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22/03/2006

CAKE "Fashion Nugget" 10 ans et toutes ses dents...

L' originalité de ce disque aurait pu n' être que de présenter une version écoutable de l' inévitable "I will survive", et ce, quelques années avant les indigestes resucées rugby-footballistico-dance connues... Mais une bonne surprise n' arrivant jamais seule, l' album en entier est à l' image de ce titre, à savoir imparable.

10 ans ont passé, et ce disque n' a pas pris une ride, en l' écoutant, on pourrait croire qu' il a été enregistré ce matin... La trompette mariachi qui parcours toutes les plages, toujours aussi atypique et charmante, emporte tout et le chant tout juste sympathiquement éraillé se marie à merveille avec elle. Si l' on ajoute à celà l' insouciance de la jeunesse,la spontaneité et l' enthousiasme des compositions qui va de pair ("The Distance", "Daria" ), on obtient un merveilleux disque pas prétentieux pour 2 sous... Une petite préférence pour l' autre sublime reprise du disque "Perhaps, Perhaps, Perhaps", qui revisite avec bonheur Nat King Cole...

Echelle de facilité d' écoute

rythme 4/5: du rock, tout simple, tout bon

mélodies 4/5: refains imparables, et trompette magique...

longueur des morceaux 5/5: calibré pour rentrer dans la tête vite fait bien fait

paroles : plutot sympa, pour ce que je comprends... Une jolie référence " Friend is a four letter world" à Bob Dylan en plus, ca ne gate rien

Passerelle vers rock indépendant

20/03/2006

Neil Young "Harvest" Attention à ne pas vous bruler avec le feu de camp

Encore une fois, il est ici question d' enfoncer une porte déjà bien ouverte. "Harvest" est vraisemblablement l' album de folk le plus vendu et aussi le disque le plus connu du grand canadien chevelu. A ce succès énorme, une seule véritable explication: c' est un bijou absolu de folk. La simplicité et l' efficacité de "Heart of Gold", l' harmonica inspiré de "Out on the Week-end" (pour citer les morceaux les plus connus) ne peuvent que faire l' unanimité, et le reste de l' album est incroyablement cohérent... Mention spéciale pour le dernier titre "Words" qui s' envole dans un instrumental rock-folk d' anthologie pour clore ce monument

Et en plus d' etre indispensable pour les soirées barbecue prolongées, "Harvest" a le mérite de permettre à presque tous les publics de découvrir Neil Young, et ce n' est pas négligeable (Si vous aimez "Harvest"", essayez "On the Beach" moins calibré mais plus magique).

Pour conclure, de deux choses l' une:

1. Vous connaissez déjà ce disque, j' attends vos jets de tomates pourries

2. Vous ne connaissez pas ce disque. Achetez-le. Maintenant..

Echelle de facilité d' écoute

rythme 4/5: du bon vieux 4/4, c' est comme les voitures, ca avance tout seul

mélodies 4/5: imparables, écoute le matin, sifflage toute la journée

longueur des morceaux 4/5: rien-à-dire, un dernier morceau qui conclue le tout en beauté, plus long

Paroles parfaites pour parfaire son anglais, très compréhensibles

Passerelle vers Folk, rock, song-writers

18/03/2006

Goran Bregovic - BO de "Underground" Ah Boum Boum Boum Boum Boum Babylone Couscous !

Ce titre un peu bizarre est juste la retranscription phonétique du refrain de la chanson phare de ce disque "Kalasnjikov", bon en tout cas , c 'est comme que je la chante en sautant partout..ce qui risque d' arriver à quiconque écoute ce disque.

La musique des premiers films d' Emir Kusturica a mis en lumière la musique des balkans, son cortèges de cuivres et ses rythmes entrainants. On peut citer évidemment "Arizona Dream" et son déjanté "In the death car" chanté par Iggy Pop ou le plus poétique "Temps des Gitans" où la musique est également sublime. Cette BO fait quand à elle dans le métissage musical, et vous aurez sans doute compris que ce n' est pas pour me déplaire. Les instruments de fanfare sont mariés ici à toutes les sauces, on retrouve donc les joyeux "Kalasnjikov", "Mesecina" et "Wedding - cocek" (prononcez cho-chek") qui feraient dansaient des morts, mais aussi des morceaux inclassables comme l' incroyable "Cajesukarije - cocek", entre le dub, les choeurs bulgares et la world mais aussi l' émouvant tango des balkans "Ausencia", chanté avec toute la mélancolie de Césaria Evora auquel répond une autre composition instrumentale "Underground Tango" plus après dans l' écoute.

Ce disque représente donc bien plus qu' une simple compilation d' airs traditionnels de l' ex-yougoslavie, Bregovic a su prendre le meilleurs de ceux-ci pour créer une véritable musique. Un peu plus tard, il se brouillera plus ou moins avec Kusturica, qui non seulement ne semble plus vouloir faire appel à ses services mais en plus a monté son propre groupe le "No Smoking Orchestra", qui si il garde l' énergie et la bonne humeur de cette musique ne semble pas avoir le petit plus indescriptible qui était présent avec Bregovic..

Et pour finir, il faut rappeler que si cette bande originale est explosive, le film "Underground" est également une bombe...

échelle de facilité d' écoute

rythme 5/5: les cuivres (tubas, bassons, cors, hélicons ? je ne sais pas) assurent les basses et on ne peut s' empêcher de les suivre avec ses pieds

mélodies 4/5: l' avantage des airs traditionnels, ils se retiennent bien

longueur des morceaux 4/5: des instrumentaux un peu plus longs en fin de disque, mais rien de déraisonnable

paroles : en phonétique je vous dis !

Passerelle vers world-music

17/03/2006

De Lucia - Di Meola -Mc Laughlin "Friday Night in San Francisco" le disque qui a dégouté des générations entières de guitaristes !

Alors que je n' étais qu' un jeune étudiant de 18 ans qui gratouillait lamentablement sa guitare, je suis un jour tombé par l' intermédiaire d' une bonne âme sur ce chef d' oeuvre de trio. Et il arrive la même aventure à des milliers d' innocents chaque année qui continuent inlassablement à découvrir ce monument, qui se vend toujours toujours aussi bien: La raison en est simple, cet enregistrement d' un concert maintenant historique n' est que pure jouissance musicale...

1. Paco de Lucia, le maitre de la guitare flamenco, aussi souriant qu' une porte de prison et d' une rigueur tout simplement incroyable, une technique sans faille... Sa notoriété commençait juste à franchier les fontières de son Andalousie natale.

2. Al DiMeola, l' enfant prodige de la guitare électrique de la fin de la décennie jazz-rock, presque déjà statufié à moins de trente ans

3. John McLaughlin, le vagabond génial, traverse la décennie 70 entre Miles Davis (Bitches Brew) et la musique indienne survitaminée (Mahavishnu Orchestra) ou non (Shakti), polyvalent, mystique, mystérieux à la fois.

Ces 3 guitaristes sont toujours aujourd' hui tout en haut de l' Olympe, mais à l' époque, leur jeunesse, leur curiosité, leur envie de jouer avec d' autres emportait tout et un vendredi soir à San Francisco en 1981, quelques centaines de personnes ont eu le privilège d' assister à leur rencontre, tout en acoustique. Ici tout n' est que plaisir, pas de grande concertation, d' exposé de thème ou de subtiles nuances.. Ca envoie du début à la fin. Flamenco speedé pour commencer, DiMeola enflamme le public, DeLucia le lui rend bouche bée... Ensuite blues-impro, inspirations brésiliennes, corde qui pète au milieu d' un morceau, petite ballade indienne méditative pour finir,le tout animé par la même ferveur et une la technique incroyable au service de la jouissance pure. Le plus incroyable est de se dire qu' en théorie avec 2 autres potes et 3 guitares, il est possible de faire quelque chose d' approchant...

echelle de facilité d' écoute

rythme 3/5: Parfois un peu brouillon lorsqu' ils jouent à trois, les duos sont des petites merveilles, écoutez l' accompagnement flamenco de Paco (Très facile il y a un guitariste à droite et l' autre à gauche, du pur bonheur...)

Mélodies 4/5: C' est l' énorme point fort de ce disque qui ne se complait pas dans un milieu jazz ou flamenco fermé, les mélodies sont entrainantes et sublimes (Cf l' intro de Rio Ancho, dès le début on est conquis..)

Longueurs des morceaux 1/5 qui se plaindra d' avoir des plages de 11 minutes de cette qualité ?

Pas de paroles...

Passerelle vers jazz, world-music, guitare

16/03/2006

Ali Farka Toure - Ry Cooder "Talking Timbuktu"

Il ne m' arrive pas souvent de pleurer, et pourtant, lorsque j' ai appris il y a un peu moins d' une semaine la mort de Ali Farka Toure, l' immense chanteur-guitariste malien, j' avais les yeux bien mouillés.

Sa musique est d' une sincérité immense, la maitrise implacable qui l' accompagne la rend facile à écouter et on a souvent l' impression qu' elle est également facile à jouer. Ce CD rend hommage à cette douce virtuosité... Lignes mélodiques aux effluves de blues répétées sans lassitude, percussions discrètes, chants profonds, interventions de Ry Cooder à la slide guitar inspirées. Tout y est. Ecouter ce disque aujourd' hui rend encore plus nostalgique. Le temps est suspendu, les morceaux s' éternisent en une douce suite de comptines hypnotiques.. On se voit descendant le fleuve Niger sur une pinasse, on s' imagine, une heure durant vivre au rythme Africain.

Cet album avec Ry Cooder, guitariste voyageur et proteiforme s' il en est a ouvert les portes de la reconnaissance internationale à Ali Farka Toure, qui sera auréolé par la suite de plusieurs Grammy Awards. Si vous êtes prets à vous laisser porter par sa grace, n' hésitez pas, en récompense vous aurez droit à la fin à Diaraby "Ma chérie", l' une des plus belles berceuses-chanson d' amour qu' il m' ait été donné d' entendre....

Echelle de facilité d' écoute

Rythme 5/5: un motif, une idée, une chanson.

mélodies 4/5: idem, la guitare de Cooder survole le tout

Longueur des morceaux 2/5: Souvent entre 6 et 9 minutes, mais quand on se laisse porter on trouve çà trop court..

Paroles: Bambara, Peul... Je ne comprend rien mais je suis sur que c' est vrai.. un petit mot explicatif pour chaque piste dans le livret

Passerelle vers blues, world music et "gobe music"