Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/02/2007

Ethiopiques, Mohammed "Jimmy" Mohammed - L' Ethiopie vient nourrir les affamés de musique....

medium_10607857_155_155.jpegPour le commun des occidentaux, l' Ethiopie n' est qu' un pays, quelque part en Afrique, où des enfants épais comme des coton-tiges mourraient en masse il y a maintenant vingt ans. La preuve, Renaud et Michael Jackson on écrit des chansons pour eux. 

Quand on compare le niveau des daubes interplanétaires pondues par la bonne conscience de ces chers artistes avec l' ultime groove des autochtones qui au début des années 70 envahissait Addis-Abeba, il y a de quoi être ahuri. Les chants aériens, les batteurs surexcités et les instruments électrifiés à la sauce locale se marient avec une telle audace que l' on a presque honte d' écouter "We are the World" après.

Heureusement quelques bonnes âmes ont oeuvré pour nous et se sont plongées dans les archives de cette époque bénie. La collection Ethiopiques décline en plus de 20 volumes la richesse de cette musique. En écoutant Yèkèrmo sèw de Mulatu Astaqé, on navigue dans un film imaginaire de Tarantino, un solo de clavier poussiéreux nous charme, puis une guitare toute artisanale nous foudroie...


podcast


medium_8078.jpg Les mêmes mots d' ordre restent valables pour décrire le chant dévorant de l' aveugle Mohammed "Jimmy" Mohammed malheureusement disparu récemment. On ne sait pas si l' on doit chanter, danser ou prier en l' écoutant... Enluminées par la présence d' une petite harpe électrique à cinq cordes, ses chansons sont autant de cadeaux pour se laisser aller. Un solo de batterie incroyable au milieu de ces presque neuf minutes de bonheur viennent nous achever..


podcast

 

24/02/2007

Nick Drake "Five Leaves left" Beau à en mourir

medium_B00000064E.01._AA240_SCLZZZZZZZ_.jpgNick Drake est le pendant de Jeff Buckley des années 70, une météore que l' on a peine eu le temps d' admirer, un jeune homme aussi fragile que génial qui a cherché en vain dans la musique un moyen de sortir des profondes névroses qui le hantaient. 

Avec cet album, véritable oraison funêbre pour orchestre à cordes, guitare folk et voix désespérée, Nick Drake touche au sublime en toute simplicité. Certains disent que posséder ce disque devrait être obligatoire, j' approuve, mais écouter cette voix au sortir d' une rupture amoureuse ou en plein deuil me semble dangereux et l' on pourrait bien être tenté de rejoindre l' impénétrable Nick au ciel après avoir suivi le même chemin pavé de trop de médicaments...


River man 


podcast

 

 

Way to Blue - Une des perfections de la musique du 20e siècle

 

 podcast

 

 

Echelle de facilité d'écoute

Rythme 4/5: C' est simple c' est beau

Mélodies 5/5: A en pleurer

longueur des morceaux 4/5: Trop court, aucune seeconde superflue

Passerelle vers folk, chanson 

 

19/02/2007

Rashanim "Shalosh" Du bruit pour la bar-mitsva !

medium_TZ8112.jpgLa musique Klezmer rencontre un nouveau public ces derniers temps. Les influences traditionnelles juives à la fois mélancoliques, enjouées et débridées, portées par des ambassadeurs de haute volée tels David Krakauer ou The Klezmatics s' affranchissent de leurs traditions et vont de l' avant.

A l' avant-garde de ce vaisseau magique, on retrouve John Zorn génial saxophoniste  free-jazzeux qui au fil des années et des collaborations redessine la musique traditionnelle juive avec une approche sans conpromis. Tous les CDs estampillés Masada et Radical Jewish Culture participent à ce joyeux chaos, au risque de terroriser parfois les oreilles un peu innocentes.

John Madof, avec son groupe Rashanim creuse ce sillon si inventif. Guitares électriques, basses puissantes et rythmique de feu jouent avec les anciennes rengaines. Les harmonies élégantes, les mélodies fines restent, la folie s' y ajoute. La vieille dame ainsi secouée, n' en découvre que plus de charmes aux curieux. Et parfois, un air d' oud divin vient apaiser le tout. Vive la tradition, vive les jeunes malpolis, vive la musique vivante !

Kavanah
Une guitare électrique qui dégouline un peu, une rythmique qui décide de jouer presque disco et au milieu le bonheur

podcast

Ar Aare
Quelle intensité ! Quoi de mieux pour conclure l' excursion ? 


podcast
 

Echelle de facilité d' écoute

Rythme 2/5: Des fois c'est un peu le grand huit, ca fait peur mais c' est bon

Mélodies 4/5: Intemporelles, elles nous survivront

Longueur des morceaux 3/5: Quelques petits extras au-delà des 5 minutes.

Passerelle vers jazz, free-jazz, musique juives, John Zorn 

 

 

 

14/02/2007

Paco de Lucia "Almoraima" Le maître du flamenco en toute simplicité

medium_713515.jpgPersonne ici-bas n' ose contester à Paco de Lucia son titre de plus grand guitariste de Flamenco. L' enfant prodige des six cordes a très tôt époustouflé sa famille (dont son grand frère Ramon de Algeciras qui l' accompagne ici) par sa précocité, puis le flamenco espagnol par sa facilité à réinventer toutes les formes de base de cette musique (buleria, sevillana, solea...) et enfin le monde entier par une technique sans faille et une virtuosité hallucinante, comme sur l' immortel Friday Night in San Francisco, où Al di Meola se fait décoiffer sur place par les phrasé millimétrés de l' andalou.

Sur Almoraima, Paco de Lucia fait l' économie de la démonstration pour revenir à l' émotion. Deux frères, deux guitares, quelques chants féminins et des claquements de paumes de main pour rythmer le tout. Il ne reste que la quintessence de cette musique par essence métissée, des mélodies évidentes et d' une pureté absolue, un accompagnement sans faille fait d' accords aussi secs que du petit bois, et même une antique cloche d' un monastère oublié qui résonne avant la deuxième plage. Trente ans après le charme agit plus que jamais.

Rio Ancho L' immortel thême


podcast

 

Echelle de facilité d' écoute

Rythme 2/5: Le flamenco, faut pas s' amuser à essayer de taper la mesure...^^

Mélodies 4/5: Divines, mais semblant si simples

Longueur des moreaux 4/5: Moins de 40 minutes des 8 morceaux, si c' estr pas du condensé çà ! 

Passerelle vers flamenco, guitare classique, guitar-hero... 

01/02/2007

Charlie Haden Liberation Music Orchestra "Ballad of the fallen" Free, free, set jazz free !

medium_65878.jpgSi vous ne connaissez rien au jazz, un petit coup d' oeil sur l' horrible pochette ci-contre peut vite vous faire rattraper un peu de votre retard. Sur ce disque, que des pointures de l' avant-garde pour accompagner le génial contrebassiste Charlie haden et la non moins douée Carla Bley dans leur projet de musique improvisée engagée.

Le concept de l' album est simple, en reprenant des thêmes révolutionnaires envoûtants pour la plupart datant de la guerre d' Espagne, nos amis Jazzmen crient leur révoltent contre la politique étrangère de Ronald Reagan notamment en Amérique Centrale. 

 

medium_ImpulseAS-9183.jpgmedium_B000A1CS68.01._AA240_SCLZZZZZZZ_.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

La révolte couvait déjà quand à la fin des années 60, les mêmes en plus chevelus formaient le dynamitant "Liberation Music orchestra" pour un premier essai absolument libertaire et génial mais absolument plus abstrait aussi. Et quand Georges Bush Jr commença à faire des siennes, Carla et Charlie s' y sont encore remis, cette fois avec un peu moins de réussite, et pour tout dire surtout un peu moins de jeunesse et de fougue. Qu' importe, The ballad of the Fallen plein de mélodies entrainantes reste le plus accessible. Si vous vous laissez porter par les airs populaires ibériques, vous glisserez vers la fin lentement sur des compositions plus longues et anarchiques. Mais avec une telle entrée en matière, ne vous en faites pas, ca se passera bien...  

 If you want to write me


podcast


The people United will never be defeated 

 

podcast


Echelle de facilité d' écoute 

Rythme 2/5: Quand ca s' éloigne du format populaire original, ca peut faire mal ^^

Mélodies 4/5: Que des thêmes puissants !

longueur des morceaux 2/5: Ca va du très court au beaucoup plus long (10 minutes) mais les 6 premiers morceaux s' enchainent comme par magie

 Passerelle vers jazz, free-jazz, chants révoltionnaires