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30/12/2006

Moondog "Rare Material" Le Menestrel du XXe siècle

medium_moondog-rare-material.jpgSi on devait un jour faire un classement des musiciens les plus atypiques de notre temps, Louis Hardin, qui se faisait appeler Moondog en souvenir de son chien qui hurlait à la lune ne serait pas loin de la première place..

Américain et aveugle depuis l' âge de 13 ans, Moondog était à la fois un artiste de rue plutôt atypique puisque constamment déguisé en Viking mais également un compositeur maintenant reconnu à sa juste valeur. Le saltimbanque créait des instruments uniques et parcourait le monde, le compositeur se nourrissait de toutes les musiques pour élaborer des morceaux intrigants, mélanges de fanfare et de danses anciennes toujours avec un sens pointu de l' harmonie et des superpositions (Le prophète à la barbe fleurie - car c' est bien lui en photo - n' hésitait d' ailleurs pas à déclarer que l' oeuvre de JS Bach était truffée d' erreurs contrapunctiques...)

N' appartenant à aucun courant défini, mais les ayant tous assimilés et nourris, notamment le minimalisme de compositeurs majeurs tels que Steve Reich ou Philip Glass, Moondog mériterait qu' on lui crée une petite niche musicale. Quelques part entre les comptines, la comédie musicale et la musique classique. 

Pour commencer, j' ai choisi deux airs enjoués qui se confondent en entrelacs mélodiques. Mais toute son oeuvre mérite le détour.

New York


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Paris A chaque fois que j' écoute ce morceau, j' imagine une publicité pour un parfum raffiné avec une star du grand écran qui déambulerait dans la capitale en souriant aux inconnus...


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Echelle de facilité d' écoute

Rythme 3/5: Parfois un peu difficile à suivre, mais jamais difficile à apprécier

Mélodies 4/5: Aussi simples qu' une chanson d' enfant mais toujours démultipliées à l' infini

Longueur des morceaux 3/5: Beaucoup d' airs courts voire très courts, mais aussi des passages de plus de 10 minutes qui restent néanmoins accessibles.

Passerelles vers musique classique, canon, contrepoint,musique populaires.... 

Si vous voulez en savoir plus un très bon article que j' ai bien utilisé ^^

http://neospheres.free.fr/minimal/moondog.htm

 

29/12/2006

Vous reprendrez bien un peu de Neil Young ?

J' ai déjà parlé ici de l' incontournable album Harvest de Neil Young. Mais il se trouve que ce n' est pas l' album que j' aime le plus du vieux Canadien solitaire... A vrai dire, en ce moment je suis en admiration totale devant sa capacité à tisser des longs morceaux mélancoliques avec solo de guitare au ralenti éblouissant à l' intérieur..

Pour Noël, je vous propose donc ma sélection nocturne :

medium_B000002KCI.02._AA240_SCLZZZZZZZ_.jpg

Sur l' Album Zuma, datant de 1975, Cortez the Killer. Le titre résume bien la chanson. Petite particularité, le solo n' est pas dans le morceau mais commence celui-ci. Evidemment ce sont les inoxydables du Crazy Horse qui accompagnent le loner.. (J' adore ecrire loner, je vais vous la ressortir sans fin...)


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medium_B000002KD9.01._AA240_SCLZZZZZZZ_.jpg Sur After the Gold Rush, l' un des premiers disques mythiques de Neil Young, comment se passer du décapant Southern Man ? Très enclin à resserrer les liens d' amitié avec les gentils sudistes Américain. Il nous livre cette bombe bien rock et énergique avec un riff nerveux en prime. La réponse des bouseux viendra avec l' horrible Sweet Home Alabama de Lynyrd Skynyrd. Admirez les paroles on dirait une bataille Antoine - Johnny..

 Well, I heard Mister Neil Young sing about her

 Well, I heard ol' Neil young put her down

 Well, I hope Neil Young Will remember
 A Southern Man don't need him around anyhow 

Sublime de finesse non ?


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medium_B00009P1O0.01._AA240_SCLZZZZZZZ_.jpgMais que dire alors d' On the Beach ?

Rien. Ecoutez, ce morceau vient des cieux.. 1974, année bénie des Dieux..  Ce disque est un trésor je mets au défi quiconque de retrouver un avis négatif sur cet album définitif.

 

 

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24/12/2006

Dick Annegarn "Sacré Géranium" VS Jamait "Coquelicot" La bataille des jardiniers !!

Je dois dire que je suis tout fou. Je viens de réussir à faire passer quelques morceaux de mes vieux vinyls sur mon ordinateur. Pour fêter celà, je vous propose un petit jeu très simple, qui consiste juste à écouter quelques morceaux et à me dire lequel est votre préféré.

Ensuite, suivant votre vote, vous aurez toute mon estime, ou bien toute mon indifférence ^^.

Le premier combat oppose donc deux chanteurs amoureux des fleurs, à savoir Dick Annegarn, le Hollandais chantant fou au digne représentant de la grande vague de la chanson à bretelle Jamait.

medium_jamait_lecoquelicot.jpgOriginaire de Dijon, Jamait, nous revient avec son deuxième disque "Coquelicot" toujours très versé dans une poêsie simple et une musique plutôt entrainante et accessible. Un titre fleuri  pour ce morceau titre que voici:

 

 

Le Coquelicot 

 


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medium_199704.jpgEt donc en face de lui, le lunaire Dick Annegarn, qui avec ce premier album datant de 1974 prouvait déjà qu' il fallait se lever tôt pour faire des chansons plus buccoliques et rêveuses que lui.

En compétition on retrouve donc Sacré Géranium 


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Mais Annegarn ne se contente pas de voir pousser des fleurs, des fois, il va aussi à la boulangerie... Je vous offre donc ce petit bonus de moins de deux minutes !


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Vous aurez peut-être déjà bien compris que j' ai une légère préférence pour l' un des deux chanteurs... Mais n' hésitez pas à me faire part de vos préférences !!

 

23/12/2006

Bert Jansch "The Black Swan" L' ermite du folk sort de sa grotte

medium_SANCD430.2.JPGBert Jansch est un de ces musicien qui depuis longtemps vivait dans un quasi-anonymat, adulé par une poignée d' admirateurs transis, et ignoré par tous les autres (moi y compris)

Il aura donc fallu que cet album bénéficie d' un peu plus de promotion que les précédents pour que la voix rocailleuse et surtout le jeu de guitare acoustique épuré de Bert Jansch arrive jusqu' à mes oreilles. Et comme tout le monde, je suis tombé sous le charme de ses chanson si limpides et si agréables à écouter au coin du feu. Au fil des titres, un violoncelle, une voix féminine, un petit air de blues et le tour est joué, nous sommes enjoués.

Evidemment, maintenant que le bon vieux Bert est un peu sous les projecteurs, tout le monde fait semblant de le connaitre depuis 30 ans. Hypocrisie, quand tu nous tient... 

 

Au rayon écoutes

High Days


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Echelle de facilité d' écoute 

Rythme 4/5: Du folk, pas de surprise, on a envie d' apprendre les chansons pour les reprendre tout de suite

Melodies 4/5: Si vous avez écouté magdalina's dansce, vous avez un aperçu de la simplicité et de la justesse de ces airs

Longueur des morceaux 4/5: Le morceau-titre affiche un peu plus de 6 minutes. Sinon, pas plus de 5 minutes.

Passerelle vers Folk music, picking, songwriters 

 

16/12/2006

No Blues "Farewell Shalabiye" entre l' Orient et les champs de coton...

Le mélange entre influences différentes donne souvent à l' arrivée une infame mélasse bien peu digeste... Oh miracle, c' est tout le contraire pour ce disque, une des dernières très bonnes surprises de l' année, découvert en écoutant l' émission de Ruquier sur Europe 1, comme quoi, il faut savoir rester aux aguets en toutes circonstances.

No-Blues deux Néerlandais et un Israélien qui jouent de la guitare blues du dobro, de la contrebasse et de l' oud dans une harmonie complète. Il est difficile de savoir si l' on ressent plus une influence que l' autre, tant les 2 musiques se mélangent excellement, et sont variées, entre le picking rapide, les petits duos en toute intimité et les arabesques orientales, tout se croise, s' échange, se parle, vit quoi...

A l' instar de la chanson-titre "Farewell Shalabiye" , qui ferait pleurer les pierres tant elle est à la fois belle et simple (Sublimes voix également), cet album est une perle rare, une expérience singulière, comme boire un thé à la menthe dans les rues de la Nouvelle-Orléans....

Etant donné que NO Blues semble être mon principal pourvoyeur de visites via Google, je vous offre un extrait en retard !


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échelle de facilité d' écoute

rythme 3/5: jeu très fluide, une merveille

mélodies 5/5: rien à ajouter

longueur des morceaux 5/5: j' ose le dire, ce disque est trop court !

paroles: la plupart en anglais, quelques divins instrumentaux au milieu...

Passerelle vers world-music, blues