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26/11/2008

Melissa Laveaux "Camphor & Cooper" Il neige à Haiti et grand soleil sur Montreal

LaveauxM_Camphor&Copper.jpgLe petit label No Format n'en finit plus d'étonner. Au moins, il ne ment pas sur ses objectifs, il sort de l'ombre toute musique digne d'intêret, que ce soit du jazz, du reggae, de la world-music et donc ici du folk lumineux, venu d'une Haitienne installée au Québec.

Melissa Laveaux nous offre donc un album à l'ancienne, 37 minutes, une guitare, des tablas, une contrebasse. Pas de pistes bonus ou d'album interminable de 76 minutes remplis de rien. On ressent quelque chose de Yael Naim, en plus fragile et moins dynamité par la promo. Le monde de la musique offre donc toujours de bien beaux moments, ils ne sont juste pas vraiment servis sur un plateau. En l'occurence, je remercie Vibrations, magazine qui offre ce mois ci un très bon petit CD bonus. Ca n'enlèveras pas le fait qu'ils ont enlevé la chronique lumineuse de Gilles Tordjmann et gardé les pathétiques histoires de cul de Jackie Berroyer, mais on peut toujours avoir de bonnes surprises. Une bonne idée cadeau pour les fêtes lirons-nous dans la presse ^^.

My Boat
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I Want to Be Evil
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13/11/2008

Michel Arbatz, à écouter quand on sent l'appel du Larzac

a949_2.JPGOn n'a parfois pas trop envie de travailler, de boire le bouillon de la société d'un coup, sans respirer. Quand on passe trop de temps en apnée à essayer de ne pas s'imprégner de la morosité ambiante, le temps est parfois long, on a besoin de glorieux exemples pour nous montrer la voix à suivre. Michel Arbatz est de ceux-là. Un bon vieil ananar Arbatz, mais aussi un bon petit guitariste. Ses chansons sont parfois brillantes, souvent naives, parfois un peu bizarres. On sent bien que le monsieur aurait pu être très doué si il s'était vraiment donné la peine de fignoler ses petits morceaux, de coller un petit passage instrumental, un coup de gratte, une ligne de flûte, un couplet où l'on compte à peu près les pieds pour éviter de se retrouver un peu bancal. Mais finalement, cette imperfection fait aussi tout le charme de ce disque. Il y'a un petit j'm'en foutisme génial et bucolique au milieu de ses lignes mélodiques. Quand on a envie de dire un gros "merde" au monde, ça fait parfois un de ces biens...

Transu-Mens
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Le jeu du Paon (envoutante et étrange, elle me parle d'une façon presque dérangeante... brr)
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11/11/2008

Yemanjazz, la grande marmite afro-jazzo-brésilienne !

cddv8.gifAttention les oreilles, ça va faire mal, des petits portugais bien trop doués pour trouver une maison de disques viennent de lancer un gros missile bronzé d'Afrique et de Brésil... Yemanjazz, vient de Iemanja, divinité du culte afro-brésilien (ou Candomblé) encore très prégnant au pays du football. Les croyances ancestrales des esclaves y rejoignent la foi chrétienne dans un joyeux melting-pot qui correspond finalement bien à cette contrée métissée. Baden Powell avait déjà écrit des sambas sublimes sur ces thèmes, ces jeunes effrontés y ajoutent un jazz brûlant digne de Freddie Hubbard ou John Coltrane.

On ne sait toujours pas comment tout celà tient debout, mais le résultat tient du miracle. Foncez sur leur myspace et faites pêter les thunes. Y'a pas que Grégoire et ses rengaines qui a le droit de sortir malgré Universal !!

Mae Sirena (oui, ça dure 9 minutes, mais quelles 9 minutes ! Caetano Veloso, Bach, de la transe et une trompette en fusion, c'est pas mal en 9 minutes....)
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COS "Babel" Le jazz-funk progressif belge qui le fait bien

8f533eb0.jpgL'hiver approche. Et la vraie mauvaise nouvelle qui en découle, ce ne sont pas les nez qui coulent, mais bel et bien la fin de la saison des vide-greniers et autre brocantes dominicales...

Ah, le bonheur de découvrir pour quelques euros, des disques plus improbables les uns que les autres. Rassurez-vous, ici je ne parlerais pas des disques de hard-rock français des années 80 de groupes tous sponsorisés par Jacques Dessanges ou de Raoul Ours qui nous explique en deux faces très didactiques comment faire parler son perroquet (car j'ai acheté ces disques et bien d'autres encore...). Non, je vous garde la crème de la crème, les pochettes intrigantes, les groupes bizarre, "Oula, c'est à moi, mais je sais plus ce que c'est comme musique...", enfin, tout ce qui fait le sel des promenade au milieu des tables de camping et de la vaisselle ébréchée.

Donc COS, groupe belge où l'on retrouve Marc Hollander entendu aussi au sein d'Aksak Maboul a sorti quelques disques à la fin des années 70 qui méritent le détour. Basé sur un bon vieux groove des familles et faisant l'impasse sur les grosses prises de têtes, ce Babel s'avale aussi facilement qu'un saucisson aux noisettes, et Dieu sait si j'aime ça. En résumant, une bonne façon de rentabiliser deux euros, quelques litres de super 95 et l'étrange sensation de passer tout le dimanche la tête dans un sac pour cause de lever matinal...

Babel

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