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30/03/2009

Bohannon ou Dollar Brand - le retour de la ligne de basse

bohannon.jpgLes pitoyables statistiques de ce blog montrent un interet certes limité mais toujours présent pour les lignes de basse. Alors, les morceaux de Jean Leloup, Manu DiBango et Queen commencent à sentir un peu le renfermé...

Donc, pour faire plaisir aux amoureux de la basse qui fait bouger le cucul, je vous fait part de mon amour immodéré pour ce bon vieux discogrooveur d'Hamilton Bohannon. Avec lui, pas besoin de chauffer la salle ou de faire boire les filles, c'est 8 minutes à remuer les hanches pour tout le monde... Comme pendant ce superbement entêtant Bohannon's Beat. Un titre qui annonce bien la couleur, la batterie, les petites guitares fonky et cette basse qui te vrille la tête...

Bohannon's Beat
podcast

113582461.jpgSouvent destinée à mettre la tête à l'envers, une ligne de basse reposante peut aussi parfois devenir une invitation à la méditation, à l'échange. Dolllar Brand, pianiste de jazz assez libertaire originaire d'Afrique du Sud en donne un bel exemple dans son album Africa Tears and Laughter.

Ici La voix des musiciens se mêlent parfaitement à la douce rondeur de la contrebasse... Idéal pour faire le point avec sa conscience...

Ishmael
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10/03/2009

Saez, le rebelle qui dit tout haut ce qu'il ferait mieux de taire

 

 

Avez-vous regardé les Victoires de la Musique ? Cette belle célébration des meilleurs musiciens vus à la télé ces 12 derniers mois reste une source d'émerveillement constante chez moi. Nagui en specialiste es bon gout y est souvent hilarant dans son petit costume du pourfendeur des méchants qui en veulent à la bonne musique. Mais souvent surtout, on a droit à des moments de bravoure. Le dernier justicier en 16/9e est donc Damien Saez, déjà connu depuis 10 ans pour être désabusé et chanter le malaise d'une classe d'âge (l'adolescence). Il était alors jeune et con parait-il. Pour notre plus grand bonheur, il avait disparu de la surface musicale, mais comme les pires maladies, on n'est jamais à l'abri d'une rechute. Indochine, Louise Attaque ou Damien Saez peuvent à tout moment renaitre de leurs cendres, on parlerait dans les milieux autorisés, d'un nouvel album de Mickey 3D, le génie musical médiatique peut se réveiller à tout moment...

On a donc eu droit à 10 minutes de Damien Saez en colère. D'abord poète maudit, puis performer révolté. Il a gueulé tout haut ce que tout le monde pensait tout bas. Il a profité de l'audience pour faire passer son message, mais comme l'aurait fait un syndicaliste de la CGT qui aurait troqué son mégaphone contre un micro. Aucun recul, aucun propos. Saez est resté ce lycéen qui joue au rebelle pour plaire aux filles en regardant le prof dans les yeux, et en essayant de faire croire que son attitude peut faire réfléchir ou servir quelqu'un d'autre que lui-même. Alors pour ce grand moment de télévision, on peut remercier le chanteur engagé du vingt-et-unième siècle. Et oublier par la même occasion d'autres plus enclins à réfléchir, qui considèrent peut-être encore la musique ou la chanson comme un moyen de faire résonner la sensibilité intime  de l'auditoire. On ressortira peut-être des caisses de l' INA dans 20 ans ce passage comme témoignage d'un époque ou les artistes prenaient la parole pour crier aussi stupidement que leur public. On a tous eu un jour envie de gueuler comme un putois contre les injustices du monde, de faire manger leurs cravates à ceux qui ne pensent que par l'argent. Et certains trouvaient les mots pour décrire ce malaise, et faire prendre conscience à ceux qui savaient les écouter que même silencieux, ils étaient ensemble et nombreux. Mais ce petit artisanat ne vaut plus rien de nos jours. Il faut montrer pour être crédible, faire du bruit, sur la scène ou dans l'écran, montrer son cul, prendre à parti les puissants pour se prouver son illusoire utilité.

Donc Damien Saez vient de sortir un triple (!!!!) album, l'industrie du disque pense qu'elle se relancera en coupant le courant aux méchants pirates. Mais tout ça, nous sommes nombreux à nous en foutre, la musique existait avant Universal, et elle existera après, les vrais aventuriers du son ne font pas de bruit, restent décidés à trouver leur bonheur, et savent faire des efforts pour celà.

02/03/2009

Jamie Saft "Black Shabbis" BEUARRRH aussi... Mais avec classe !

black.jpgJ'ai essayé pas mal de disques pour m'initier aux plus sombres musiques de cette terre. Des noms erraient dans mon esprit... Marduk, Dimmu Borgir ou autres... Et à chaque fois, c'était la déception. Je n'adhérais pas. Pourtant, ils gueulent bien les bougres. Mais il me manquait quelques chose. Ce petit truc, c'est peut-être l'admiration pour l'artiste... On accepte mieux les leçons quand on connait et apprécie son professeur. Et donc quand Jamie Saft, jeune claviériste qui a donné notamment quelques adaptations à tomber de bonheur du répertoire Masada de John Zorn se change en Belzébuth pour exposer son point de vue sur des musiques violentes et glauques, j'avais surement plus envie d'apprécier son travail que celui d'autres.

Mais en tout état de cause, ce disque stupéfiant qui passe en revue à la fois le côté enervé et presque gluant du metal (2 pièces d'une dizaine de minutes qui vous collent au goudron) mérite d'être écouté. Il respire la sincérité, l'envie de balancer une hypothétique chevelure, de gueuler comme un putois, et malgré tout, au milieu de tout celà la musique, dérangeante, fascinante. Nos plus profonds démons trouvent ici de quoi vibrer.

 

Blood
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The King of King of Kings (Avouez-le, avec un tel titre, ça ne peut pas être de la mauvaise musique ^^)
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Echelle de facilité d'écoute

Rythme 3/5: Ca va du bourrin, au mou qui zigzague..

Mélodies 2/5: Ca dépend ce qu'on appelle mélodie, certes. En tout cas, pour chanter très fort, pas de problème ^^

Longueur des morceaux 3/5: Du concis, et du doom à rallonge divin

Passerelle vers metal, death metal, Tzadik