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23/01/2007

Dominique A "Auguri"

medium_742413.jpgDominique A jure un peu dans la chanson française d' aujourd' hui. D' abord, il sait chanter, sa voix est posée et claire, pas comme certains (je vous laisse deviner qui), et niveau musical, il va un peu au delà des harmonies de fanfare municipale qui font la fortune de bien de ces condisciples...

En plus, quand il chante, il ne raconte pas ses derniers rateaux en boîte de nuit ou la solitude des femmes d' aujourd' hui et s' astreint à une rigueur et une exigence plus littéraire. Le résultat ne s' est évidemment pas fait attendre, il est bien évidemment quasiment inconnu du grand public. 

Pourtant, en écoutant Auguri, on ne peut que tomber sous le charme de ces histoires définitivement trop peu commerciales. Pour la peau raconte à merveille une petite histoire d' adultère avec toute la rage et la honte qui vient avec, En secret nous laisse face à la violence conjugale sans nous obliger à prendre partie et Antonia nous ravit avec un jeu de guitare aussi rugueux qu' efficace.

Halte à la chanson à bretelle ! Oui à Dominique A ! 

Pour la peau

Ton sang paisible enfin, paisible lui au moins ! c' est bon çà ! 

 
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Je t' ai toujours aimée


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Echelle de facilité d' écoute

Rythme 4/5: Pas de fantaisie

Mélodies 3/5: Assez introspectives parfois, mais si charmantes

Longueur des morceaux 4/5: Pas plus de 5 minutes

Les paroles donnent une vraie plus-value à ce disque !

Passerelle vers chanson française 

 

 

 

17/01/2007

Quelques fiers Mongols, ONJ et autres.. Le Led Zeppelin redécolle

Voilà un groupe qui n' a peut-être jamais été aussi copié et compilé de toutes parts! Depuis deux ans, c' est opération portes ouvertes dans le répertoire de Led Zeppelin, à croire que leurs titres sont tombés dans le domaine public, mais non, je connais un guitariste chevelu qui doit se frotter les mains...

medium_pochette.2.gifPour commencer, parlons un peu de la fanfare déjantée Quelques fiers Mongols qui comme son nom l' indique, vient de France. Ce groupe met en évidence combien les gros riffs de guitare prennent une allure festive une fois soufflés au trombone ou au sousaphone (le gros cor de chasse que l' on s' entoure autour du buste pour se transformer en phonogramme sur patte), et soutenus par un orgue de foire... Mais en plus, on est souvent transporté par certains passages dans des ambiances plus dépouilléés (ah.. Kashmir...), et pour le coup, on se croit vraiment au pays de Gengis-Khan, avec à peine un chameau et une yourte fumante pour témoins. Prenant une vraie liberté avec les compositions originales mais sans jamais les renier, Quelques fiers Mongols réussissent leur pari et nous, on applaudit.

The Wanton Song


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Après les Mongols de France, il est temps de parler du Mongol de Mongolie.. Albert Kuvezin est le leader du groupe Yat-kha, dont je me demande bien comment j' ai fait pour ne pas en parler encore ici...

medium_ReCovers.jpg Sur son dernier disque Recovers, il adapte toutes sortes d' airs plus ou moins connus en une transe pour voix d' outre-tombe qui dégouterait le premier chant de black-metal en collant noir venu. Avec en bonus, quelques passages en voix diphonique (à savoir une note basse tenue et une mélodie aigue qui se "superpose", tout cà avec une seule gorge, ne me demandez pas comment ils font), l' ensemble est plutôt surprenant !

Evidemment Led Zeppelin, fait partie du lot. Ici, il faut essayer de reconnaître When the Levee breaks


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Et enfin, comment oublier le très bon disque de l' Orchestre natinal de jazz (qui est au jazz ce que le théâtre subventionné est -toutes proportions gardées- au théâtre: une institution que l' on critique quand on n' y est pas et où les leaders se succèdent fissa) Close to heaven ?

medium_14064.jpgLà aussi que des reprises du groupe anglais, avec à la tête du tout, le vibraphoniste Franck Tortiller qui à l' instar de beaucoup de jazzmen a d' abord été transi d' admiration pour le bon vieux rock. Espérons que cet album réussisse un peu à reconcilier ces deux univers, en tout cas, en ce qui me concerne, c' est du tout bon, y' a pas à tortiller ! (Celle-là, c' est cadeau, je vous l' offre ^^).

Le solo de Stairway to heaven adapté pour les cuivres est tellement bon que je vous le fait partager. Comme cette piste fait 10 minutes en tout, j' espère que ca vous donnera surtout envie d' en découvrir plus.


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Bon, et avec tout çà, il faut aussi rappeller que les originaux de Led Zeppelin restent incontournables. Page, Plant, Bonham et Jones rule !

 

 

 

 

 

 

15/01/2007

Rodrigo y Gabriela Les guitares en bois prennent feu !

medium_croc_small.jpg "Rien n' est plus beau qu' une guitare, à part peut-être deux"

Même si j' adhère pleinement à cette sentence, elle n' est pas de moi, mais de ...Frédéric Chopin ! Et il est difficile de taxer le roi du piano romantique de mauvaise foi.

Rodrigo y Gabriela, mexicains, admirateurs transis du metal le plus chaud mais également guitaristes classiques hors pairs démontrent avec ce disque tout ce que la bonne vieille gratte en bois peut fournir comme émotions. Explorant toutes les ressources de l'instrument: solo speedé, accompagnement hispanisant, cordes étouffées, percussions sauvages tout y passe. Et le public ahuri se retrouve à crier, headbanguer et faire le celèbre lml avec la main comme si il assistait à un concert de Metallica.

On peut penser au célèbre Friday Night in San Francisco quand on écoute ces deux voltigeurs. Mais en ajoutant à leur virtuosité les accord en béton du rock le plus puissant et des mélodies qui s' accrochent aux oreilles comme du scotch double face, les deux ressortissants de Mexico-City, ouvrent surtout tout un horizon à une audience généralement peu versée vers le métissage. Premiers des ventes en Irlande où ils ont enfin fait fuir les horribles singes venant de l' artique, invités sur le plateau de Davis Letterman aux USA, Rodrigo y Gabriela font souffler un agréable vent de renouveau sur la musique...

Tamacun admirez l' accompagnement de Gabriela, qui en plus a oublié d' être moche...^^


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L' inévitable reprise de Stairway to Heaven tout émotion et énergie..


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On trouve également sur cet album une reprise magique de Orion de Metallica, mais qui est peu trop longue pour figurer ici..

 

Echelle de facilité d' écoute 

Rythme 4/5: Un bon vieux 4/4 pour secouer la tête et des variations subtiles pour écarquiller les yeux.

Mélodies 5/5: écouté le matin, sifflé jusqu' au lendemain

Longueur des morceaux 4/5: Orion dépasse les 7 minutes, mais pour le reste, ca passe tout seul 

Passerelle vers guitare classique, duo, récital, rock, world-music 

Et si vous voulez l' image pour baver un peu...

http://www.rodgab.com/media.htm

 

13/01/2007

Supertramp "Crime of the Century" Prisonniers des étoiles

medium_523779_170x170.jpgSupertramp est un groupe particulier. Connu mondialement essentiellement pour avoir sorti en 1979 un album à base de petits-déjeuners en Amérique, le reste de son oeuvre demeure souvent injustement occulté. 

Mais Crime of the Century datant de 1974 occupe toujours une place spéciale à la fois dans l' estime des fans du groupe mais aussi bien souvent souvent dans celle des amateurs de rock dit "progressif". L' émulation entre les deux leaders du groupe, Roger Hodson et Richard Davies alors encore en bon termes donna naissance à des bijoux tels que Rudy, Crime of the Century, School ou Hide in your Shell. Truffés de mélodies imparables, tous ces morceaux ont aussi le bon goût de varier les plaisirs à la fois rythmiquement et harmoniquement, et de donner à l' auditeur curieux une bonne dose de passages instrumentaux jamais superflus, tel l' immortel solo de piano de School. Quand on pense que tous ses trésors auraient pu tomber dans l' anonymat absolu si le premier tube "pop" de Supertramp Dreamer ne les accompagnait pas... Grâce à cette ritournelle joyeuse, le groupe prend son envol vers le succès, seul le départ du génial Roger Hodgson lui sera fatal...

Rajoutez au tout une pochette  aussi poétique qu' énigmatique et vous obtenez donc cet énième chef d'oeuvre de 1974....

School, un de mes premiers chocs, j' étais en seconde et je découvrais cet étrange morceau auquel je ne comprenais que la moitié des paroles, mais l' harmonica de western et surtout le solo de piano énergique, simple et beau me parlait déjà...

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Hide in your shell, une merveille de succession de mélodies et de rythmes disctincts. La cohérence de l' ensemble reste stupéfiante.

 

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Echelle de facilité d' écoute

Mélodies 5/5: Des compositions  superbes vraiment...

Rythme 3/5: beaucoup de variations, mais rien de repoussant

longueur des morceaux 3/5:Quelques évasions autour des 6 minutes, pour notre plus grand plaisir ...

Passerelle vers rock, rock progressif, années 70 

 

10/01/2007

Pascals "Dodesukaden" Ils sont fous ces nippons !

medium_pascals.jpgCette chronique débute par une difficulté de taille, savoir dans quelle catégorie faire rentrer ce disque... Débat tranché sans conviction, là n' est pas le plus important.

Le plus important est bien évidemment de parler de ce groupe japonais totalement halluciné, baptisé Pascals en hommage à un grand compositeur français (que je ne connais pas - encore - honte sur moi ), à savoir Pascal Comelade. D' abord voués aux reprises de leur seul maître et inspirateur hexagonal, les nippons viennent ici mélanger toute les bizarreries poétiques qu' ils croisent.. On joue donc ici avec Brian Eno, le bien connu dorénavant Louis Hardin "Moondog", Toru Takemitsu le grand compositeur contemporain ou même Bizet, à l' occasion d' une reprise pour le moins surprenante de Carmen.

L' ensemble avec choeurs naifs, guimbarde, mini-piano, instruments à vents, cordes et guitare electrique accompagnera très bien un pique-nique dominical sous LSD au pied du Mont Fuji. Entre comptines et digressions libertaires Les Pascals font vraiment tout pour que l' on ne sache pas comment définir leur musique. On est donc obligés de l' écouter.

Dandanbatake, cet air simple et hypnotique répété sans fin mais sans lassitude me rappelle un peu Godspeed you ! Black Emperor, un groupe canadien qui base tout son succès sur des montées en puissance aussi prévisibles que bouleversantes. Ici même combat (mais avec des fraises Tagada...)

 
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I'm This, I'm that... Adaptation d' un thême du grand Moondog, les paroles collent si bien à l' esprit de ce groupe que je ne peux m' empêcher de vous le faire partager. Et puis, l' anglais avec un accent japonais, c' est charmant (en plus on comprend tout ^^) 


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Echelle de facilité d' écoute

Rythme 4/5: Si vous avez écouté les extraits, vous ne pouvez qu' approuver.

Mélodies 4/5: Les berceuses de notre enfance ne se retiennent pas mieux

Longueur des morceaux 4/5: Pas de longueur, ca en devient presque dommage

Passerelle vers orchestre, fanfare, world-music, manga, j-pop.. (rajoutez ce que vous voulez ici...)