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26.01.2008
Mahalia Jackson "Summertime / Sometimes I feel like a Motherless Child" - Le medley avant les autres
Il y a deux morceaux traditionnels de musique américaine que j'aime beaucoup. Ce sont "Summertime" l'immortel thême de Gerschwin multi-repris et "Sometimes I feel like a Motherless Child",le gospel chialant à l'honneur dans nombre de chorales.
Quelle ne fut donc pas ma joie et ma surprise d'écouter ces deux bijoux compilés en un joyau par la grande chanteuse Mahalia Jackson que je tenais jusque là pour une bonne animatrice d'eglise le dimanche (j'exagère quand même un tantinet). Et voilà, ni une ni deux, elle vient se placer en haut de mon panthéon en renouvellement permanent.
Evidemment, je ne peux résister au plaisir de vous faire partager les deux morceaux à l'origine de ce medley (qui est quand même plus réjouissant que les trucs style Delpech Mode (ah ah ah, qu'est ce qu'on se poile) ou Beatallica (qui possède aussi un charme certain, certes)) et ce d'autant plus que je suis tout fier de mon nouveau logiciel pas cher de numérisation des vinyls... ^^
Summertime / Sometimes I feel like a Motherless Child
Summertime (Louis Armstrong & Ella Fitzgerald)
Sometimes I feel like a Motherless Child (Louis & the Good Book) J'adore ce disque, il y a évidemment dessus l'ultraconnu "Let my people go" qui fut repris par Claude Nougaro...
00:20 Publié dans chroniques: la musique black, par où j' attaque ?, En direct de mon grenier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, jazz
24.01.2008
Yves Rousseau / Léo Ferré "Poète, vos papiers - Du talent à déclarer

Après la reprise énergétique (comme dirait Blair) de Bell Oeil, le répertoire de Léo Ferré est de nouveau à l'honneur, et avec quelle réussite ! Ici, le contrebassiste Yves Rousseau s'est plus concentré sur les qualités de poète de l'anarchiste chevelu que sur son travail de compositeur. Textes originaux mis en musique, chansons revisitées se chevauchent avec un vrai regard artistique et une cohérence peu commune: il est en effet impossible de distinguer les compositions initiales de Léo Ferré de celles de Rousseau.
Mais le plus beau est encore à venir, et le plus beau ce sont les deux voix de Jeanne Added et Claudia Solal qui habitent ces textes. Sensuelles, intelligentes, aventureuses quel bel écrin pour ces textes immortels... Si en plus on ajoute l'argument un peu subjectif du charme fou de ces dames, et le souvenir d'un concert de John Greaves ou je voulais me métamorphoser en violoncelle pour que Jeanne puisse jouer un peu avec moi, vous comprendrez qu'il y a plus à recevoir de ce disque que de bien d'autres.
Difficile de faire le tri dans tant de pépites, de l'introduction inquisitrice à la conclusion en rock désabusé, il n' y a pas de chute de tension.
Où va cet Univers ?
Echelle de facilité d'écoute
Rythme 3/5: C'est souple.
Mélodies 4/5: Belles et sublimées par les voix claires et distinctes des deux donzelles
Longueur des morceaux 4/5: Ce sont des chansons, format chanson !
Passerelle vers Chanson française, jazz, anarchie.
14:37 Publié dans chroniques: Et pour le jazz, par où je passe ?, chroniques: Pour la chanson, quelle direction ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, poésie, Leo ferré, musiques
21.01.2008
Les petites berceuses du jour
Qu' y a-t-il de plus tendrement régressif que d'écouter une berceuse ? Rien a priori, ces petites rengaines nous hypnotisent, nous font dormir et nous apaisent. Mais pour ceux qui en auraient assez de Dodo l'enfant Do, je propose trois petits airs faciles à retenir et aussi addictifs que naïfs.
François de Roubaix - Les Amis
François de Roubaix était peut-être l'un des compositeurs de musiques de film les plus doués de sa génération. Sa disparition précoce contribua un peu à son oubli, mais aujourd'hui, sa côte remonte en flêche. Petits motifs envoutants, guitare minimaliste, électro avant l'heure, il y a tout dans cette musique.
Zammla Mammaz Manna - Arstidvisan
Un nom aussi compliqué à prononcer que la musique est simplissement imparable. Pour information, les gugusses en question sont Suédois et ce disque date de la fin des années 70
Pascals - Nohara
J'avais déjà évoqué les japonais de Pascals. Dans le même album Dodesukaden se trouve cette sucrerie divine... Si un jour, on retrouve ces petits airs dans une publicité pour les petits pots pomme/cassis ou même de l'eau minérale, je ne serais pas surpris...
Bon allez, bonne nuit les petits...
21:50 Publié dans En direct de mon grenier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique
09.01.2008
Richard Leo Johnson & Gregg Bendian "Who knew Charlie Shoe" C'est avec les vieilles cordes que l'on fait la meilleure musique
La pochette est un peu étrange, un dessin d'enfant avec deux vieux étranges personnages dedans. Elle reflète pourtant à la perfection la musique de ce disque incroyable. Ce voyage avec les personnages imaginaires Charlie Shoe (Richard Leo Johnson, guitariste brocanteur qui déterre les vieilles grattes guimbardes sur eBay pour les faire sonner comme jamais) et Junk Fish (Gregg Bendian persussionniste/bruitiste de génie, de la trempe des Nana Vasconcelos) est un pur bonheur, simple, naif, émouvant.
21 photographies sépia d'une Amérique pas si vieille mais qui semble tellement loin de nous. Il y a des vieilles granges, des pancakes, des barbelés, des parties de pêche et des messes dominicales ennuyeuses. Johnson sort des mélodies avec une insolente décontraction, passe par toutes les caractéristiques du jeu de guitare acoustique qu'il maitrise à la perfection, Bendian plante le décor, et au total, ce n'est plus du talent c'est de la magie. Pas assez de temps pour voyager ? Essayez Charlie Shoe...
When I met Chet
First Breath in a Bean Field
Echelle de facilité d'écoute
Rythme 3/5: Des idées, des petits bruits, du bonheur
Mélodies 5/5: On a l'impression de les connaitre déjà
Longueur des morceaux 5/5: 21 petites histoires qui ne s'éternisent jamais
Passerelle vers folk, country, musique concrète...
11:59 Publié dans chroniques: Rock pour tous, Et en plus y'a du folk | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique
06.01.2008
Uri Caine Ensemble plays Mozart, un petit coup de pied dans le classique
Après les classicos du Balanescu Quartet qui reprennent Kraftwerk, on peut passer sans soucis aux jazzmen d'avant-garde qui s'amusent avec la musique classique. Uri Caine, pianiste touche-à-tout qui n'est pas sans évoquer John Zorn s'est fait une spécialité de ses travaux de réappropriation du patrimoine musical.
Ici, c'est Mozart qui a droit à son petit lifting à base de batterie et de solo de guitare électrique (Nguyen Le, la classe au naturel). Les thèmes sont connus, avec par exemple une réinterprétation stupéfiante de la Symphonie 41 dite "Jupiter" ou de La flûte Enchantée. Tous mes a priori sur la musique de Mozart que je considérais un peu jusqu'alors comme guillerette et un peu superficielle en ont pris un coup et m'incitent à découvrir un peu plus avant ce compositeur peut-être trop génial et précoce pour être apprécié en toute sincérité (vous admirerez au passage comment je passe d'un excès à l'autre sans problême...)
Ahhh, La Marche Turque ! Après la relecture reggae de Terrasson et Palhud, quel bonheur que cette interprétation toute orientalisante qui rend cette mélodie si jolie finallement. Tout en souplesse, tout passe mieux...
Echelle de facilité d'écoute
Rythme 3/5: Ou comment prendre des libertés avec l'original
Mélodies 3/5: Toujours aussi immortelles, parfois enfouies profond, creuser permet de les redécouvrir
longueur des morceaux 2/5: Ca dure certes un peu parfois (2 morceaux de plus de 10 minutes)
Passerelle vers classique, jazz
17:15 Publié dans chroniques: Et pour le jazz, par où je passe ?, chroniques: pour le classique, y' a un hic ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, musiques, libérez la musique



