, c'est l'hymne à l'amour syncopé pour la doudou du Gosier qui sort des enceintes. Frustrant, très frustrant. Encore plus frustrant que ces dizaines de disques pas vraiment utiles à mes oreilles, il y a les disques avec un seul morceau fascinant, souvent un petit reggae ensuqué sur deux accords qui rend l'écoute encore plus douloureuse, car on peut alors imaginer tout ce qu'on aurait pu déguster si seulement tous ces gaillards s'était mis d'accord pour enregistrer un disque entier comme ça.
Après, il suffit juste d'être conscient de la situation. Ne rien espérer et finalement découvrir des morceaux absoluments déroutants sur des albums plutôt joviaux. Comme le dernier morceau de ce disque d'un groupe dominicain Liquid Ice. Sans prévenir, comme ça ils jouent un truc incroyable entre funk minimal et chanson Canterbury. La surprise est d'autant plus belle ainsi. Et voilà comment un seul morceau vaut ce petit billet. En plus avec le froid et la pluie, une petite vue sur l'océan ne fait jamais de mal.
En fait pour être vraiment honnête, le morceau précédent me laisse aussi bien assis. Faut dire que tout le long du disque, on retrouve des solos d'orgue/synthétiseur absolument térrifiants. On sent que le groupe avait du casser sa tirelire pour faire venir le bouzin en bateau, ils en mettent partout. Pas étonnant qu'ils mélangent donc tout ça avec ce reggae bizarre. Mais vraiment bizarre ! Bon allez, c'est cadeau !
Love Soldiers
22:30 Publié dans En direct de mon grenier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, cratedigger, musiques du monde
20.04.2009
Steel Band de la Trinidad - "Magie Caraïbes" Les Racines du Soleil
La musique des antilles, c'est un peu comme la boîte de chocolat de Forrest Gump, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. La plupart du temps, sur les pochettes des disques, on retrouve une armée de Funkateers avec coiffure afro et look de guerriers du groove, qui se révèlent en fait être des guerriers... du zouk ! Et même si je n'ai rien contre le zouk, surtout si il y a une jolie métisse qui veut me donner quelques cours, j'étais souvent déçu. J'ai l'impression que ces jeunes gens n'exploitaient pas leur talent comme ils devraient. D'ailleurs, souvent, au mileu de leurs hymnes à l'amour et aux déhanchés, ils enregistraient en douce un petit reggae à tomber. Histoire de bien prouver qu'ils peuvent vraiment te mettre la tête à l'envers, mais que non, eux leur truc, c'est le zouk, le merengue et tout ça.
Mais malgré tout, il ne faut jamais perdre espoir, et c'est en fouillant au coeur d'une musique plus traditionnelle que j'ai trouvé mon bonheur. Les Steel Band, armés de leurs casseroles géantes à calypsos, portent en eux un autre message, une autre vision du soleil et des îles. On sent encore un peu la souffrance derrière tout celà, on retrouve des ambiances un peu désabusées. Et au milieu des envoutantes sonorités cristallines de leurs compositions envoutantes, le Steel Band de la Trinidad a aussi commis deux titres assez fantastiques, une reprise de Summertime et un morceau de proto-reggae triste indescriptible. Voilà un achat qui compense à merveille les dizaines d'antilleries dansantes qui végètent dans un carton.
18:25 Publié dans En direct de mon grenier, Et la world, comment je l' aborde ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, musiques du monde
25.02.2008
Pachacamac "Contrastes" Barbes, Pattes d'élephants, Bonnets péruviens
Je suis comme vous, quand je croise dans un quelconque centre-ville un groupe de sud-américains qui essaient de m'extorquer 15 cts d'euros en jouant El Condor Pasa, Guantanamera ou La Cafégringoyala, j'ai envie de leurs faire bouffer leurs bonnets et leurs flûtes.
C'est pourquoi, quand je vous dis que ce disque qui a inauguré il y a a quelques années mes bonnes découvertes de dépot-vente vaut le détour, je pense que vous pouvez me croire. Guitares, kena, charangos et autres instruments divers sont ici mis à disposition de quatre chevelus français qui mélangent les sonorités des Andes avec une conception plus européenne de la musique. Rythmes traditionnels et mélodies directes, et même parfois des bons gros passages au bombo presque technoïsants s'affrontent dans une douce harmonie. Je dis oui ! (En revanche, si vous aussi vous aimez, faudra vous accrocher pour trouver le disque, je ne pense pas qu'il ait été réédité en CD...)
Ecarlate (j'adore ce gros son de bombo ^^)

Rythme 3/5: De quoi se familiariser avec les Andes
Mélodies 5/5: Ca se retient tout seul
Longueur des morceaux 5/5: 12 morceaux en 32 minutes ! Vive le vinyl !
Passerelle vers: Musique Sud-Américaine, flûte, guitare
17:05 Publié dans chroniques: Et la World, comment je l' aborde ?, En direct de mon grenier | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, musiques du monde


