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29.08.2007
Clogs "Lantern"... Le post-rock de chambre ou la véritable petite musique de nuit
Le soir arrive, il fait sombre, le sommeil n' est pas encore tout-à-fait prêt à s' emparer de vous... On a envie d' avoir une petite couverture sur ses épaules, d' un visage tendre à regarder et d' un thé trop chaud à déguster. Et comme musique me direz-vous ?
Eh bien le disque de la formation Clogs qui allie avec gout mélodies douces, percussions sensuelles et musique de chambre devrait faire merveille. Quelquefois, la musique nous transporte, pleine de puissance, on s' envole avec elle. Ici, c' est le contraire, avec Lantern, la musique nous engloutit, on passe littéralement à travers la moquette. C' est assez indéfinissable comme sensation, mais c' est à la la portée de tous !
14:44 Publié dans chroniques: pour le classique, y' a un hic ?, chroniques: Rock pour tous | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique
27.08.2007
The Forge players "Flow my tears", John Dowland, le premier rockeur
John Dowland (1563-1626) est sans conteste le plus ancien musicien dont j' aurais parlé ici. Et c' est également l' un de ceux dont l' actualité est la plus brulante, car on parle beaucoup de lui (enfin, beaucoup, c' est peut-être un peu éxagéré..) surtout depuis que Sting s' est mis au luth pour reprendre les plus beaux airs du Monsieur. Et on s' extasie de la modernité de cette musique qui a si peu vieilli. Avant le beau Sting, John Surman, saxophoniste émérite avait déjà proposé une version passionnante de son oeuvre à travers son très bien nommé "Dowland Project".
L' engouement pour John Dowland vient probablement de l' accessibilité de ses airs très populaires, une vraie rock star avant l' heure en sorte. Racontant l' amour et la vie, on pourrait reprendre les textes de ses chansons aujourd' hui sans que celà ne choque quiconque. Mention spéciale pour son titre hilarant "Semper Dowland, Semper dolens", qui traduit signifie a peu près: "Toujours Dowland, toujours souffrant", comme quoi, les jeux de mots à la Ruquier existaient depuis longtemps.
Ici ce sont The Forge Players qui reprennent les tubes de l' immortel John. Instruments d' époque et un chanteur stupéfiant qui se démène, sue, souffle et souffre. On l' entends même parfois reprendre son souffle à la fin tellement il envoie le bois !
What if i never speed
Come Again
Echelle de facilité d' écoute
Mélodies 3/5: Très typiques de l' époque au niveau des tonalités, mais ca a pas vraiment changé depuis..
Rythme 3/5: Idem
Longueur des morceaux: Ce sont des chansons, ce n' est donc pas long !
Passerelle vers luth, musique classique
22:35 Publié dans chroniques: pour le classique, y' a un hic ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique
25.08.2007
Fischer Z -"Red Skies over Paradise".. Cold Clash, affaire à suivre.
Attention, la rumeur se confirme, il n' y aurait pas eu que de la mauvaise musique dans les années 80... En fait, ce qui était un peu bizarre, c' est que la frontière entre le talent et le pitoyable n' a jamais été aussi ténue qu' à cette époque. Jouant avec les sons froids et programmés, les musiciens naviguaient toujours sur la corde raide.. Et voilà comment je me retrouve à apprécier ce disque de Fischer-Z. Mélange explosif et risqué de pas mal d' influences, il y a un coté néo-punk assez intrigant, et en plus, ca me permettait de caser mon jeu de mot pourri, avouez, que ca aurait dommage de s' en passer de celui-là...
Berlin ligne de basse et chant bien faux donc bien punk se marient avec les ambiances un peu new-wave, étonnamment addictif ce morceau.

Marliese un peu plus pompier, rock bourrin, ou est-ce que j' ai posé ma bière tout.. ^^
Echelle de facilité d' écoute
Rythme 5/5: c' est presque trop carré d' ailleurs
Mélodies 3/5: c' est pas les plus fines mais elles s' imposent comme il faut
Longueur des morceaux 4/5: RAS
Passerelle vers rock, cold-wave, new-wave
18:42 Publié dans chroniques: Rock pour tous, En direct de mon grenier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique
19.08.2007
The Alan Parsons Project "Tales of mystery and imagination - Edgar Allan Poe" - Du prog, de la prod, et pas de prout-prout !
Le rock progressif est un genre méconnu, adulé par certain, méprisé par la majorité et déservi par nombre de groupes d' aujourd'hui que se réclament de lui. Lancé sur des bases d' innovation et de liberté par des groupes comme King Crimson, Genesis - à l' époque bénie des déguisements de renard - et Pink Floyd - entre le départ du fou génial et la prise de contrôle du bassiste paranoïaque -, il commence à s' essoufler des 1974 ! Les éclairs libertaires et surréalistes laissent vite place à une science des morceaux à rallonge assez indigeste à mon gout.
Quoiqu' il en soit certains des ces disques demeurent incontournables, et seront probablement disséqués ici pas trop tard...Mais je viens de redécouvrir une perle plutôt méconnue, le premier album du Alan Parsons Project, groupe qui a connu son heure de gloire pour des abums de pop sophistiqués assez imparables. La surprise fut donc bonne lorsque je découvris ces mélodies incisives, ces petites incursions au vocoder et l' énergie incontestable qui se dégage de l' ensemble du disque, album concept basé sur les oeuvres du grand poête Edgar Allan Poe.
Ingénieur du son incontournable, ayant travaillé sur Dark Side of the Moon de Pink Floyd (une référence ultime en la matière), Alan Parson s' y connait en terme d' ambiances, de cohérence et d' efficacité. Pas un solo inutile, pas de recherches superflues, que des bombes instrumentales ou chansons qui se lient avec délices. Impossible de résister. On touche ici le sublime dans la mise en valeur du produit musical, les thêmes comme les instrumentistes ne relêvent pas pas du génie mais tout concorde pour rien ne donne jamais envie d' arrêter ce voyage. Une réussite bluffante.
Ici l' introduction instrumentale, enchainée avec le premier titre "The Raven"
Echelle de facilité d' écoute
Rythme 4/5: Du simple !
Mélodies 4/5: Du puissant !
Longueur des morceaux 4/5: Du bien carré ! un morceau instrumental dépasse un peu du lot, sinon, c' est du bien calibré.
Passerelle vers: Rock, prog, concept-album, mellotron.
20:19 Publié dans chroniques: Rock pour tous, En direct de mon grenier | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique
16.08.2007
Pierre Akendengue "Nandipo" une réédition quelle est bonne
De la musique africaine, fraiche, sensible, francophile, voilà le programme de ce bel album de Pierre Akendengue datant de 1974. Mélange de chants doux, de musiques enjoleuses et de chansons étranges entre allégories et contes de griots. Je pensais être l' un des seuls à connaitre ce beau jeune homme mais j' ai croisé ce disque nouvellement ressorti. N' hésitez pas c' est pour toutes les oreilles !
En plus, on note la participation du génial percussionniste brésilien Nana Vasconcelos. Celui-ci laissera au verso un souvenir tout particulier de cet enregistrement:
"D' Afrique, j' ai appris trois choses: Patience, patience et patience." Tout un programme, à vous de voir si ca vous charme ou vous énerve de vivre dans cette lente torpeur si délicieuse. Faudait que je songe à repartir moi...
Oma Ayiya
22:05 Publié dans chroniques: Et la World, comment je l' aborde ?, En direct de mon grenier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique
14.08.2007
The Bad Plus "Prog" le retour de l' année
Je dois admettre, à un moment, j' ai douté que The Bad Plus, trio surpuissant de jazz-rock, puisse retourner vers les sommets qu' ils avaient tutoyé à leurs débuts. Leur avant-dernier disque m' avait déçu, j' avais l' impression de les voir tourner en rond, se caricaturer eux-mêmes. Et pour être vraiment honnête, ca me déprimait un peu.
Me voilà donc aujourd' hui obligé d' aller acheter quelques orties pour me flageller publiquement, Prog leur dernier album est un vrai miracle.Il y a de tout des mélodies, des classiques éparpillés, une énergie que ne possèdent pas 1/10e des groupes de rock actuels et une sensibilité à fleur de peau. On a droit à une relecture de Life on Mars de Bowie qui m' aurait presque fait chialer mais aussi à des compositions originales qui vous laissent sur le carreau comme un direct au foie.
Comme quoi, on ne devrait jamais douter d' un disque avec David King, le batteur génial est partout, il monte encore en puissance, et comme en plus ses deux compères sont à son niveau, c' est vraiment du tout bon. Vous n' aimez pas le jazz ? Alors vous ne connaissez pas ce groupe.
Life on Mars
1980 world champion un petit bonus presque too-much, super accessible, super joyeux le panard !
Echelle de facilité d' écoute
Mélodies 4/5: ca passe tout seul
Rythme 1/5: c' est divinement fou ! Sur le deuxième morceau "Physical Cities", c' est juste incroyable !
Longueur des morceaux 2/5: 2 morceaux dépassent les 9 minutes, mais comme ce sont des perles, on approuve !
Passerelle vers rock, jazz
21:40 Publié dans chroniques: Et pour le jazz, par où je passe ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique
02.08.2007
Gong Gong "laughing with the moon" Amon Tobin "Foley Room", l' électro retrouve le groove
Au début de la musique électronique, il y avait des méchantes boites à rythme partout. Certains y faisaient jouer leur génie mais il faut bien dire que la plupart des groupes nous pondaient des trucs assez indigestes. Etrangement, depuis que l' ordinateur peut absolument tout faire ou presque tout seul, que les échantillons sortent de partout sur 128 pistes, on assiste à un retour plaisant celui du bon vieux batteur surexcité. Sons bizarroides à gogos et groove terre à terre font bon ménage. Les petits français de Gong Gong avec leur Laughing with the moon, sorti sur l' excellent label Fcommunication en sont la preuve.
Light show, ambiances arabisantes hallucinées, teufs adolescentes et kraut-rock se mélangent avec bonheur. Invités chez Taddei sur France 3, ils ont même conquis Beineix et Béatrice Dalle !
Dans un autre registre, le génial brésilien Amon Tobin sait aussi y faire avec les ambiances glauques et les bruitages multiples. Dans son dernier album, il nous noie littéralement dans ces cauchemars amers, qu' est-ce que c' est bien la musique électronique quand il y a du talent en dessous ! Vous pouvez foncer, en plus, il y a un petit DVD bien sympa fourni avec le disque !14:55 Publié dans chroniques: Et les nouvelles musiques ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique


