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30.06.2007
Do Make Say Think "Winter Hymn, Country HYmn, Secret Hymn", le post-rock: Sentez, vivez, recevez, donnez.
On n' avait pas encore évoqué le post-rock ici. Ce qui est un peu compréhensible dans la mesure où il est assez difficile de définir ce style. En gros, si tu fais des morceaux longs, sans paroles et non étiquetés jazz, il y a de grandes chances qu' on finisse par te dire un jour: "Tu fais du post-rock quoi !"
Et de vous retrouver avec Mogwai, Tortoise ou Godspeed you! Black Emperor, formations intéressantes, mais dont je ne trouve pas que l' on puisse trouver des milliers de points communs entre elles...
A ce moment précis vous constaterez aussi que les membres de bon nombre de groupes qui vous entourent parlent de sirop d' érable et de hockey sur glace et pour cause, car ils seront Canadiens et viendront du fameux label Constellation qui s' est fait une spécialité de ces musiques puissantes et enivrantes. Et donc à ce moment, vous tournerez un peu la tête, et vous tomberez nez-à-nez avec le groupe Do Make Say Think, synthèse passionnante de tout ce qui a été décrit dans les lignes ci-dessus.
Deux batteries pour l' hypnose rythmique à la Tortoise, des cuivres pour la puissance et des bonnes vieilles montées en régime qui donnent des frisssons. L' équation est résolue. Do Make Say Think en concert, ca envoie le bois, et dans son salon, dans l' obscurité et à fond au casque çà le fait aussi.
Fredericia (Se laisser porter par cette basse d' abord sourde puis si entrainante, goûter les enchainement de notes inodores à la guitares qui se transforment en chars d' assaut.... Et les deux batteries pour finir...)
Echelle de facilité d' écoute
Rythme 3/5: Faut se laisser porter par sa richesse
Mélodies 4/5: simples, si simples... si sublimées
longueur des morceaux 1/5: bon, faut aimer çà, mais ca fait son charme !
Passerelle vers rock, post-rock...
10:50 Publié dans chroniques: Rock pour tous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique
27.06.2007
Segun Damisa & the Afro-beats crusaders "Nigeria dey cry" Une mortelle envie de remuer !
Je commence à me spécialiser dans la découverte d' artistes déjà morts, j' espère que ca ne me portera pas malheur... Et étrangement, ils sont tous africains. Donc, le disparu du jour est Segun Damisa, bordelo-nigerian décédé il y a peu, qui avait été formé à l' afro-beat en Afrique et qui a eu le bon gout d' exporter la recette au pays du pinard. Entouré d' une joyeuse bande, c' est de l' été en barre qu' il délivre.
La recette de l' Afro-beat n' a pas beaucoup changé depuis le grand Fela, un rythme immuable, des cuivres dans tous les sens et une méchante envie de remuer son cul. Faudrait quand même qu' ils songe à fournir les danseuses africaines avec le CD la prochaine fois...
Gari Good (une petite intro toute cubaine, puis une bonne grosse vague qui vient...)
Echelle de facilité d' écoute
Rythme 4/5:Irrésistible
mélodies 3/5:Un peu derrière le rythme certes, mais bien péchues aussi
longueur des morceaux 2/5: (Ah oui, l' afro-beat, ca joue un peu sur l' hypnose chamanique ^^)
Passerelle vers afro-beat, black music, world music
16.06.2007
Ouais, 100 notes et maintenant ?
100 notes.. Ont-elles été utiles ? Ont-elles interessé ? Si j' en crois les quelques commentaires que je reçois, le retour est plutôt positif. Mais si pour fêter cet anniversaire symbolique vous pouviez participer en éventuellement me conseiller, me critiquer, me donner de nouvelles directions pour aller toujours de l' avant je vous écoute..
Plus de musique barrée, plus de musique pas barrée, plus de vieilleries ? Je suis prêt à tout entendre. Si par hasard vous avez découvert avec plaisir quelques disques ici, j' aimerais aussi bien savoir lesquels.. Voilà, de toute façon, je continue ma route, merci à tous ceux qui passent ici plus ou moins régulièrement.
En attendant je vous offre un petit truc inclassable des années 70 d' un groupe français obscur mais sublime ZNR
ZNR - Traité de mécanique populaire - Plage 1 (infoutu de trouver un titre aux morceaux ^^)
22:38 Publié dans En direct de mon grenier, moi, mon blog, mes disques | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique
14.06.2007
DJ Krush "Jaku" / Yumeno Kyusaku "Dogra Magra" L'hypnose sensuelle nipponne
Comment évoquer la zenitude à travers la musique électronique et l' abstract hip-hop ? Comment faire ressortir de ces machines et de ces inquiétants échantillonnages un semblant de spiritualité ? Pour certains, celà relève de l' imposssible, pour DJ Krush celà relève du quotidien. Bidouilleur surdoué et boulimique de travail, adulé dans le monde entier, il trône tout en haut du royaume des musiques électroniques avec à ses cotés DJ Shadow. Les boucles épileptiques, les samples en acier trempé ou les interventions au phrasé musculeux qu' il agglutine éveillent toujours comme par magie plus le recueillement et le calme que la violence.
Un sortilège sombre s' empare de l' auditeur et ne le lache plus.
DJ Krush - Jaku - Still Island (le shakuhachi, flute de bambou japonaise s' insinue dans cet univers électronique avec une élégance digne d' une geisha..)
The beginning
A musique japonaise étrangement hypnotique, livre japonais génialement hypnotique. Indescriptible plutôt. Pavé de 1935 de plus de 500 pages, unique oeuvre de son auteur, Dogra Magra nous transporte dans un enchevêtrement d' intrigue insensé, dans l' esprit d' un prisonnier qui ne sait plus quelle heure il est ni qui il est vraiment. Une intrigue policière lie le tout avec maestria, on vogue, on se perd 20 fois, 30 fois, on croit saisir en vain ou l' on nous mêne avant de constater bien évidemment que ce n' est pas là on va qui importe mais bien le voyage qui y conduit.
16:50 Publié dans 1 livre 1 disque, chroniques: Et les nouvelles musiques ? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : musique, litterature
12.06.2007
J' ai vu Magma en concert, je peux mourir, mon âme ira sur Kobaïa
Sur la liste des choses importantes à faire dans sa vie, il y aurait en bonne place "Assister à un concert de Magma". Si un fan de Vander traine par ici, je m' excuse d' avance, il n' apprendra rien à travers ces lignes, et m' en voudra certainement de parler d' un sujet que je connais si peu.
Parce que être fan de Magma, voilà un boulot à temps plein, le concert approchant, les fidèles aux pendentifs et T-shirts reconnaissables se massaient, certains, 80 célébrations au compteur ne se lassant toujours pas du spectacle. Ce spectacle qui avant même de débuter prend des allures de cérémonie. Avant le début, j' ai même entendu des "Si c' est ta première fois, essaie de te placer devant !".. Devant au plus près... Au plus près de formation sans aucun doute la plus mystique et la plus impressionnante du rock hexagonal voire planétaire, voire dans leur cas interplanétaire puisque toute leur musique, chantée en kobaïen parle de planètes lointaines d' exils, de voyages.
Le commandant de bord, c' est evidemment l' omnipotent Christian Vander, compositeur, batteur surpuissant, sorcier de la troupe. Une centaine de musiciens l' ont déjà accompagné dans son périple, mais il reste plus que jamais le maître. Le périple commencé en 1969 se poursuit encore.
Magma produit une musique si atypique qu' il a fallu lui inventer un qualificatif -Zheul-, et donc si puissante si compacte qu' elle entraine depuis bientôt quanrante ans une addiction bien particulière. Une soirée ne suffisant évidemment pas à entrevoir l' ensemble de l' aventure, ce ne sont pas moins de 6 concerts qui sont programmés consécutivement cette semaine sur la scène du Triton, salle de l' Est Parisien à la programmation aussi éclectique que constante dans l' excellence.
Acoustique irréprochable, équipage irréprochable, assistance déjà comblée, le voyage commence. Les voix sensuelles et l' orage électrique se mêlent à la perfection. On monte, on descend, on se laisse aller, il y a vraiment un peu -ou plus- de l' auditeur qui se dissout totalement dans cette performance. Le novice accuse le coup avec délice, en voudrait encore plus, voudrait rester toute la semaine sur place pour pouvoir gouter cette heure de communion quotidienne.
Aux dernières nouvelles, il resterait encore quelques places pour les prochains concerts. Pour partir si loin, le billet n' est pas si cher...

En ce qui concerne la musique en elle-même, une grande fresque épique qui a priori sera la substance du prochain enregistrement, un rappel joyeux et solaire et un deuxième rappel executé sous la menace d' un insurrection qui couvait dans l' assistance, l' immortel hymne Kobaïa, issu de leur premier album. Tout y est déjà. Hier, Magma a accueilli un jeune trompettiste pour cette célébration finale. Les murs en tremblent encore, et le trompettiste en lui-même, je n' ose même pas imaginer.
Magma - Magma -Kobaïa (1969)
Un petit extrait évidemment ridicule vis-a-vis de la performance live
23:45 Publié dans chroniques: Rock pour tous, moi, mon blog, mes disques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique
07.06.2007
Tumi and the Volume - A fond le volume, à fond !!
Avez-vous déjà été pétrifié d' admiration à la découverte d' un album. D' un morceau sur l' autre, vous dire, "Mais c' est pas vrai, ils savent aussi faire çà ?"
Et bien c' est ce que j' expérimente ce jour avec le disque des rappeurs / grooveurs / slammeurs / enchanteurs Sud-Africains de Tumi and the Volume (aucune mention inutile à rayer ^^). Ca part dans tous les sens en restant toujours parfait. Du hip-hop sans boite à rythme, propulsé par un flow de rêve aux excursions plus soul portés par des voix chaudes comme une après en bord de mer pour finir par une réinterprétation adaptation de 12 minutes ensoleillée de Light my fire des Doors, rien n' est médiocre, rien n' est ordinaire dans ce disque. Derrière leur poête leader Tumi Molekane, épris aussi bien de jazz que d' afro-beat, cette formation nous emmêne bien haut ! Un grand coup de foudre...
Signs
Afrique (Fela is not dead !!)
These Women (attention 12 minutes inside !)
Echelle de facilité d' écoute
Rythmes: 4/5: entrainants oui !
Mélodies 3/5: Plutôt une question d' ambiance
Longueur des morceaux: Mis à part le poavé de la fin, tout est bien calibré 17 morceau en 67 minutes !
Passerelle vers hip-hop, world music
16:55 Publié dans chroniques: la musique black, par où j' attaque ? | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique
Goran Bregovic' s Karmen, Kocani Orkestar, Y' a du monde aux balkans !
Voilà, c' est fait, c' est l' été et il va falloir assurer en fond sonore pour le barbecue. Quoi de mieux qu' une musique gaie, remuante facile à reprendre en choeur ?
Goran Bregovic qui avait déjà plastiqué toutes les fiesta d' Europe il y a 10 ans avec son Kalajsnikov tout droit sorti de la BO de Underground récidive avec un disque plein d' émotions intenses, d' alcool, de mariages, de mères qui pleurent trop fort la mort de leur fils et de simulations éhontées dans la surface de réparation pour obtenir un pénalty.. Les balkans dans toute leur splendeur donc, ici révisitées lors de l' adaptation très libre du Carmen de notre Bizet national.
Et pour faire les choses bien, Goran a fourré une bombe atomique dedans, ca va secouer !
Goran Bregovic's Karmen - Gas Gas
Passons de la Serbie à la Macédoine avec le Kocani Orkestar.. La recette ne change pas, une procession une peu folle, des poules qui gambadent derrière un enterrement ou un baptême, on ne sait plus trop. Le titre résume bien l' état d' esprit des gars, entre les pleurs et le pêtage de plomb total... Et pour mettre le popotin en translation, c' est toujours aussi efficace !
Kocani Orkestar - Alone at my wedding - Siki Siki baba
01:32 Publié dans chroniques: Et la World, comment je l' aborde ?, moi, mon blog, mes disques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique
06.06.2007
Etape N°4 Arvo Part, Georgy Ligeti, Steve Reich... La musique contemporaine: plongez, sombrez
Les grandes étendues, l' infini, se perdre avec le sourire en écoutant le vent. Si vous aimez tout celà, vous êtes probablement à même d' apprécier cette musique plus basée sur l' impression d' éternité que sur la puissance des mélodies.
Une éternité glaciale, émouvante à pleurer comme l' oeuvre d' Arvo Pärt, Estonien de son état, qui en appliquant la rigueur mathématique à ses compositions remue les entrailles de l' auditeur. Souvent sa musique est décomposée dans les livrets des CDs.. On y découvre alors l' étrangeté de ses lignes jouées en canon, décalées, plus ou moins rapidement qui en se mélangeant tendent vers le sublime.
Le morceau le plus émouvant que je connaisse, capable parait-il de pétrifier sur place une classe de collégiens est Cantus in Memory of Benjamin Britten . Si vous vous souvenez d' un spot pour SOS villages d' enfants qui passait des fois à la télé...
Arvo Pärt - Cantus in Memory of Benjamin Britten
Quand Stanley Kubrick s' attaqua aux étoiles dans son chef d' oeuvre 2001 l' Odyssée de l' espace, il convoqua tous les plus grands de la musique classique, Strauss et autres. Mais aussi Georgy Ligeti, ténébreux roumain dont la musique traversa le vingtième siècle. Ici aussi plus que jamais, il est question d' atmosphère, d' oubli et d' abandon. Lux Aeterna, composé pour un ensemble de voix peut rappeler à la fois Lovecraft ou l' holocauste. Cette musique profondément dérangeante fascine et renvoie in fine à ces tourments intérieurs malsains que l' on peut subrepticement exorciser en y prétant l' oreille.
Georgy Ligeti - Lux Aeterna
Et le rapport avec le free-jazz ? Eh bien, c' est surtout dans l' écoute une nouvelle fois qu' il faut le chercher, appréhender la musique différemment, se laisser porter, voguer avec les notes, entrer dans la musique. A fond, vraiment car il n' y a pas de demi-mesure acceptable je pense. Un bon casque sur les oreilles, une lumière pas trop agressive et vous voilà aux commandes du vaisseau...
Et d' ailleurs le jazz et la musique contemporaine se croisent également parfois comme avec un autre artiste des superpositions, Steve Reich. Fasciné par le gamelan balinais, les modifications imperceptibles et autres, il a composé une oeuvre absolument unique. Le coffret Phases, disponible à un prix dérisoire devrait vous convaincre. On y retrouve Music for 18 musicians, son graal de 50 minutes qui ravira les adorateurs de Tangerine dream et autres Krautrockeries , mais aussi Deser Music -tout un programme- et Electric Counterpoint, interprété à la guitare par Pat Metheny, quand je vous disais qu' il y avait du jazz dans cette musique..
Steve Reich - Electric Counterpoint (slow) / Pat Metheny (guitare)
12:50 Publié dans chroniques: pour le classique, y' a un hic ?, Comment écouter du free-jazz en 10 leçons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique




